ZELE DE M. OLIER POUR L'HONNEUR DU SACERDOCF
prûires, et même de laïques, pour y faire, sous sa conduite, les
exercices spirituels. Il les accueillait tous avec alfainlité ;
veillait à ce que rien ne leur manquât, et ne souflrit jamais
que celui qui était chargé du temporel demandat rien à per-
sonne, quelque long séjour que l'on eût fait dans la maison.
grand scandale qui soit arrivé depuis long-temps dans l'Eglise de Dieu. Près Paris, un caré à été battu, et meurtri à coups de bâton , par le seigneur de son village , en présence de ses paroissiens , et à la porte de son église , avec le plus d'ignominie et de confusion qu'on puisse imaginer pour l'état ecclésiastique, Ce curé est un homme d'une grande intégrité, frès-capable , et il mérite pour sa personne, aus: bien que pour son caractère; d'être protégé. Je pense , monsieur, que si en commençant sa régence , la Reine voulait obliger ce gentilaomme à une satisfaction publique , elle releverait Pautorité de l'Église, et réprimerait beaucoup l'audace et Finsolence que la noblesse : coutume d'exercer sur les ecclésiastiques, violant ainsi impunément tous leurs droits, Comme dans un temps de libertinage , et sous un règne d'impiété. Des personnes de très-grand poids, et de très-haut mérite, m'ont témoigné que ce bon prêtre ne devait pas en venir à un accommodement ; qu'il y allait de l'intérèt universel de PEglise ; et qu'il était à propos que, dans le commencement de cette régence , on vengeât d'une manière exemplaire un sacrilége si odieux ; que cet acte de justice assurerait la paix et le repos à FEglise pendant tout le reste de la régence, et délivrerait Fes ecclésiastiques de la Yexation et de l'oppression où ils vives, surtout dans les pays éloignés de la cour. Car les prêtres n’y; 5 point de bouches pour se plaindre, et ils semblent n'avoir des épaules que pour souffrir. Fous messeigneurs les évèques ont grand intérêt à cela ‘ils frémissent pour leurs enrés sans pouvoir remédier à cette oppression ; vous le savez mieux que personne, vous qui, à la campagne, dans les travaux des missions, avez été témoin oculaire de tous ces maux. Souvent Du vous à fait gémir de compassion sur leur sort, et désirer d'y apporter reimvide ; et imaïintenantil vous met en main l'autorité, et vous donne le pouvoir de délivrer le clergé de l'oppression, C'est, monsieur, ce que l'Eglise, et tout le corps des curés vous demandent, et moi ie premier, qui ai l'honneur d'être de leurs confrères : je gémis avec eux, ayant, par votre grâce, parcouru assez de pays pour connaitre les peines et les maux qu''iis endurent loin de la capitale. Je me jette donc à vos pieds avec ce bon curé, pour vous demander le soulagement de l'Eglise, la liberté des prètres, et la irès-grande gloire de Daeu. »
Los sollicitations pressances de M. Olier, ses démarches réitérées auprès des personnes d'autorité et des évèques furent enfin exau-
vées. Du moins l'assemblée générale du ciergé de France fit sur
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