‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 206 sur 331 · ET SA MORT · texte numérisé non relu

ET SA MORT

Après que M.Olier eut ainsi travaillé aux œuvres duzèle, Dieu voulut que les dernières années de sa vie ne fussent qu'une suite continuelle de croix, et quil trouvât, dans de longues souffrances, de quoi nettre le comble à ses mérites. À peineëtait-il sorti, in 1652, de la maladie qui l'avait obligé à se déaettre de sa cure, qu'il ressentit les douleurs de la verre. Elles devinrent bientôt si aiguës, qu'à voir ks efforts qu'il faisait pour soutenir son courage, n avait peine à comprendre comment il pouvait juir toujours de la mème tranquillité d'esprit. « Il faut avoir éprouvé tout ce qu'il endurait, dit : M. de Bretonvilliers, pour savoir combien ses ; maux étaient insupportables. » Cependant, au lieu &s'inquièter et de se plaindre, il se contentait d'ofir ses souffrances à Notre-Scig'eur, en lui expoant simplement son mal, où en lui parlant le lanage le plus tendre. Au milieu de ses violentes ranchtes, on l'entendait répeter quelquefois: dmour, amour, amour! et, semblables à des traits te flamme, ces paroles produisaient toujours de si ïves impressions sur ceux qui étaient présents, juils ne se retiraient point sans avoir pris la résotion de mener une vie nouvelle. Dés qu'il fut déivré des souffrances de la pierre, Dieu voulut l'é-

prouver par d'autres infirmités moins dangereuses

Ton. ut. 08

M. Olier eprouve les

douleurs de la picrre, et diverses autres maladies.

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à la vérité, mais non moins sensibles. Les hémorrhoïdes d'abord et ensuite de très-violentes douleurs de dents le firent souffrir assez longtemps. « Ilsem- » biait, dit M. de Bretonvilliers, que ce fut un autre | » Job à qui les maux arrivaient l'un apres l'autre, A AL LA » Sans toutefois qu'ils'en troublât aucunement(1), » de Breton. Tant de souffrances affaiblirent sensiblement son Ha 1, p. corps, mais loin d'énerver son âme, elles la retremj pérent et la fortiticrent pour de nouvelles entreprises. Ce fut pendant sa convalescence même, qu'étant allé dans le Midi pour y passer l'hiver, par l'avis des médecins, il entreprit, comme on l'a raconté, la grande mission des Cévennes, forma plusieurs établissements, et revint bientôt à Paris, où d'autres œuvres demandaient sa présence. Il eut alors avec le roi d'Angleterre les confirences dont il a été parlé plus haut, et ce fut sans doute pour ne pas les interrompre, qu'au printemps de 1654, au lieu de retourner dans le Midi, comme il en avait formé le dessein, il se dètermina à ne pas s éloigner pour longtemps de Paris. L'affaire du séminaire de Blois l'obligea cependant à se rendre dans cette ville, mais il espérait, après quelques semainesdonnées à cette œuvre, rentrer à Paris et reprendre ses relations avec Charles IT. La divine Providence en disposa autrement; sa santé, qui n'était qu'imparfaitement rétablie, s'iltcra de nouveau, et par l'ordre des m‘decins, il fut obligé de prolonger sca absence et de prendre du repos à la campagne. IT. Il se retira d'abord près de Corbeil, au château M. Olier se du Péray, qui appartenait à madame Tronson (2 enr Cette vertueuse dame avait coutume de l'y recevoir genteuil, etc. depuis qu'il étaitinfirme, etlui prodiguait toujours, (2) Histoire du aVec un nouvel empressement, tous les soins que divcése de Paris, sa pièts et sa religion pouvaient lui inspirer pour dut D 1! © une personne qu'elle avait en si grande estime « Jamais Elie et Eliste, dit M. Olier, n'eurent tant » de sujet de prier Dieu pour les bonnes veuves qui » les secouraient, que j'en ai pour lui recommän-

uiv.

es hémores douleurs ps. « Ilsemfut un autre près l'autre, nement (1). »

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