‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 161 sur 331 · DU LIVRE · texte numérisé non relu

DU LIVRE

SUR M. EYMÈRE.

D \OTE 1, p. 515. — M. Eymère étant allé s'offrir à M. Palon, ce prélat qui le jugea très-propre à travailler au jut des âmes, l'établit d'abord vicaire à Alcth, et deux ou rois ans après, dans la ville la plus importante de son diox, celle de Quillan, pour qu'il suppléât à la négligence du ue de cette paroisse. Là, et au plus tard en l'année 1665 (1), | Eymère eut à souffrir une injuste et atroce persécution ka part des gentilshommes ligués entre eux pour secouer

ug de la réforme (2); il fut conduit et détenu dans les sons du Parlement de Toulouse, etne laissa pas, durant iaptivité, de célébrer toujours la sainte messe avec l'apubation des vicaires généraux de ce diocèse. On trouve Ens les œuvres d'Arnauld l'histoire détaillée de cctte per- «ution écrite, par Arnauld lui-même; ce qui pourrait faire wire que M. Eymère, qu'il représente comme un très-saint

tre persécuté, aurait été Janséniste. Mais outre qu'il n'y

ren dans cette minutieuse procédure qui pûüt autoriser un

ril soupçon, on y voit en plus d'un endroit la preuve cer-

x et incontestable du contraire. On doit donc conclure

Liprès que M. Pavillon se fut déclaré pour Port-Royal,

qui n'arriva qu'en 1664 (5), M. Eymère dès ce moment le

arda comme un schismatique et un perturbateur: car il

lertain qu'à la mort de ce prélat, arrivée le 8 décembre

1, il manifesta hautement ses sentiments d’improbation

rs conduite, et avec tant de liberté que Feydeau, l'un

s xécuteurs testamentaires du défunt, les prit pour un

rage fait à sa mémoire et voulut l'en venger. De son côté,

docteur de la Chassaigne, historien de M. Pavillon, a fait plogie de M. Eymère, en le traitant, sur ce sujet même, lomniateur, M. Fey-deau, dit-il, défendit généreusement mémoire contre le sieur Eymère, auteur de ces calomnies, alla exprès à Toulouse pour y faire imprimer cette défense. tardent défenseur de M. Pavillon était. non Mathieu F'ey-

i, auteur des Mémoires que nous citons quelquefois, mais

tre, de la même famille, qui avait été d'abord conseiller

(1)\ŒEuvr.d'Arnauld, t. XXXVI, p. 398.

Pavillon, liv.u, ch.x. t.11, p.8, 42, 43, 44, 4,

(3) Ibid. t. à, p. 0.

H 362 NOTES 2: au Parlement de Metz. Etant entré ensuite au séminair de

({) Vie de M. Sai | : RENE Ti “Te de il leur Pavillon, 2‘par- aint-Magloire où il dut se fortifier dans son attachemer A

tie,t. ,p.226, aux nouvelles erreurs, il alla s'offrir à M. Pavillon Qui le à 1 221. chargea de son temporel en qualité d'économe (1) a FOIX € hvora SUR M. BONAL ET SA CONGRÉGATION. sy tra étaient NOTE 2, p. 515. — Raymond Bonal naquit à Villefranc nus de Rouergue, le 15 août 1600, de François Bonal, avi LAS | originaire de Rodez, ct de Jeanne de Perière, son époux mars 1 Après avoir étudié les humanités ct la philosophie chu} Le | , Dieu

Jésuites à Cahors, il suivit les cours de théologie, de dre civil et de droit canon, dans l'Université de Touloux,f PREUP

ordonné prêtre en 1624, prit deux ans après le degrig Au docteur et obtint presque immédiatement un canonicat ds Fan l'église collégiale de Villefranche. On le vit déployer, ai?!" : ce moment, un grand zèle pour le soulagement des pau” ©" l'instruction des enfants et la sanctification des ecclésix pu tiques. En 1632 il forma le dessein d'une communaute 4” ne

qant CC

prêtres qui vivraient selon l'esprit de saint François Sales et imiteraient surtout la conduite apostolique qu avait tenue dans les missions du Chablais, L'exécutioni ce projet ayant rencontré quêlques difficultés à Villefranch il entreprit le voyage de Paris pour y consulter saint Vis cent de Paul, et surtout le Père Charles de Condren. | vit aussi M. Bourdoise, ct fit connaissance avec MM. Ole de Caulet, du Ferrier et plusieurs autres ecclésiastiques À lés. Le père de Condren qu'il avait pris pour directeur! conscilla de retourner à Villefranche et de poursuivre si dessein. Chemin faisant, M. Bonal passa par Annecy, pi (@) La vite et offrir l'œuvre qu'il méditait à saint François de Sales,4 les actions de aussi pour la recommander aux prières de sainte Chat M. Bonal, Ms. qui vivait encore (2). Cette grande servante de Dieu lit p. 3, 10, moigna une estime particulière, l'encouragea dans son ti treprise à laquelle, depuis, elle porta le plus pur ctlepl vif intérêt.

