‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 171 sur 235 · S48 IV. PART. — SON ZÈLE POUR LA CONV. DES CALVIN · texte numérisé non relu

S48 IV. PART. — SON ZÈLE POUR LA CONV. DES CALVIN

» Vous ne sauriez croire combien ce voyage m'a obtenu de » Du de jour et de lumière, pour entreprendre ce grand » ouvrage des Cévennes, pour lequel il nous a si long-temps » laissé gémir ct soupirer. O mon très-cher frère et enfant ! », de quelle importance croyez-vous qu'il soit de donner le » moyen de former des sujets pour le service de Jésus , et de » fonder des places pour recevoir (au séminaire) des personnes » qui dépendent de nous, et que nous pourrons envoyer dans » ces lieux abandonnés”? Qu'il ne nous soit pas reproché que, » peur n'avoir pas voulu recevoir quelques sujets, nous ayons » laissé périr des contrées et des provinces entières ! Notre- » Seigneur nous demandera compte des moyens temporels, » et surtout des ouvertures spirituelles qu'il nous aura libé- » ralement départies pour le servir, O mon fils ! travaillez » pour cela auprès de monsieur votre frère. Si je vais à Paris, » je lui en pärlerai ; car il faut le sauver, ctle sauver magni- » fiquement , en le faisant contribuer au salut d'un millier » d’ämes. I semble que Notre-Seigneur n'ait délivré de mon » fardeaut {de la cure), pour être plus libre et entrer dans » l'étendue de son œuvre. Vous n'avez pas oublié ce que je » vous ai dit autrefois des trois provinces.

» Notre-Seigneur nous laissant dans l’usage des secours » temporels pour aider au salut des àmes, il faut employer » avec amour ce moyen que nous avons entre les mains. Hé- » las! mon fils ,si fe sang n’a rien coûté à Jésus-Cnrisr pour » nous ; le bien, la cendre et la poudre de la terre nous se- » ront-ils quelque chose , lorsqu'il s'agit de les mêler avec ses > trésors divins, afin de coopérer avec lui au salut de tant » d'’ämes? Je vous remercie par avance pour elles, pour » Jésus-Curisr et pour vous-mê@ine , des offres que vous me » faités de sacrifier tout, »

Pour assurer le succès de ces missions, M. Olier crut qu'il fallait faire les premières tentatives dans celle de toutes les villes occupées par les Protestants, qu'il importait le plus de réunir à l'Eglise. Privas, fortifiée par sa situation et par quel-

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