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OLIER
t à Paris, un 1ème jour dans in. C’estle seul e son baptême, qui prit peut- Sclon la couonsacré à DiEu ubourg Saintaremment, que isse même de | devait se conès le berceau , vait engendrer lise. « De tout e sil m'a tenu yant point été S la rue Saintisir à me faire iésire que je le
Jonna les prels, et de cette at dans la suite.
un songe qui araissait avoir t Dominique.
u ardent qui embrâsait. Si e ce flambeau enfant devait
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u’elle conduious le nom de trois canettes
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1615. — SA HAUTE IDÉE PU S. SACRIFICE, 3 : penser que Dieu avait sur lui quelque dessein particulier , lorsqu'elle remarqua en lui une sorte d'instinct religieux, assez surprenant dans un enfant de son âge. Nous lisons de saint Thomas d'Aquin, que l'unique moyen d'arrêter ses armes, dans son enfance , était de lui mettre quelque livre entre les mains; trait qui a passé pour un présage de la pro- * fonde science de cet Ange de l'Ecole, On remarquait, dans le jeune Olier , quelque chose de semblable. Lorsque sa nourrice voulait mettre fin à ses cris et à ses pleurs, elle le portait à l'église de Saint-Sulpice, voisine de sa maison ; et la présence du lieu saint faisait aussitot sur lui ce que ne pouvaient opérer ni les amusements, ni les caresses nécessaires aux faiblesses de l'enfance ; car à peine l'y avait-on porté, que la tranquillité la plus parfaite prenait en lui la place des pleurs et des cris.
Une marque plus certaine de sa vocation à l'état ecclésiastique, fut la haute idée que, dès son enfance, il eut du saint sacritice de la Messe, et de la sainteté des ministres chargés de l'offrir, H'rapporte qu'un jour, à l'age de sept ans, étant allé
‘à l'église des religieux de Saint-Antoine pour y assister au saint sacrifice, et voyant passer le prètre qui se rendait à l'autel, il reçut une vive lumière de la pureté et de la sainteté nécessaire aux prêtres, et que cette vue fit sur lui une si pro fonde impression, qu'elle ne s'effaça jamais de son esprit. «Je » pense , dit-il encore , que les premiers desscins de la bonté » de Div ont toujours été de me faire vivre en son Eglise » en qualité de prêtre, vu que, dès l'age de sept ans, j'avais » une telle idée de la sainteié des prêtres, que, dans mon pau- » vre esprit d'enfant, les voyant à l'autel, je les croyais ne » pouvoir plus vivre que de la vie de Dieu, et qu'ils étaient si .» appliqués et consommés en lui, que je n'étonnais de les .» voir cracher, Je souffrais une grande peine de les voir » tourner la tête, Croyant qu'ils eussent tout à fait perdu » l'usage de la vie, et qu’ils n’en avaient que pour Dieu, et L» pour le divin sacrifice; comme les saints du ciel qui sont
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1. PART, 10615. — ENFANCE DE M. OLIER, entièrement séparés de tout ce monde, et morts aux choses
» d'ici-bas.Enfin je les croyais devoir être tout autres, et tout
»changés, depuis qu'ils étaient revêtus de leurs habits sacer- » dotaux, et surtout depuis qu'ils étaient montés au saint » autel.
» Je ne sais qui m'avait imprimé dans l'esprit cette idée » de la sainteté des prètres ; ce pouvait être mon père on ma » mére, ou les bonnes personnes qui fréquentaient la maison, » à cause que de tout temps mes parents m'avaient destiné à » l'Eglise. Que Dreu veuille les récompenser par sa divine » miséricorde , des grandes charités qu'ils m'ont faites, »et du soin qu'ils ont toujours pris de mon éduca- »iion à la piété et aux lettres. Ils n'ont rien épargné, pui biens, ni temps, ni peines, ni prières, nt larmes; » en un mot, toutes les bonnes et saintes instructions , et les » exemples que je pouvais attendre de leur part, je les ai » reçus. Dieu les en bénisse, et les comble de grâce et de » gloire. Je crois donc que, par leur moyen, je pus recevoir » cette haute idée de la sainteté des prêtres. »
Ce fut sans doute aussi par ie moyen de ses pieux parents, surtout de son père, qu'il apprit, dès sa plus tendre enfance, à honorer l'auguste mère de Dieu; dévotion qui, avec cel!e du très-saint sacrement, fut comme le caractère distinctif de son
nfance et de toute sa vie. Tout ce qui lui rappelait la trèssainte Vicrge, ou avait quelque rapport avec elle, excitait la joie ou la reconnaissance de ce saint enfant. Il s’estimait heureux d'être né d’une mère qui se nommait Marie, et dans une rue appelée Notre-Dame-d'Argent (1). Quoiqu'il füt doué d’un esprit vif et d'une grande facilité de mémoire , il comptait beaucoup plus, pour le succès de ses études, sur l’assis-
(4) La rue autrefois appelée Notre-Dame-d'Argent , est sans doute la mème que celle du Roi de Sicile , où était situé l'hôtel de la famille Olier. Il est à présumer qu'on l'avait surnommée Notre-Dame-d'Argent, depuis que Françoistfer eut place , au coin de cette rue et de celle des Juifs, une statue d'argent de la sainte Vierge , en réparation d'un sacrilége commis par des hérétiques.
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