‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 109 sur 235 · LL PMR GR AAA OT · texte numérisé non relu

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1642. — CURE DE S. SULPICE OFFERTE A M. OLIER. 1601 lui dirent qu'ils n'avaient pas agi sans consulter la volonté divine, ajoutant qu'ils méritaient la confusion qu'il prévoyait devoir tomber sur eux, et qu'ils le conjuraient de demander pour eux la grâce d'en faire un bon usage ; 11 se récria là-dessus en disant : Foila justement ce que nous avions dil : quand on les avertira de leur conduite imprudente, ils croiront en étre quittes en faisant un acte d'humiliation ; el cependant la piélé scra décriée, el Les gens de bien méprises, parce qu'il plait à ces messicurs de tout entrepremdre , sans avoir de quoi soutenir. Hs le prièrent, néanmoins, de leur pardonner, et de les secourir de ses conseils, afin que l'œuvre de Dieu n'échouât pas.

Marie Rousseau, suscitée par le succès de ce dessein, leur avait inspiré à tous ces sentiments de confiance, en les assurant que Dreu serait leur soutien et leur force. « La veille de » l'Asceaision, dit M. Olicr, lui proposant les difficultés qu'on » m'objectait à moi-même, elle me dit : Faites ce qu'il vous » plaira; mais, malgré l'avis contraire de tant de personnes, » vous serez curé; que d'autres vous disent ce qu'ils voudront: » toutefois, vous serez curé de Saint-Sulpice, Preu le veut. » Elle me témoigna enco: e que je devais m'abandonner cou- » rageusement à Dieu pour le servir dans la conduite de cette » paroisse : qu'à la vérité je devais m'estimer heureux d'avoir » été associé, par Notre-Scigneur, à une compagnie aussi Ca- » pable de me secourir que la nôtre, mais sans m'appuyer » pourtant sur elle; et que je demeurasse ferme quand même » tous ces messieurs viendraient à m'abandonner, et se sépa- » reraient pour aller servir Dieu ailleurs. »

Saint Vincent de Paul, comme on a dit, M. Bourdoise et le père Bataille, conseillaient à M. Olier de prendre la cure; et, à la fin, ce dernier lui fit un commandement de laccepter. Ne doutant plus alors de la volonté divine , il alla s'offrir à la très-sainte Vierge, pour la prier de l'aider à porter ce fardeau. « Prosterné à ses pieds, dit-il, je me suis trouvé en es- » prit comme une pauvre victime , abandonné à sa conduite,

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