‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 49 sur 331 · RÉNOVATION DES PROMESSES CLÉRICALES · texte numérisé non relu

RÉNOVATION DES PROMESSES CLÉRICALES

NOTE 10, p. 85. — Cette cérémonie, instituée par M. Olier, est différente de la Rénovation des trois états, établie par M. Bourdoise à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, et qui était particulière aux directeurs de cette maison. La sixième semaine de la Pentecôte, ils renouvelaient tous les ans, en qualité de chrétiens, de prêtres et de membres de la communauté, leurs obligations, exprimées dans un Formulaire que chacun lisait à son tour. Cette cérémonie ne se faisait pas à l'église, mais simplement dans l'assemblée ordinaire des directeurs : aussi, les autres ecclésiastiques du séminaire de Saint-Nicolas n'y étaient point admis (3), La rénovation des promesses cléricalcs n'était point usitée non

à plus à l'Oratoire ; nous voyons même, dans la Vie du Père

Nicolas Amaury, qu'il aurait désiré de la voir établie dans sa société, et que, pour satisfaire sa dévotion, il renouvelait chaque année, en son particulier, ses promesses cléricales, le jour de la Présentation de Notre-Scigneur, après la bénédiction des cierges, et récitait trois fois les paroles : Dominus pars hærcditatis meæ, ctc. (4).

Ce pieux usage, introduit d'abord dans toutes les maisons de Saint-Sulpice, et adopté ensuite dans la plupart des séminaires de France, est devenu l'un des exercices les plus édifiants des retraites pastorales, auxquelles il sert de clôture. Dans plusieurs séminaires de Saint-Sulpice, où autrefois les séminaristes n'étaient point encore rentrés le 21 novembre, on permettait de faire cette cérémonie le jour dela Purification. C'était ce qu'écrivait M. Tronson à M. Maillard, supérieur du séminaire de Saint-Irénée, de Lyon. « Si » vous pouviez, les années suivantes, faire la cérémonie de

(lLesaint Esclavage, ch. v.

(2) Hecueil des vertus de M.

d'Entrechaux, par le P. Françots Roque, 1710 in-12?,

(3) Arch. du Roy., sect. hist., M. 391. Directoire de l'écono:

me,in-1°, p. 127. - Vie de M.Bourdoise, in-4°, p.

(4) Vie Ms. de Cloysault, t. n.

— Vie du P., Àmaury.

RE

or TE

l 112 NOTES "LE

» votre rénovation au jour de la Présentation, comme on la les | » fait ici, ce scrait assurément le meilleur. Mais si vos sé- égl » minaristes ne sont pas encore venus, vous pouvez la faire pei (t) Journal de > le jour de la Purification, comme vous la ferez cette année, SA M. Tronson, 21 » Pour la manière, ajoutait-il, la meilleure serait de se con- en nov. 1677, 1 40, » former à celle de Saint-Sulpice, où, quand il n'y a point déc Mae » d'Evêque, on laisse le saint Sacrement sur l'autel dans le pop chassier, p. 364. » ciboire, et tous vont, deux à deux, faire leur rénovation (1). " ; » On croit que pour conserver le plus d'union, de corrcs- 4) (2) Lett. de M. ? pondance et d'unité d'esprit qu'il se pourra, ge qui affer- Pr

Tronson, t, vu, ? Mira davantage la communauté, il faut se conformer à ce l Lyon, p. 42, 28 » que l'on fait ici en toutes les choses qui peuvent se faire pee janv. 1678. » sans inconvénient dans les provinces (2). » glon Dès le temps de M. Olicr, et à l'imitavion des Saints les FSng

plus austères, on ne faisait pas difficulté, dans cette fête so- bras lennelle, d'ajouter quelque chose au repas, et saint Vincent me afin

de Paul lui-même autorisait cette pratique par son exemple.

Il écrivait au supérieur de la maison de Gènes : «On donne

» ici quelque petit extraordinaire à table trois ou quatre

(3) Lett. deS. ? fois l'an, savoir, à Pâques, un œuf ; au jour du patron, Vincent, L.1,p. ” Une entrée; au jour des Rois, un petit gâteau; et au di- 210, 28 mars >» manche de la Quinquagésime, deux ou trois beignets.

affai mou proc fem k afig : 11e conso

1659, » Vous pouvez observer la même chose chez vous (3). » Buell on

SERVICES RENDUS A LA MÈRE DE MATEL PAR MARI À sente

ROUSSEAU. nn CT

» Elle

NOTE 11, p. 89. — Marie Rousseau cut des liaisons as- » chèr

sez étroites avec la fondatrice de l'ordre du Verbe incarné Elle

Jeanne Chézard de Matel, dès le premier séjour que cette de Ma

dernière fit à Paris, en 1628. Comme elle était alors sans dont n

ressource, par suite de l'opposition que M. Chézard, son de cet

père, faisait à son dessein d'établir cet institut, le recteur à de sor

de la maison-professe des Jésuites à Paris lui avait pro- “rs

(4) Vie de la curé ‘in logement dans cctte ville, chez une de ses pénitentes M Elle a nas de Matel, nommée M'e Guilloré, qui demeurait rue Saint-André-des- fn de Ver En te Arts, dans le voisinage de l'église de ce nom. Quelques M nor ch. xn, Paris mois après, Mie Guilloré ne pouvant continuer de la loger ls à fe 1864,in-12,p.82 ct de la nourrir plus longtemps, l'avertit de se pour- de e 83. voir ailleurs (4); et il parait que Marie Rousseau la reçut MR ‘ec d alors dans le modeste appartement qu'elle occupait tout $ ce lu

auprès. Du moins, la sœur de Belly, religieuse du Verbe M ais €!

incarné, rapporte dans ses Mémoires qu'elles logeaient rues

ensemble, rue Saint-André-des-Arts, près de la porte de ss PA

Bussi, et se rendaient de compagnic à l'église de Saint-An- PSS Onasl

dré pour y faire leurs dévotions. A cette occasion, elle ra se à

conte le trait suivant: Un peintre, nommé Dulaurier, qui s L'

ï dr F

mme on la ; si vos sévéz la faire ette année, t de se conn'y a point itel dans le aovation (1).

de correse qui afferformer à ce rent se faire

8 Saints les -ette fête s0int Vincent son exemple.

. «On donne ;s ou quatrt * du patron.

u; etau di- |

ois beignets.

Page 1