P, 1642.—CURE DE S. SULPICE O ‘FERTE A M, OLIER
» pour devenir ce qu'il lui plairait; car il me semble que » c'est dans cetesprit que DIEU veu: que je le serve, c'est-à- » dire d'hostie dédiée à sa gloire, toute prète d'être égorgée » etimmolée pour son amour, » Lorsqu'on lui objectait qu'a vec le petit nombre de prètres qui s'étaient joints à ui, il était impossible de convertir uu peuple aussi nombreux que celui qui habitait le faubourg Saint-Germain: Dieu, répondaitil,
» qui m'a inspiré ce désh par sa bouté infinie, ne p'ut-il pas
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» l'inspirer à d'autres, et ieur donner là pensée de venir se » joindre à nous ? Au reste, quant il nous Iéisserait seuls, » celui qui a su gagner toute monde avec douze apoires, ne » pourra-t-il pas atirer à soi cette paroisse avec ce que nous » soinmes. »
Il était d'ailleurs convaincu qu'il ne pouvait renoncer à la cure de Saint-Sulpice sans anéantir les desseins de la Providence sur lui : desseins que Dieu lui avait montrés autrefois d'une manière cachée, et dont il lui donnait alors la parfaite intelligence.. « La cure de Saint-Sulpice que je vais occuper, » écrivait-il, me montre bien claireinent ma vocation , et l'é- » tat où Notre-Seigneur désire que je le serve dans le elergé ; » car, maintenant je me rappelle le songe que j'eus, il ya » neuf ou dix ans, dans lequel je vis saint Grégoire dans un » grand trône, saint Ambroise dans uu autre au-dessous de » lui, plus bas la place d’un curé qui était vacante, et bien » au-dessous un grand nombre de Chartreux. Ce songe me » montrait peut-ôtre que je devais remplir cette place de » curé, et servir l'Eglise, comme saint Ambroise et saint » Grégoire l'avaient servie dans leurs dignités éminentes ; et » que le ministère curial était bien plus utile et plus néces- » saire à l'Eglise que les occupations des simples Chartreux. » Dès qu'on m'eût fait la proposition de la paroisse de Saint- » Sulpice, la plus dérèglée de Paris, Diru me montra qu'elle » serait tellement renouvelée par sa miséricorde et le zèle » apostolique de nos messieurs, que les paroisses de la capi- » tale se réformeraient sur la notre , et qu'elle pourrait servir
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