L'ANGE DE LA VÊNÉRABLE MÈRE AGNÈS LAISSÉ A
NOTE 11, p. 467. — Voici le passage des Mémoires où M. Olier, résumant ct complétant ce qu'il avait dit ailleurs, exprime le micux ses sentiments au sujet de cet Ange.
«A la gloire de Drru, ce 1°" octobre 1647 que l'on fait la » solennité des Anges custodes. Etant en la sainte oraison » devint le très-saint Sacrement des Filles de la Visitation »de Grenoble, je me suis vu en esprit environné de ect » Ange magnifique qu'il a plu à la Majesté Souveraine de » Dire de me donner pour ma protection, ct que la bien- » heureuse sœur Agnès me laissa en mourant, comme elle
me le témoigna après sa mort, du fond du très-saint Sa- »crement, en me l'exprimant par ces saintes paroles qui »sortirent du saint tabernacle, devant lequel je priais et » pleurais la mort de cette âme. Je t'ai laissé mon Ange, » me dit-clle, lequel j'avais reçu la veille, qui fondit dessus » moi du haut du Ciel, comme un aigle qui fondrait sur
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Olier, par M, de Bretonvilliers,t H, P. 385, 386.
(2) Lettres aut.
de D, Olier, p.
(3) Déposition deClaudeWorin, Summ.super introd, causæ, etc.
(4) Beatificationis.. postitio.
Romæ, in-f°, 1714, p. 20.
(5) Vie de la mère Agnès, 3° pat. chap. xx.
(1) Him. aut, t. v, p. 391,
(2) Lett, de M.
Tronson, 1 3x1, Clermont, p.44, 25 janvier 1678,
(3) Lettres, etc.
L x, Piviers,p.
309, 25 février
(4) Lettres, 1.
XI, D. 837, Ü septembre 1677,
» Sa proic; exprimant par là la puissance de IEu sur lui » qui l'envoyait à moi, m'environnant de secs ailes plus » grandes mille fois qu'il ne fallait pour me défendre ct » me protéger: ce qui m'exprimait qu'il m'était donné non » comme particulier, mais comme personne qui en devait » Servir beaucoup d'autres auxquels cette puissance ct vertu » extraordinaire s'étendrait dans mes emplois suivants, Ses » grandes ailes, beaucoup plus étendues que moi, faisaient » entendre qu'il en couvrirait plusieurs autres qui scraient » avec moi; comme, depuis, la compagnie des saints ecelc- » siastiques, que Dieu m'a donnée, en ressentent l'effet, vi
» vant dessous sa garde, ct en reçoivent mille protections
» Le témoignage que cet Ange cst celui de la charge, ct » non de la personne, est que mon Ange gardien qui était » avec moi depuis le saint baptème, me dit alors: Æonore; » bien cet Ange qui vous est donné maintenant, c'est un des » plus grands qui se donnent en la terre (1), »
RÈGLES DONNÉES PAR M. OLIER À M. DE BRETON- VILLIERS, SUR LA CONDUITE DES SÉMINAIRES.
NOTE 12, p. 472, — M. de Bretonvilliers, et après lui M, ‘Tronson s'efforcèrent d'établir, dans toutes les maisons de la compagnie, l'esprit, les maximes et les règles qu'ils avaient reçus de M. Olier. Dans ce dessein, M. de Bretonvilliers ct M. Tronson sc réunissaient une fois chaque semaine, pour déterminer ensemble ce qu'on y devait observer, suivant les règles que le fondateur avait laissées de vive voix avant de mourir (2). « Comme notre très-honoré Père, M. » Olier, n'a rien eu plus à cœur durant sa vie, écrivait M. » Tronson, que d'établir une grande union dans les sémi- » naires de Saint-Sulpice, il n'y a rien aussi à quoi nous » devions nous appliquer avec plus de vigilance et plus de » soin (3. Et je vous prie de représenter à nos Messieurs » de quelle importance il est, pour conserver la dépen » dance ct la grâce de notre vocation, de ne nous point » écarter de l'esprit de M. Olier, lequel on ne maintiendra » dans les provinces qu’autant qu'on se trouvera lié à Saint- Sulpice, et que l'on agira selon les ordres qui y seront » donnés (4), »
NOTE 15, p. 489, — Henri Le Tellier, du diocèse de Rouen, qui fut l'un des disciples de M. Olier, et mourut su érieur du séminaire de Bourges, fit, dans le sonnet suivant, l'éloge du serviteur de Dreu:
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Converser ici-bas comme on fait dans les cicux, N'écouter plus en rien la voix de la nature, Mourir à tout plaisir, à toute créature,
Avoir toujours son Dreu présent devant les yeux;
Fournir dans ses écrits un mets délicieux,
Où les cœurs les plus saints trouvent leur nourriture, Où la chair voit sa croix, ct l'esprit sa pâture,
Et qui porte le feu de l'amour en tous lieux ;
Etre des plus savants, sans le vouloir paraître, Gouverner les prélats, ct refuser de l'être,
Par ses divins écrits éclairer son troupeau; (1) Vie ms. de Grandet, t, 1, p.
servir à 3 d'ami $ i » père Servir à tous d'ami, de médecin, de père, t4t — Mt, de
Au clergé d'ornement, au monde de lumière : M. Raudrand, C'est 1à du grand Olier le fidèle tableau (1). p. 80.