‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 15 sur 235 · PART. 1622. — $S. FRANÇOIS DE SALES À LYON · texte numérisé non relu

PART. 1622. — $S. FRANÇOIS DE SALES À LYON

ces douces espérances. La seule consolation que M, et madame Olier purent goûter, fut de lui présenter encore leur fils qu'il bénit pour la dernière fois. M. Olier père attendait à Lyon les deux cours de France et de Savoie : sachant que saint François üe Sales devait accompagner cette dernière, il fut ravi de lui témoigner, dans cette circonstance , la haute estime qu'il faisait de son mérive et de ses vertus, et lui offrit, avec beaucoup d’instances, la moitié de son hôtel situé à k place de Bellecour, lequel étant d'une très-vaste étendue, et proche le monastère de la Visitation, présentait d'ailleur: toutes les commodités désirables. Le saint Evêque arriva le 29 novembre, mais, par amour pour la pauvreté, il refusa de loger dans la maison de l'Intendant. Il répondit à M. Olier °t à d’autres personnes de considération qui lui faisaient les même instances, qu'ayant prévu la difficulté qu'il y aurait de se loger (les deux cours étant à Lyon }, il s'était déjà assuré d'ur logement assez commode pour lui, et qui ne pouvait lui manquer. On le crut; mais ün fut bien surpris lorsqu'on apprit qu'il n'avait pour tout logis que la charbre du jardinicr de la Visitation , exposée à tous les vents, et où demeurait & plus le confesseur du monastère. Les instances recommencirent aussi inutilement ; et, Cconime on ne cessait de lui représenter qu'il souffrait beaucoup dans un lieu si incommode: «Je ne suis jamais mieux , répondit-il avec douceur , qu » quand je ne suis guère bier.» Enfin il parut si résolu à n’e point sortir, qu'on fut contraint de l'y laisser.

Bientot il tomba dans une grave apoplexie, et le bruit s'a étant répandu dans Lyon, il y eut une affiuence extraordinair à la chambre du jardinier. Madame Olier , sans pouvoir ca cher son émotion ni ses larmes , y accourut suivie de ses ex fants, pour servir elle-même ce saint malade, qui lui avai procuré tant de consolations, Mais tous les soins devenaicr jautiles. Inconsolable de voir ravir sitôt à sa famille cet angt tutélaire, elle désira de recevoir au moins sa bénédiction, et d’entendre de sa bouche une dernière parole. Le sain

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