DES CALVIN
e m'a obtenu de rendre ce grand a si long-temps frère et enfant !
it de donner le de Jésus , et de re) des personnes ns envoyer dans as reproché que, jets, nous ayons entières ! Notreyens temporels , nous aura libén fils! travaillez Si je vais à Paris, le sauver magnialut d'un millier it délivré de mon re et entrer dans s oublié ce que je
sage des secours il faut employer e les mains. HéisUs-CHRIST pOur la terre nous scles mêler avec ses
au salut de tant pour celles, pour res que vous me
[. Olier crut qu'il
elle de toutes les portait le plus de ation et par quel-
joindre des missionnaires de Lyon ct d'autres prédicateurs.
MISSION DE PRIVAS. 349 ques ouvrages faits au besoin , située d'ailleurs dans un pays coupé par de grandes vallées et parsemé de villages populeux, était devenue , soit par la concession de nos rois, soit par une lente usurpation , une place de sûreté pour les Protestants de la France. On sait que Louis NH ct le cardinal de Richelieu avaient été contraints de faire en personne le siége de cette ville, auquel vingt-cinq mille hommes prirent part, et où plusieurs officiers de marque périrent, Mais depuis qu'elle avait été forcée de recevoir le joug du vainqueur, elle n'en était que plus obstinément attachée à l'hérésie , et passait avec raison pour la métropole du parti Huguenot, dans toute cette contrée. Espérant donc que, quand elle serait une fois convertie, les autres villes se rendraient plus facilement, M. Olier désira que M. de Quaylus fût chargé de la cure de Privas, et ce choix fut unirersellement approuvé. Il laissa à Privas un autre de ses ecclésiastiques, pour sonder les dispositions des habitants, sur le dessein qu'il avait formé d'ouvrir dans cette ville de petites écoles gratuites.
Sa pensée était que si l'on pouvait, par ce moyen, attirer les enfants des Huguenots, et leur inspirer, dès le bas âge, l'amour de la religion tholique, on saperait l'hérésie par ses fondements. Il trouva en effet des hérétiques qui consentirent à envoyer leirs enfants à ces écoles, et même à les donner à ses ecclésiastiques pour en être par là déchargés. Mais les ministres, alarmés à cette nouvelle, firent tant sur l'esprit des habitants, que personne parmi eux ne voulut louer une maison aux missionnaires. [ls furent six mois sans en pouvoir trouver, jusqu'à ce qu’enfin l’un des principaux de la secte consentit à leur louer la sienne, malgré l'anathème que le consistoire avait lancé.
Cette mission occupa M. Olier jusqu'à sa mort, c'est-àdire, durant cinq anntes consécutives. Nous en rapporterons de suite les résultats. Sur la demande du serviteur de Div, M. de Bretonvilliers fit partir pour le Vivarais quatre ecclésiastiques du séminaire de Saint-Sulpice, auxquels vinrent se