‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 79 sur 331 · DISPOSITIONS POUR L'ÉTUDE · texte numérisé non relu

DISPOSITIONS POUR L'ÉTUDE

e ces ; vous cherchez plutôt à être éclairé, qu'à instruire ,,(1) Esprit de » et à éclairer les autres (1). De 0

faire » Si vous voulez conserver l'esprit chrétien, dé-

r re- » fiez-vous beaucoup de vos lumières. La fermeté

e, où , de l'esprit humain dans ses propres pensées est

as la » une fermeté d'orgueil, une fermeté d'humeur.

vanité » une fermeté d'aheurtement et de propre puis-

* dans ; sance. Nos raisonnements sont très-fautifs, nos lle de » pensées fort incertaines, notre esprit très-sujet à

partie ; l'erreur, et nous devons toujours demeurer dans et à se , cette conviction. Mais l'esprit chr’ tien et la vérin pro- table humilité demandent encore que vous deas Ur » meuriez convaincus de votre ignorance. Car lors itisse- » mème que, selon l'estime des hommes et leur de s'è- » manière ordinaire de juger, nous aurions beau-

est la » coup de connaissances, toujours faut-il avouer ucifer. > que nous savons très-peu de choses, en compadans le » raison de ce que nous ignorons ; etencore ce peu on pro- » que nous savons, nous ne le savons que très— tes par » imparfaitement*. Si c'est l'esprit chrétien qui gti ds pe s, il ne » vous anime dans ces sortes de disputes, vous

simple »nen sortirez pas, comme il arrive souvent, plus

+t de la » superbes, plus dissipés, plus attachés à votre

ur des * jugement propre que vous ne l'étiez auparavant: rgucil- ‘au contraire, vous en deviendrez plus humbles, 2) pivers é-

» plus dociles, plus vertueux, enfin plus disposés cris spirituels SN

isputer à recevoir la parfaite lumière de la foi, qui ne de pl ke | î {l humi- » peut s'établir que dans le vide de la propre rai cueil, ibid. 3° fl :s doc- son (2). Si vous disputez de la sorte, vous attire- avis, fol. 18.1 | 1E ous les » rez assurément sur vous beaucoup de grâces et | a Père. » de lumières, et l'on pourra dire, en vous voyant,

s écou- ce que l'Evangile dit de Notre-Seigneur: Pro- (3) Esprit de

d'une » ficicbat sapientid ct grati& apud Deum et homi- M. Olier, t. 1, | |

et qui nes (3). » : p. 596, 602,603. : il US uv Ces principes si chrétiens, que M. Olier s’effor- sq

‘imiter at d'inculquer à ses disciples, étaient reçus de Rte

ar de/- eur part avec une sainte avidité ; ils en faisaient la Gjier, profite |

, Mais tgle de leur conduite; et l'on se représentera parfaitement

SC que

isément l'édification qu'ils devaient répandre au de ses avis.

orme =

(1) Histoire du diocèse de Bayeux, par Her-.

mant, 1705, in- 4°, 1'° partie. p.

(2) L'Enfance chrétienne,1665, Préface.

(4) Ibid.—Vies Ms. de Grandet, te 1v, p. 51.

milieu des étudiants de Sorbonne, si l'on considere que plusieurs s'y faisaient remarquer par de rares talents. L'un d'eux, M. Jean Blanlo, mérite de trouver place dans cette Vie. Étant entré au collège des Grassins, pour y doubler sa philosophie qu'il avait commencée à treize ans, il excita dès lors l'admiration de son règent, M. Guillebert, professeur de mérite, qui le regardait plutôt comme un maître que comme un écolier. Pour se perfectionner dans la théologie, en acquérant une plus prufonde connaissance des saintes Écritures, il étudia le grec et l’hébreu, et fut jugé capable par l'Université d'enseigner publiquement cette dernière langue. Enfin, et ce seul trait peut donner une idée de la supériorité de ses talents, à l’âge de vingt-deux ans, il fut nommé pour occuper la chaire de philosophie du collège des Grassins, en remplacement du docteur Grandin, qui venait de passer à une chaire de théologie en Sorbonne (1) M. Blanlo exerçait cet emploi (2) lorsque, frappe de la sainteté de M. Olier, il vint se ranger sous sa conduite, pour mener parmi ses fervents disciples une vie pauvre, pénitente et cachce, et tit bientôt de grands progrès dans les vertus chrétiennes et ecclésiastiques. L'amour de l'oraison et la mortitication des sens étaient ses vertus dominantes. Il s'appliquait beaucoup aussi à honorer la sainte enfance du Sauveur, sur laquelle il composa, par obéissance (3), un petit écrit intitulé l'Enfance chrétienne, où il se peignit lui-même sans y penser. Ce livre, qui fut donné au public après sa mort, est un des premiers qui aient été composés pour faire honorer la sainte Enfance (4). À l'imitation de l'enfant Jésus, M. Blanlo cachait, sous les dehors de l'ignorance, les trésors de science dont il était rempli; M. Mermant, dans son Histoire du diocèse de Bayeux, en rapporte un exemple assez remarquäble. Ayant été charge par M. Olier d'enseigner la théologie au séminaire, il dictait ses traités, selon

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