M, Jeanne- Marie Chézard de Matel, par le
P. Boissieu.
Lyon 1692. Liv.
1V, p. 108. Liv.
v,p.196,202 etc.
(2) Mém. de la Sœur de Belly, t. 1, chap. IV, pP. 13
(3) Vie Ms. de la M. de Matel, par elle-même, 1. 2, chap. 99, p.63, chap. 104, p. 84, 85; chap.
123, p.2414,245; chap.128,p.290.
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À Saint-Sul pice, des dames se préoc cupent de ces plaintes.
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(1) Mém. de la du couvent (1), Sur ces entrefaites, l'un des frères du Ma Sœur de Betty, réchal de Villeroi, M, l'abbé de Saint-Just, Antoine de Neu 1, chap, avi, ville, du diocèse de Lyon, vint à Paris, et s'empressa dé p. U8. visiter M. Olicr, avec qui il était lié d'une amitié très
ctroite, Comme il avait connu très-particuliérement Ja mère de Matel à Lyon, et l'avait même dirigée, il assista à deux de ces conférences, auxquelles on l'avait sans doute invité, pour connaitre son sentiment. Il y avait sept ans qu'il ne l'avait pas vuc; et quoique jusqu'alors il eût été son défenseur et son apologiste, il entra lui-même dans les sentiments des dames de l'assemblée de Saint-Sulpice: ct après les avoir entendues, il tomba d'accord avec elles, qu'il était à propos d'examiner la mère de Matcl, s'offrant
(2) Hbid, p ivs, Même pour être l'un des commissaires de Jlexamen (2). La
105. conclusion fut d'exposer au Prieur de l'abbaye, Dom Roussel, qui avait succédé au Père Brachet, les motifs qui sem blaient demander cette visite.
LIL. M. Olier ctait présent à ces conférences. L'assemblée, pour
M, Olier pres- le faire entrer dans ses sentiments, ne manqua pes de lui sé, consent à représenter que, comme pasteur de la paroisse, il était la demande de obligé de veiller au bien de toutes ses ouailles, spécialela visite. ment à l’une des plus considérables, la mère de Matcl, ct
(3) Mém. de la pour cela de se prêter à la demande de cette visite (5, Il Sœur de Belly, lui eût été difficile de se refuser à une mesure si légitime, Lt. chap. XVI, dont la fin était de faire cesser, dans sa paroisse, des troubles potes ir s fâcheux ct des discours peu édifiants. « Le retardement de x a © ** » l'entrée de notre Mère dans l'état religieux, » dit la Mère
(b) Vie Ms. de de Belly, l'une de ses filles les plus dévouces, « avait paru la M. de Matel, » jusqu'alors un mystère caché, où la plupart ne pouvaient par elle-même, » rien comprendre, cet sur lequel diverses personnes avaient U2, éhap AUX, , plusicurs fois murmuré: s'étant même donné la liberté pere » d'en railler, et d'en faire des écrits, l'accusant d'aimer sa
» liberté, et d'engager volontiers celle des autres (4). » On
(6) Mém. de la disait, en cfet, qu'elle ressemblait à la cloche qui appelle Sœur de Belly, les fidèles à l'Eglise, sans quitter elle-même sa place; à ibid., p. 98,99, ceux qui construisirent l'arche du déluge, et n'y entrèrent — Vie de Jeanne bas; aux notaires qui ne s'engagent pas en engagcant les de Hate, PAT autres. Z'ant de personnes se troublent, écrivait la Mère de DOTE Matel elle-même, de ce que je n'ai pas l'habit religieux de
notre ordre, et que je le donne à nos filles (5, Pour mettre fin à ces discours ct à ces troubles, M. Olier se crut donc [V. obligé de demander la visite: d'autant plus que lc con-
Le Prieur de fesseur du couvent, qui était entré lui-même dans les sen
Saint-Ger- timents de ces personnes, n'avait rien pu sur l'esprit de la main ordonne Mère de Matel, qui croyait être obligée d'agir de la sorte la visite dont pour obéir aux ordres de Dreu (6).
il charge De son côté, le prieur de Saint-Germain était tenu par Abelly.
les prescriptions du Concile de Trente, de faire visiter
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chaque année les communautés de son ressort, où la discipline régulière pouvait être en souffrance, et même, comme délégué du Saint-Siège, celles qui auraient été exemptes de sa propre juridiction (1); ce qui n'était pas ici le cas, Il se crut donc obligé d'ordonner la visite du monastère; et, pour en assurer le succès, il délégua un docteur en théologic, aussi remarquable par sa piété que par sa science, qui déjà avait acquis une grande expérience de ces sortes de visites dans les charges de grand vicaire et d'official de Bayonne ; un curé de Paris, qui conduisait alors plusieurs communautés de filles en qualité de supérieur; un homme enfin, qui jouissait d'une telle réputation de vertu, de prudence ct de savoir, que quand M. Hardouin de Péréfixe fut nommé à l'Archevéché de Paris, il le demanda au Roi pour son successeur#dans le siège de Rodez : nous parlons de Louis Abelly, alors curé de Saint-Josse (2), Dans les lettres de commission qu'il lui adressa, le 5 avril de cette année 1652, le Pricur de l'abbaye, Dom Placide Roussel s'exprimait en ces termes :
« À Révérend Père en Dreu, M. Abelly, docteur de Sor- » bonne +, curé de Saint-Josse de cette ville de Paris, salut, » Vu la connaissance que nous avons de votre probité et de » votre capacité aux affaires ecclésiastiques cet spirituelles ; » comme aussi, pour satisfaire au dû de notre charge; et » sachant en particulier les nécessités qu'ont les religicuses » du monastère établi, depuis quelques années, dans le » ressort de notre juridiction, sous le titre adorable du » Verbe incarné, ct du très-saint Sacrement de l'autel : nous » vous avons commis, et par les présentes nous vous com- » mettons, pour faire la visite des dites religicuses, tant au » spirituel qu’au temporel; et y employer 1e temps qui sera » nécessaire, pendant cctte année, date des présentes. » Vous donnons pour cet effet tout le pouvoir nécessaire, qui a accoutumé d'être donné aux visiteurs des reli- » gicuses ; et révoquons tout autre pouvoir ci-devant donné par nous, ou nos prédécesseurs, à ce contraire; promcttant avoir le tout agréable, comme si par effet il était » ordonné par nous. Enjoignons à la Supérieure et aux rc- » ligicuses susdites, en vertu de la sainte obéissance, de » vous recevoir, reconnaître ct obéir, en la dite qualité de visiteur ; ct de déclarer avec soumission, charité ct vérité, » touce chose nécessaire pour connaître l'état de leur mo- » nastère, ct y ordonner ce que vous jugcrez nécessaire de
+ Collet, dans sa Vie de saint Vincent de Paul, n'ose pas assurer qu'Abelly ait été docteur en théologie: C'est un problème, dit-il, sur lequel on est partagé (3), Mais ces lettres trancheraient la diMiculté, s'il y en avait quelqu'une,
(1) Concil.trid.
ac4, AN, cap vu,
(à) Vie de Saint- Vincent de Paul par Collet,in-4°, t.1, préface, p.