‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 250 sur 331 · AUTRES GUÉRISONS · texte numérisé non relu

AUTRES GUÉRISONS

Une religieuse du Puy, nommée sœur de Merlière, étant réduite à l'extrémité par une fièvre chaude qui lui avait Ôté la liberté de recevoir les sacrements, on alla chercher un portrait de M. Olier, que M. de Maupas avait apporté de Paris, et dès qu'on eut fait toucher ce tableau à la malade, elle recouvra la connaissance , se confessa, et releva mème de cette maladie (1).

Une religieuse Ursuline de Saint-Cloud, appelte Charlotte de Sainte-Marie, dangereusement malade, fut traitée avec si peu de succès par quatre médecins, que le mal ne fit que croître, malgré les divers remèdes qu'on employa. À la fin, elle quitta les médecins et les remèdes pour recourir au serviteur de DrEu, par l'intercession duquel elle obtint en effet sa guérison, qu'elle regardait depuis comme miraculeuse, ainsi qu'elle le témoigna dans une lettre du 30 novembre 1659 (2). La supérieure des Ursulines de Saint-Denis avait reçu de M. Picoté un morceau d'éponge trempée dans le sang de M. Olier, et ayant éprouvé la vertu de cette relique

sur plusieurs de ses religieuses, elle écrivit aussi !

une lettre de remerciment (3) *.

M. Maurice Le Peletier, abbé de Saint-Aubin, affige d’un flux de sang que rien n'avait pu guérir, eut la pensée de s'adresser à M. Olier sur son tombeau, et lui promit de se donner au séminaire de Saint-Sulpice, s'il voulait lui obtenir sa guérison. L'effet suivit de si près la demande, que le mal cessa tout-à-fait dès ce moment. Cette faveur fut l'occasion qui dètermina en effet la vocation de cet ecclésiastique, et lui inspira jusqu'à sa mort la plus tendre dévotion pour M. Olier dont il devint, dans la suite, le quatrième successeur.

À ces guérisons opérces dans les années qui suivirent la mort de M. Olier, nous en ajouterons une

Autres guérisons.

(1) Attest. aut.

(2) Lettre de la sœur Charlotte de Sainte-Marie, ibid. p. 63.

(3) Lettre de la sœur Catherine de Sienne, ibid.

+ NOTE 1, p.

Guérison de

sœur Dufres-

qui a eu lieu dans notre siècle et sur laquelle des ne en 1846.

informations juridiques et canoniques ont été hites par l'autorité de l'Ordinaire *.

Tom. 11. 34

+ NOTE 2, p.

(D) Enform. jurid. et canoniq.

ele, p. 13.

(2) Hbid. p. à

Sœur Marie Susanne Dufresne, religieuse hospitalière de l'Hôtel-Dieu de Saint-Joseph, à Montréal, en Canada, âgce de 26 ans, fut attaquée, le 97 octobre 1846, d'une violente pleuro-pneumonie du côté gauche qui, malgré les remèdes, la réduisit au bout d'un mois et demi à la dernière extrémité. « Le 8, 9 et 10 décembre, lit-on dans la déposition » du médecin, la malade ne put prendre aucun re- » mède, à cause de sa grande faiblesse. Considérant » alors la nature de la maladie, sa résistance au » traitement et l'épuisement de la malade, je ne » balançai pas à déclarer la maladie mortelle (1). » C'est quand tout est désespéré que Dreu se plait à manifester sa puissance. Le 9 décembre, M. de Charbonnel, prêtre du séminaire de Saint-Sulpice de Montréal, ayant té appelé à l'Hôtel-Dieu pour un malade, remit à une des sœurs hospitalicres, pour le réparer, un scapulaire fait d'un morceau de la soutane de M. Olier, que M. de Bcget, chanoine du Puy, son grand-oncle, avait possédce, et à laquelle, comme on l'a dit, il fut redevable de sa guérison. « Pendant la récréation, » dit cette religieuse, je montrai ce scapulaire à la » communauté, mais il ne vint en pensée à aucune » de nous de le porter à notre chère sœur Du- » fresne qui Ctait à la dernière extrémité. Pendant ». qu'on récitait les litanies de notre Père Saint- » Joseph, je me sentis fortement inspirée de porter » ce scapulaire à notre chère malade, et j'eus dès » lors la parfaite conviction qu'elle ne mourrait » point et qu'elle serait guérie par M. Olier, en lui » appliquant ce scapulaire(2). » Cette religiense ne pouvant se rendre immédiatement auprès de la sœur Dufresne, pria l'infirmière de la suppléer et d'appliquer elle-mème le scapulaire à la mourante qui, dans la matinée, s'était évanouie plusieurs fois et à qui le confesseur avait déjà fait les prières de la recommandation de l'âme. « Il n'y a plus rien à » faire, avait dit le médecin en faisant sa visite or-

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