Rentré à Villefranche au mois de juillet 1657, M. Bn se mit immédiatement en communauté avec deux ecclési tiques qui l'avaient suivi de Paris et quelques autres{ se joignirent à eux; ils se fixèrent près de l'église de Noti Dame-de Pitié, dite des Treize-Pierres, en grande dévot dans tout le pays. Par leur ferveur, ces zélés associés d vinrent en peu de temps l'édification de la ville, et pf chèrent plusicurs missions dans les paroisses des enviril M. l'abbé de Foix, qui les visita en 1638, fut extrément touché de leur vie pauvre ct fervente, et désirant de coi Eniiaire buer à l'affermissement ct à l'accroissement de leur soc, de

rée, Les ensuite cure de ceclésias tous leu ct se ren servit ut Jétablis

tion du our M.

cune not grand su Foix, éta k Sponc proposa

séminaire Kcrait CO!

Sabar pr à dévotic oncourir

ts scrvic Les cho ices de À Diocèse:

Prelésiast:

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aite au séminaire de ns son attache , M. Pavillon qux -onome (1).

RÉGATION.

aquit à Villefranc, nçois Bonal, avi Perière, son époux philosophie che x e théologie, de dre ité de Toulous:, fi is après le degré nt un canonicat des le vit déployer, & igement des paurra cation des ecclési une communaute à le saint François 4 ite apostolique qu blais. L'exécution icultés à Villefran:

- consulter saint Vis rles de Condren. Îl ance avec MM. le es ecclésiastiques 2 is pour directeur!

et de poursuivi i ssa par Annecy, pi François de Sales,e >s de sainte Chat rante de Dieu lit Juragea dans sont le plus pur ctk}l

illet 1637, M. Bo ; avec deux ecclési quelques autres q s de l'église de Not ,en grande dévoti es zélés associés ü a de la ville, tp roisses des envi 536, fut extrémenk

et désirant de conti

ment de leur socl:

j leur donna d’abord la cure de Bennac ct ses annexes de pose et Serres, où M. Bonal alla s'établir avec un prêtre et quelques jeunes clercs. Mais l'année suivante la cure de Foix étant venue à vaquer, il la leur donna comme plus hvorable pour une communauté ecclésiastique, et M. Bonal sy transféra avec les siens, tandis que ses autres confrères étaient réunis près de Villefranche, Sainte Chantal, sachant queces deux essais n'avaient été formés que de l'avis du père de Condren qui venait de mourir, écrivait à M. Bonal le 11 mars 1641 : «Voilà déjà deux communautés rangées, vivant >avec exactitude et bénédiction en la manière de vie que , Dieu vous avait inspirée pour sa gloire et l'édification des » peuples. Je regrette extrèémement la privation où vous êtes » maintenant de la conduite du KR. P. de Condren qui est passé saintement de cette vie à la meilleure, ainsi que ;,lon nous a assuré il y a environ un mois. Mais Notre- » Scigneur , pour la gloire et l'amour duquel vous faites >toutes choses, ne manquera pas de vous susciter en sa

» place le guide qu'il sait vous être nécessaire (1). » Cepen- (1) Vie de M.

dant ce nouvel essai de M. Bonal ne fut pas de longue du- Bonal, p.1?,13. re, Les évêques de Pamiers, M. de Mégasse, d'abord et

ensuite M. de Sponde, dans le diocèse desquels était la

cure de Foix, ne goûtèrent pas le projet d'une communauté

wclésiastique, quoiqu'ils missent M. Bonal au-dessus de

tous leurs autres curés (2. Celui-ci quitta donc ce diocèse, (?) Ibid. p.19, «se rendit à Alcth, invité var l'évèque, M. Pavillon, quise 24.

&rvit utilement de lui, tant pour les visites du diocèse ct

Yétablissement des conférences foraines que pour la direc-

ton du séminaire-collége dont nous avons parlé. À son

tour M. Pavillon ne voulut autoriser l'établissement d'au-

cune nouvelle communauté dans son diocèse, ce qui fut un

krand sujet d'épreuve pour M. Bonal. Cependant M. de

Foix, étant devenu évêque de Pamiers après la mort de M.

k Sponde, et voulant seconder le zèle de ce saint prètre,

roposa à M. Pavillon, son voisin, l'établissement d'un

séminaire commun aux deux diocèses, dont la conduite

crait confiée à M. Bonal, et offrit de le fixer à l'église de

abar, près de Tarascon, au diocèse de Pamiers, célèbre par

à dévotion à Notre-Dame; mais l'évéque d'Aleth refusa d'y

oncourir, alléguant d'ailleurs qu'il ne pouvait se priver

is services de M. Bonal.

