‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 14 sur 235 · F SALES · texte numérisé non relu

F SALES

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e Div touttrois illustres int de la ville +s Olier, surt souvenant) ur aller ouïr dans la petite our de Lyon, vèque de Ge- »e Olier , leur alla présenter lui fissent la aternelle, les s louait tous rrand prélat , nt sage, mais ments , qu'il e de pester ère dolente, ne vous afbon enfant, is les mains ement et lui ssigné à vu irité l'oblige mois d'août e Villefran-

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PRÉDICTION DE 8. FRANCOIS DE SALES. 9 de témoins encore vivants, met dans la bouche de saint François de Sales ces paroles , qui portent comme l'empreinte et le caractère original de son esprit : Madame, il faut pardonner quelque chose à la jeunesse, les humeurs gaies ne sont pas les plus malignes : je n'ai qu'à vous dire que j'ai consullé Dieu sur la vocation de votre fils. Soyez consolée; le ciel l'a choisi pour la gloire el le bien de son Eglise. M. de Breton villiers, dans ses Mémoires, le père Giry et d'autres auteurs s'expriment * peu près de la même manière, et s'ils différent quant aux termes, ils s'accordent tous à faire dire à saint François de Sales, que Dieu lui avait manifesté la Vocation de l'enfant.

Le saint Evèque fit plus encore : après avoir dit à madame Olier qu'elle ne devait plus s'arrêter à ses doutes, et l'avoir engagée à changer ses craintes en actions de grâces, il la pria

| de lui donner son fils, pour qu'il le format lui-même aux ver- L tus et à la science ecclésiastiques. Son dessein était, en quit- ® tant Lyon, de remettre à son coadjuteur la conduite du dio— ù cèse de Genève, ct de se retirer dans une espèce d'ermitage Lsitué sur le rivage du lac d'Anneci, Il y avait déjà fait bâtir cinq ou six cellules, et c'était dans cette solitude qu'il se proposait d’avoir le jeune Olier auprès de sa personne, comme autrefois le. grand prêtre Hé eut en sa garde la jeunesse de DSamuel, Dieu lui donna pour cet enfant toute l'affection ct la Mendresse d'un père , et il inspira à M. Olier pour le seint pré- .Jat la confiance la plus filiale, et l'amour le plus respectueux. Dès ce moment et jusqu'à sa mort, il ne donna plus à saint François de Sales que le nom de père. « Si je le nomme parfois mon père, » dit-il, prêchant un jour le panégyrique dde ce saint, que la voix des peuples canonisait déjà , « c'est > que j'ai eu le bien d'avoir recu. sa bénédiction, et d'avoir » porté la sainte soutane par ses saints avis et son conseil. » à Mais déjà le saint Evèque touchait à la fin de sa vie, il ne devait plus revoir son église d’'Anneci; et sa mort, qu arriva eu de jours après , fit succéder les regrets les plus amers à

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