CALVIN
| commenceres , auquel ion pour ces lut en effet à L'année qui ent institués la à Paris, et aire des Misnde chrétien, Rhodes avait l'exécuter ene dessein qu'il onversion des éférence qu’il lement sur la asanctification ssi sur l'ordre reçu de DIEU, \ Vivarais et de n des protesalvin avait péuvergne et du vait fait comme {Let le cardile, avaient-ils foi, pour poril n’est pas au ier les esprits ; aux Cévennes les armes de la it l'autorité inque M. Olier rojet d'une misse vit déchargé ans le Vivaräais;,
MISSION DANS LES CIVENNES. 343 pour essayer de réaliser ce grand dessein, Jusqu'alors il s'était contenté d'attendre qu'il plût à Dieu de lui ouvrir luimème les voies ; mais, dans la convalescence qui suivit la démission de sa cure, les médecins l'avant envoyé d'abord aux eaux de Bourbon, puis lui conscillant de passer l'hiver dans le midi, il profita de cette conjoncture, pour se rendre en ces pays, et y aller offrir à Notre-Scigneur ses services, :
À Viviers, il ne put douter que les moments de la Providence ne fussent venus, etque Dieu n'eût disposé tous les espritsen faveur de cette entreprise, Car, étant arrivé dans cette ville l'avant-veille du synoile que l'évôque allait y célébrer à peine eut-il proposé la mission, que tous les curés \ tie dirent unanimement, et la demandérent pour leurs paroisses. \ssuré de leurs dispositions, il eut alors la pensée d'aller au Puy pour sonder celles du clergé et de l'évêque de ce diocèse, «, avant de partir, ilécrivit à M. de Bretonvilliers la lettre suivante : « Le diocèse de Viviers est sur le point de se ren » dre à Notre-Scigneur: je m'en vais demain au Puy, pour » voir si le feu est prét à s'y mettre, et prendrai mes mesures v ab commencer, à l'extrémité de Viviers, limitrophe du » Puy, la mission que nous v pourrons ouvrir ect hiver » laquelle on attend un succès merveilleux, Je AR s cher enfant, que nous ne nouvons pas mieux employer no- » tre bien qu’en ces œuvres divines, où il y va de sauver un » million d'âmes Et ce qui estadmirable, c'est que j'ai trouvé » en passant à Lyon, un camp volant d'ecclésiastiques mis « sionnaires, tous remplis d'esp |
rit apostolique; je pense > que nous les pourrons avoir
pour ces missions. Il y a de » ol employer vingt-cinq ouvriers, et cent si nous les pou- > vions avoir : tant est ample cette moisson , dont les gerbes » sont prêtes à couper : Segeles albæ sunt ad edohe Mon » ns, après avoir vu Ce que nous espérons , nous dirons avec » Siméon : Nune dimiltis. Aimons , servons, prions, souf--
} » frons : c’est tout ce que nous avons à faire.
» S'il se présente de bons sujets pour ceite mission, pre- -
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346 1V. PART. — SON ZÈLE POUR LA CONV. DES CALVIN, » nez-en le plus que vous pourrez, vous ne sauriez faire un » plus grand œuvre par-delà ; il ne tient qu’à des moisson- » neurs pour faire des fruits admirables. J'espère que, dans » ce séjour que la miséricorde de Dieu m'invite à faire en cs » quartiers, il y aura moven d'ébranler les Cévennes. Allons » à Dieu de toute l'étendue de notre cœur ; tout est à lui ; que » tout aussi se consume pour son service , dans le corps «t » l'esprit, le temporel et le spirituel. Vous avez été toujours » notre secours dans l'œuvre de Dreu , voici le temps » où les facilités s’augmentent et s’accroissent, et où ke » bien sera utilement employé pour Dieu et pour sen » Eglise. Mon cher enfant, à présent que les principales dé- » penses des pierres mortes sont faites , il faut songer à l'ac- » quisition des pierres vivantes de Jésus-Curisr. Au nom de » JÉsuS, croyez-moi : Primum quod animale, deinde qued » spiriluale; vous avez travaillé à l'un avec générosité, il faut » travailler à l’autre avec magnificence. Les prêtres sont l’ins- » trument immédiat du salut des âmes et de la gloire de Ji- « sus. Envoyez-moi tous ceux qui seront formés, et en (tat » de servir ; nous ferons, avec les moindres sujets, des mer- » veilles pour Dieu. Je ne demande que des cœurs vide » d'eux-mêmes , des esprits simples et des âmes vertueuses : » nous en verrons des miracles. Les esprits suffisants et sul- » tils, qui n'étudient pas leur anéantissement , ou qui n'es » ont pas reçu la grâce par prévention, ne feront jamaiï » grand'chose , si ce n'est que par fois le zèle dans l'emploi « » le travail ne les change. Dites à notre frère Chénart qu'il » s'avance vitement, et qu'il nous faudra le dépayser etk » mettre dans le service pour le salut des âmes; et qu’il w » pense pas que je le laisse là fainéant , ni tous nos chers et
» fants du séminaire. Exhortez-les de ma part dans les coult-
» rences des vendredis. C’est trop aimer la chambre et son oi- » siveté, que de demeurer à Paris. C’est être sans charité, » que de ne point sortir de là, pour délivrer de l'abime n6 » frères qui crient au secours. »