‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 252 sur 331 · GUÉRISON DE SOŒUR M. S. DUFRESNE · texte numérisé non relu

GUÉRISON DE SOŒUR M. S. DUFRESNE

» dinaire, elle s'affaiblit de plus en plus, elle mourra

dans une de ces faiblesses qu'elle éprouve si souvent (1). » Maintenant laissons parler la malade

elle-même. « Le 9 décembre 1846, à deux heures

après-midi, ma sœur la Dauversière vint me présenter un scapulaire, disant qu'il Ctait fait d'un morceau de la soutane de M. Olier. En le recevant, je le baisai et pensai en général aux miracles qui sont écrits dans sa vie et qui ont été faits par son intercession; en mème temps je conçus une si grande confiance dans son crédit auprès de Dieu, que je fus portée à dire intérieurement : Je crois bien que vous pouvez me gutrir, mais je demande seulement que la sainte volonté de Dieu s'accomplisse en moi. »

« Pensant que j'étais au dernier jour de ma vie, étant extraordinairement faible, je ne pus atta— cher moi-même le scapulaire sur ma poitrine.

Une de nos sœurs me rendit elle-même ce service ; alors mes douleurs, qui s'’augmentèrent plus que jamais, mele firent entièrement oublier. Je passai la nuit et la journée du lendemain (dix décembre), dans les mêmes souffrances et toujours dans l'oubli de la précieuse relique que j'avais le bonheur de porter sur moi. Le dix, à cinq heures du soir, on m'apporta une patate cuite dans un fourneau, ne pouvant manger aucune autre chose un peu ferme, ayant les dents cbranices, les gencives enflées et saignantes ainsi que le palais et la langue, à cause du calomel que j'avais pris. Je ne pouvais porter la main à la bouche, et j'étais si faible qu'on fut obligé de me faire boire. À sept heures et quart, on me leva. ne pouvant le faire moi-même; étant toujours dans le même ctat de faiblesse, on me remit dans mon lit aprés qu'il fut fait. Un moment après, je sentis, depuis le sommet de la tête jusqu'à la plante des pieds, comme une main qui passait en pressant un peu, et aussitôt qu'elle passait,

(4) Inform. jurid. et canoniq.

elc. p. à.

» j'éprouvais un mieux très-sensible, et cela dans

» toutes Îles parties de mon corps. Me sentant » € » parfaitement bien, je m'assis seule sur mon lit, ; » f » pour la première fois, depuis le commencement 8 ,E » de ma maladie, ayant toujours été très-faible, @ » » Je me tournai sur un côté et sur l'autre, ce que M , 1: » je n'avais pu faire depuis que j'étais malade, et » s » je n'éprouvais aucune douleur. Je ressentis aussi » | » alors, pour la première fois, un grand besoin de 2 ,1N » prendre de la nourriture; j'en demandai à une M , » de nos sœurs; elle m'apporta un biscuit au É » Ve » soda, un biscotin et du micl, que je mangeai #7 , bl » avec grand appétit et sans aucune souffrance; . , m » il était alors huit heures du soir. À huit heures 7 , à » et demie, notre Mère Supérieure vint me visiter, ÆÆ ; de » comme elle le faisait tous les soirs. En me voyant ÆÆ , à » assise, sans être appuyce, elle me demanda com- “4 » re » ment je me portais; je lui répondis: Je suis 0 ; re » bien, notre Mcre, je suis guérie; c'est le sca- A » je » pulaire de M. Olier qui m'a gucrie. (C'estäce 0 , au » moment seulement que je pensai de nouveau 4 » Sir » à M. Olier ; et je pris le scapulaire, le baisai, le 0 ; de

ee

» pressai contre mon cœur, et je sentis un grand #7 ; sai » désir de porter son nom, par reconnaissance , » sans cependant le manifester à notre Mère su-

» pcrieure). Je demandai alors à notre Mère la per- » ens » mission d'aller entendre la sainte Messe le len- » la] » demain. À neuf heures et demie, je m'endormis » per

» d’un doux sommeil qui dura jusqu'à une heure À , M. » de la matinée du onze; alors on me donna dela 0 ; res

» bouillie, que je mangeai avec beaucoup d'appctit, Ne ;àg » et aussitôt après je demandai des bas, en disant ot » Je me léverai ce matin; vous, ma sœur Marcile, ï » j'all » vous pouvez aller vous coucher; je suis très-bien, 4 » bier » je n'ai besoin de rien. Elle me dit qu'elle avaità 8 » moi » faire à l'apothicairerie; je profitai du moment À où » que j'étais seule pour me lever; je le fissans La

» aucune difficulté ; je fis le tour de ma chambre 7 ks te » sans appui; je sentis toutes mes jointures cra- À guéri

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