‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 12 sur 235 · SA DEVOTION A MARIE, LU · texte numérisé non relu

SA DEVOTION A MARIE, LU

lance de la très-sainte Vierge, que sur ses talents naturels. Avant d'apprendre ses leçons, il l'invoquait toujours avec une dévotion extraordinaire ; et, comme si Dieu eût voulu le mettre dans une sorte de nécessité de recourir sans cesse à elle, il ne pouvait jamais rien apprendre qu'à force d'Ave Maria, ainsi que lui-même nous l'apprend, Lorsqu'il récitait cette prière, sa confiance en sa protectrice paraissait d'une manière touchante ; et l'on cût dit, en le voyant, que l'Esprit saint lui communiquait alors une portion des lumières et de la charité de l'ange dont il prononçait les paroles avec tant d’efusion de cœur,

{l nous fait connaitre, dans ses Mémoires, une autre pratique qui entretenait en lui ce recours habituel à Marie ; c'était de ne rien entreprendre sans aller auparavant la prier de le lui commander , comme un enfant qui veut dépendre en tout des volontés de sa mère, et de lui offrir les prémices de tout ce qu'on lui donnait, « Je remarquera ici, dit-il, une » chose qui paraît ridicule, ou au moins trop enfantine; mais » pourtant j'ai toujours été obligé de la continuer : c'est que » je n'ai jamais osé me servir d’aucun nouveau vêtement, » comme d'habits, de chapeaux, et du reste , sans lui en » consacrer le premier usage, en m'allant présenter à elle à » Notre-Dame , avec mes nouveaux habits, la priant de ne

-» pas souffrir que pendant qu'ils seraient à mon usage, j’eusse » le malheur d'offenser jamais son Fils. Il m'est parfois arrivé » de croire que cette pratique était une faiblesse et une niai- > serie, Comme aussi une sujétion trop grande , voyant que » pas un de ceux que je connaissais n’en usait, et que j'étais » le seul, Mais, dès que je manquais à ce devoir , j'en étais

.» aussitôt repris, Car le jour même, ou le lendemain, ou

» fort peu de temps après , mes hardes se perdaient, ou se

1» déchiraient, ou bien se brûlaient, Je remarquais ces acci-

LA

à *» dents comme une peine visible , qui m'était envoyée pour …» me Corriger de ma faute, et m'avertir de n’y plus retom-

» ber. »

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