leur avaient été en aversion depuis leur enfance
enfin, le lieu qui auparavant servait de prèche,
changé en une église, où le regret d'avoir si long-
à Vi temps outrage Notre-Seigneur, faisait souvent
JTE répandre aux nouveaux convertis des larmes en tu,p.35 abondance (4).
Les Protestants :iniâtres et endurcis ne purent,
en quelques occasions particulières, retenir leur
fureur contre les catholiques, et surtout contre
ceux d'apc conti leurs les fla aun dés et qu'à fe et la fl une fi donné un bel la reli envers que cet avec vi genou x M. C Toulou de Mag rellem de trav Ordres, ks peti cet emp peré de siste, et été imp:
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MISSION DE PRIVAS. 393 æux qui venaient de se convertir. Ils les traitaient d'apostats et de traitres. Plusieurs s'ameuterent contre eux, jusqu'à menacer de mettre le feu à leurs maisons, et de les faire périr eux-mêmes dans ls flammes. Dieu ne permit pas qu'ils en vinssent à une telle extrémité. La noirceur de leurs procèdés et l'excès de leur emportement ne servirent qu'à faire éclater davantage la douceur, la patience et la fermeté de ceux qu'ils persécutaient. L'on vit une fille, maltraitée par son père pour avoir aban-— donné la secte dans laquelle il l'avait élevée, donner un bel exemple du respect et de la soumission que h religion commande aux enfants de pratiquer envers ceux qui leur ont donné le jour. Pendant que cet homme intraitable la chassait de sa maison «ec violence, loin de se plaindre, elle se mit à genoux pour lui demander sa bénédiction (1).
M. Couderc, fils d'un conseiller au Parlement de Toulouse, et frère du supérieur de la communaute de Magnac, fut l'instrument principal de ce renourellement, auquel il consacra plus de trente années de travaux. Il n'était point encore dans les saints Ordres, lorsqu'il fut envoyé à Privas pour y faire ks petites écoles aux garçons ; et il s'acquitta de cet emploi avec tout le succès que M. Olier avait espré de son zèle. Il devint encore habile controversite, et laissa un Catéchisme de controverse qui a été imprimé. Au sortir du prèche, il montait sur un banc, et là, en présence de tous les religionnaires, il réfutait le discours du ministre avec des tours si piquants et si heureux, et tant d'éloquence naturelle, que chacun ne pouvait s'empêcher de ladmirer (2). Il convertit ainsi plusieurs ministres ttgrand nombre de Huguenots, et fut du nombre de ces ecclésiastiques dont M. de Bretonvilliers rapporte qu'ils défiaient chaque année les ministres dans leurs synodes, sans que jamais aucun de œux-ci voulût entrer en lice avec eux (3)°. Après la vocation de l'édit de Nantes, et lorsque, sur l'in-
(4) Vie, par M.
deBretonvilliers t. 11, p. 351.
Succès dont Dieu couronne les travaux de M. Couderc.
(2) Fssai sur l'influence, etc.
(3) Vie Ms. de M, Olier,parM.
deBretonvilliers t. 11, p. 556.
* NOTE 2, p.
hr nsnntis
394 PARTIE III. LIVRE VIII. == 1659 et suiv.
vitation du roi, un grand nombre d'ouvriers évangéliques parcoururent le Languedoc, M. Tronson associa à M. Couderc huit ecclésiastiques du séminaire de Saint-Sulpice, qui prirent pour leur par-
[1 Essai sur tage le diocèse de Viviers (1). Ces diverses troupes
Mt RE de missionnaires, envoyées par M. Olier ou par ses successeurs, renouvelèrent tellement la ville de Privas, alors, comme on l'a vu, presque toute composée de Huguenots, qu'aujourd'hui ses habitants, si l’on en excepte environ la trentième partie, professent tous la religion catholique.