Les choses en étaient à cé point lorsque, par les bons of-

es de M. du Ferrier, M. Bonal, rappelé dans son propre

Biocèse, fut entin canoniquement établi en communauté

clésiastique avec les siens à Notre - Dame-des-Treize-

irres par M. de Noailles, et institué directeur du nouveau

éninaire (5), ainsi que nous l'avons raconté, Après la mort (3) Ibid. p.23, ke M. de Noailles arrivée presque aussitôt, se voyant sans *8, 29.

ressources pour construire le bâtiment nécessaire à ses élèves et à ses associés, il se servit des combles de l'église de Notre-Dame qu'il divisa en petites cellules avec des ajs. et grâce à l'esprit de mortification qui régnait parmi eux. NOT tous se trouvaient contents d'un local si insuffisant et si in. commode. Le séminaire de Villefranche n'était soutey que par les pensions extrêmement modiques des sémim.

de Tou établir

, : ur À rait un

ristes ; ce qui détermina M. Bonal à établir parmi eux de Bourgo

| petits ouvrages manuels, à certaines heures du jour, ain oart di pe

que le produit qui en reviendrait servit en partie à Jr entretien. Il les occupait ordinairement à confectionner des | boutons ou à faire des chapelcts. La pauvreté ne fut guère

ce dess

le cardi

( moins grande à Toulouse où M. Bonal établit un seconé ER | séminairc-collége, en 1650. Là aussi il introduisit la pr. rendre à | tique du travail manuel, et, pour recevoir un plus gran du Ferr nombre de sujets, régla que les élèves aussi bien quels l'Archev maitres se contenteraient, tant à Toulouse, qu'à Villefranche sujet dis d'un entretien qui ne coûtât que deux écus par mois, vingt rer n'ai

(t) Vie de M. Quatre écus par an (fi, M. Bonal forma un troisième établisse. Ponal, a Bonal, p. 51. ment à Agde, cn 1652, à la prière de M. Fouquet, évéquede l'ancien

cette ville ; mais il était à peine installé qu'il mourut de la con. Queylus tagion qui désolait alors le pays. Son successeur, M, Babard, le mème

| rappela ceux de ses prètres qui étaient à Agde, cet ne con- dibord v 1 serva que les séminaires-colléges de Villefranche cet de Tou- Caraman! Il ti louse, du 1°" ao DRE La petite congrégation de ces ecclésiastiques appelés de Toutef( (2) Ibid. p. 64, Sainte-Marie ctaussi Bonalistes, confirmée par Alexandre\Il chancelie 66, 67. en 1665 et par Louis XIV en 1678 (2), fut chargée dh Sulpice (: direction de plusieurs séminaires, où l'on instruisait dns minaire, les lettres humaines des enfants destinés à l'état clérical, Le celui de ( ÿ ce nombre était celui de Saint-Geniès, fondé par M. François de Fenou , (3) Nouvelles LRotgcri ou Rogier, confirmé par M. de Paulmi en 16, el hr, rapp ecclésiastiques, RER EME A a TR LIN OE a ET STATE dan année 1749, p. ui subsista sous Île titre de séminaire jusqu'en 1791, Les à Suint-1 ler 182. Bonalistes eurent d'autres petits séminaires dans le Roue sreaux | (4) Reg. des ergue ct ailleurs, celui de la Guiolle fondé en 1700, celuide{SS maire « Assemb. dusém. Chirac en Gévaudan, celui de Belpech (5. Mais la pu \ous n'ig

de Ré Ft il part de ces établissements n'eurent pas une grande pro JS iur les sé» 1, p. 623. PR périté par défaut de sujets propres à les conduire, Pour & m fut ins (5) Archives du MOtIf ils demanderent en 1712 d’être unis au séminaire suCcesseu

départ. de l'A- Saint-Sulpice avec cinq ou six maisons qu'ils avaient € christiana veyron.— Arch. Languedoc (4. Ce projet n'ayant pas réussi, le séminaire Toulouse nat. M,429, Mis. de Villefranche fut uni en 1723 à la congrégation de hf lui-même ge je CN Mission (): celui de Toulouse, d'ailleurs peu utile, parce elt connu sur Les sémin, que les directeurs s'occupaient principalement du mini Li. et su: de Toulouse, tère extérieur, fut donné parcillement aux Lazaristes auteurs d 1852, in-8°, p. 1752 par l'autorité de l'Archevèque et celle du Roi (6: Sp ‘ing ans : 12. ainsi s'étcignit la congrégation des Bonalistes. (out: Car clericorum

nécessaire à gs mbles de l'église iles avec des ais:

gnait parmi eux, sUfisant et si in.

n'était souteny ues des séminlir parmi eux de res du jour, aîn en partie à leur confectionner des “eté ne fut guère ‘tablit un second ntroduisit la pra ir un plus gran ussi bien que les qu'à Villefranche s par mois, vingt ‘oisième établisse ouquet, évêque de mourut de la con.

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tiques appelés de par Alexandre\Il fut chargée dh n instruisait dans h l'état clérical, Le dé par M. François ’aulmi en 160, à usqu'en 1791. Les ires dans le Rou- : en 1700, celui dt

(5). Mais la pl une grande pror conduire, Pour & s au séminaire & qu'ils avaient «1 ussi, le séminaire pngrégation de li s peu utile, part lement du mini ux Lazaristes ti le du Roi (Gt alistes.

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