U CANADA
» Ils se saluèsous le lisons de félicita M. de la nettant entre les lui dit ces paroélébra ensuite la rsière, et, après le pare du chàres, des desseins curer la gloire de aient les mêmes es moyens. Cette 8 non moins frappas de douter que caliser de concert oment d'une trèse de lettres.
ssociation de peris sous le nom de le souverain Pon- ; plénières. Le serar ses conseils, el
toutes les résolu-
stic lui fit prendre.
Montréal à M. de it reçue en don de ion d'y établir unt s réitérées de M. de le voyage de Dausa place, par COnet approuvé par l suivant. Voici les société de Montréa:
mblablement rédie. « Le dessein des
FONDATION DE VILLE-MARIE. . 359 » associés est de travailler purement pour la gloire de Duru » et salut des sauvages. Pour atteindre ce but , ils ont arrèté » entre eux d'envoyer, l'an prochain, à Montréal, quarante » hommes bien conduits, équipés de toutes choses néces- » saires pour une habitation lointaine, et de fournir deux » chaloupes pour transporter les vivres de Québec à Montréal. » Ces quarante hommes étant arrivés dans l'ile, se fortifieront » d'abord contre les sauvages , puis s'occuperont pendant » quatre ou cinq ans à défricher la terre et la mettre en état » d'être cultivée. Pour avancer cet ouvrage, les associés aug- » menteront d'année en année le nombre des ouvriers , selon » leur pouvoir ; enverront des bœufs et des laboureurs à pro- » portion de ce qu'il y aura de terres défrichées, et un » nombre suffisant de bestiaux pour en peupler l'ile et en— » graisser les terres. Les cinq années étant expirées, les asso- » ciés , Sans interrompre le défrichement, feront bâtir un » séminaire {c'est-à-dire une sorte de collége), pour y ins- » truire les enfants mâles des sauvages. On tachera de con- » server habituellement dans cette maison dix ou douze ec- » clésiastiques , dont trois ou quatre sauront les langues du » pays, afin de les enseigner aux missionnaires qui viendront » de France. Ceux-ci, en arrivant, se reposeront un an au » séminaire , pour apprendre ces larigues , et ensuite être dis- » persés parmi les nations sauvages, selon qu'il sera jugé à » propos. S'ils tombent malades, le séminaire leur servira » de retraite. Les autres ecclésiastiques s'occuperont à l'ins- » truction des enfants des sauvages et des Français habitants
Sa
) de ladite île. Il y faudra encore un séminaire de religieuses » pour instruire les filles sauvages et les françaises, et un » hôpital pour y soigner les pauvres sauvages quand ils seront » malades. Enfin toutes ces choses étant en bon état, on ne
» pensera qu'à bâtir des maisons pour loger quelques fa-
à » milles françaises, les ouvriers nécessaires dans le pays , les
» jeunes gens mariés qui auraient été instruits aux sémi- » uaires, et les autres sauvages convertis, qui voudraient s'y
360 1V. PART.—CONVERSION DES SAUVAGES DU CANADA. » arrêter, On donnera à ceux-ci quelques terres défrichées, » des grains pour les semer, des outils et des hommes pour » leur apprendre à les cultiver. Au moyen de ces mesures, » les associés espèrent, de la bonté de Dieu, voir en peu de » temps une nouvelle Eglise, qui imitera la pureté et la cha- » rité de la primitive; ils espèrent encore que dans la suite » eux-mêmes et leurs successeurs, étant bien établis dans » l'ile de Montréal, pourront s'étendre dans les terres et y » faire de nouvelles habitations, tant pour la commodité du » pays, que pour faciliter la conversion des sauvages. »
M. deg: Dauversière et M. Olier avaient déjà envoyé à Québec vingt tonneaux de vivres, et d'autres choses nécessaires à l'établissement de la colonie; et l'année suivante ils assemblèrent environ trente familles, qui, par zèle pour la religion, plutôt que par intérêt, se dévoutrent à cette bonne œuvre. De ce nombre étaient des genti Ishommes, des négociants, des artisans, des cultivateurs. Il manquait un homme d'expérience et d'autorité, qu'on püt mettre à la tête de la colonie; M. Ouer et son collègue avaient souvent demandé à Duu d'en susciter quelqu'un, lorsque M. Paul de Chaumedy, de Maisonneuve , exercé dès sa jeunesse au métier des armes, et tout dévoué aux intérêts de la religion , se présenta de luiméme pour conduire ce dessein. Ils demandaient aussi à Diev d’inspirer un semblable dévouement à quelque femme courageuse , qui püt assister les malades de la colonie; et dans le même temps arriva de Langres à Paris mademoiselle Manse, qui s’offrit en effet pour les servir. Après qu'elle eut fait connaître ses dispositions à M. Olier et à Marie Rousseau , qui a confirmèrent dans son dessein et acceptèrent avec reconnaissance ses services, elle se rendit à La Rochelle, pour l'embarquement£.
Enfin la petite troupe s'étant partagée sur deux vaisseaux, mit à la voile vers la fin du mois de juin 1641 , et arriva heureusement à Québec, où elle passa l'hiver. Les missionnaires
de la compagnie de Jésus résidant dans cette ville, et que les
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