‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 59 sur 331 · MORTIFICATION INTÉRIEURE · texte numérisé non relu

MORTIFICATION INTÉRIEURE

que, dans » vie dure, est admirable ; mais elle est très-dangerneur doit » reuse dans la pratique, à moins qu'elle ne soit 1 monde » appliquée avec beaucoup de prudence et de dise la chair. » cernement ; et si vous suivez votrezèle, vous vous à l'esprit: Pi exposcrez à vous mettre bientôt, avec plusieurs . sans rui- » autres, hors de combat. C'est ce que l'on a vu au

» commencement de Saint-Sulpice, et ce que vous » devez éviter, après que M. Olier et l'expérience » nous l'ont appris (1). »

Pour exercer donc ses disciples à la mortification

qui est en soi-même e mortifi-

r principe, gas ARR À i af se com- intérieure, M. Olier s'efforçait de les faire mourir à à l'âme un leur jugement et à leur volonté; et, avant de les ad-

mettre à la tonsure, il les entretenait de la néces-

res, Ce qui de | s

la détruit site decette sorte de mortification durant une année ce8 incone entière : leur expliquant la manière de détruire les continuelle vices par les vertus contraires, par exemple, la su-

perbe par l'humilité , l'amour de soi-même par la douceur, la volonté propre par l'obéissance (2). Un jeune homme qui aurait dû, pour plus d'un motif, lui rendre toute sorte de respect, piqué d'un refus que le serviteur de Dreu lui fit dans une rencontre, s'oublia jusqu'à lui dire insolemment : « Monsieur, » vous me l’accorderez quand vous serez de meil- P leure humeur. » M. Olier, le voyant trop ému pour qu'il pût recevoir la correction avec fruit, ne lui dit pas un mot de sa faute, et se contenta d’abord de Jui donner ainsi lui-mème une grande leçon de douceur et d'humilité. L'ayant ensuite pris à part, il lui fit avec bonté et charite la correction qu'il méritait, lui montrant surtout combien il était néces- Bsaire qu'il mortifiât tout de bon sa volonté, afin

dètre plus humble et plus soumis en semblable

rencontre (3).

L'ouverture entière pour le directeur, l'abandon le plus aveugle à sa conduite, et l'observation parlite du réglement, tels Ctaient les moyens qu'il leur recommandait principalement pour affaiblir et détruire la volonté propre. « Les clercs du séminaire, D disait-il, doivent s'abandonner à la conduite de

puisse porrieures : au ifier à l'int bien plus fige le sens s les autres ne : au lieu e le renonetipsum. En rce univer- Quiconqut mourir en | les fleurs.

i travaille à kb en mème

l'esprit du e séminaire icipes de la it s'en CCarconfrères, maxime :

ple d'une

(1) Lett, de M.

Tronson,t.v, Autun, p. 287, 2 octob. 1691.

M.Olier forme ses disciples à

l'abnégation de leur jugcementetdeleur volonté.

(2) Divers écrits spirit.de M.Olier ti, p.147. — Recueil de divers écrits de M.Olier d'avis, f"11, 12.

— Esprit de M.0lier, tin, p.559.

(3) Esprit de M.Olier, Lin, p.

(1)Divers écrits de M.Olier, t.ni, p. 587,588. - Recueil de divers écrits de B.Olier 2° avis, f° 12.

M. Olier veut qu'on préfère l'obéissance aux révélations particuli-

èrcs.

(2) Lett. de M.

Tronson, t. XIV, Canada, p. ?, et alibi.

(3) Esprit de M.Olier, tin, p.

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