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DU LIVRE NEUVIÈME. A97 lans ses pèlerinages à Langcac, était de remercier la Bonté divine des grâces dont elle avait comblé la mère Agnès et de se renouveler lui-même dans l'esprit et les dispositions qu'elle s'était efforcéc de lui inspirer. Il serait difficile d'exprimer les sentiments de vénération qu'il fit paraître, lorsqu'on ouvrit son cercucil, en 1655, « La vue de ces saintes reliques, dit M. de Bretonvilliers, inspirait des mouve- » ments de vic ct de grâce à tous les assistants. Et pour » moi, je puis assurer devant Dreu, que je ne sache point savoir ressenti jamais plus de paix et de joic intérieure »que dans cette circonstance, où j'eus le bonheur, accom- » pagnant M. Olier, de voir ce sacré dépôt et de le mettre »moi-même dans la caisse plus honorable que le serviteur de Dreu fit faire à ce dessein (1), »
On a dit que, dans son voyage de 1652, M. Olicer obtint de l'Évèque de Saint-Flour la permission de faire ouvrir le tombeau de la mère Agnès, pour y prendre de ses osscements (2). Ce fut peut-être cette circonstance qui donna lieu de dire longtemps après, dans le pays, qu'il en avait emporté une mâchoire (5). Il est vrai que Iles médecins, en 1699, voulant constater l'état du corps, n'en trouvèrent point la mâchoire inférieure (4); mais M. de Lantages avait déjà fait observer, dans la Vic de la mère Agnès, que cette portion du corps avait été donnée par les religieuses de Langeac à celles du couvent de Saint-Thomas d'Aquin, à Paris, où, dit-il, elle est gardée fort chèrement, et avec beaucoug de vénération (5).