AIRES
(Rem. hist., t1,p.226.-Mém.
aut.deM.Olier,t.
vI,p.53,54. - Vie de M. Olier, par M. de Bretonxilliers, 1.11, p.98.
Réglem.desprét.
de la paroisse S.-Sulp.,p.3,n.
Olier, id. p. 99.
(3)Arch. du Roy.
sect.dom.21011.
(4) Lett. de M.
Tronson, t. x11, Montréal,p.108, 18 avril 1689,
(5) Mém. ant.
de M.Olieri.v,p.
Olier, par M. de Bretonvilliers,t.
n1,p.19.-Vie,par le P.Giry,2'part.
ch, vi.
Olier, iv. p.105.
— Grandet, Vies Ms.,t.1, p.137.
(7) Saural, 1b., 41, p.435.
(8) Mém. de M.
Baudrand,p.3?.
— Grandet, 1b.
(S Esprit de M.
Olier,t.n, p.237.
(10) Lett, aut. de A.Olier, p. 109, — Grandet, 1b.
({1)Mém. de M.
Baudrand,p.8?,
l'établissement (1). I1 célébra la sainte Messe dans cette cathédrale, ayant sur lui les clefs du séminaire, et conjura la très-sainte Vierge de prendre possession d'une maison qui était son ouvrage, et de la bénir à jamais. Ce fut dans cette circonstance, qu'il lui offrit, comme à l'épouse du Père éternel, une robe précieuse, brodée en or et en soie (2), qu'on conserve encore dans le trésor de cette église; et pour perpttuer dans la maison la dévotion à Notre- Dame de Chartres, il voulut y attacher tout le séminaire par un lien particulier, et obtint à cet effet des lettres d'association du chapitre de la cathédrale (3)*. Enfin, désirant de laisser aux siens sa tendre dévotion envers Marie comme l'héritage le plus précieux (4), il s'efforça de rappeler partout, dans le séminaire de Saint-Sulpice, le souvenir de cette aimable Mère. « J'espère, écrivait-il, que le » saint nom de Marie sera béni à jamais dans notre » pauvre maison; et tout mon désir, c'est de l'impri- » mer dans l'esprit de nos frères. Elle en est la con- » seillère, la présidente, la trésoricre, la princesse, » la reine, et toutes choses ().» Dans ce dessein, il voulut qu'on plaçât au fond de la cour, et en face de la porte d'entrée, une statue de la très-sainte Vierge, qui füût comme le symbole de la royauté et du domaine que Jésus-CHristr lui donnait sur la maison (6). Cette statue, excellemment exécutée par Buistel (7), représentait la sainte Vierge assise, tenant, debout sur ses genoux, l'Enfant Jésus qui lui mettait une couronne sur la tête, et on lisait au bas ces paroles : Znterveni pro clero (8). M. Olier avait si fort à cœur de faire honorer Marie comme la reine et la fondatrice de la maison (9), qu'il refusa toujours la qualité de fondateur, et quelqu'un la lui ayant donnée dans une lettre : « Vous savez, répon- » dit-il, que c'est Jésus en sa divine Mère qui l’est, » et qui l'en a Ctablie fondatrice : Fundavit eam Aitis- » simus (10).» Il fit même graver ces paroles sur une tablette dans le fronton de l'édifice (11), et voulut