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les impressions avant de quitter ape son ahjuradéjà catholique.
rône, sacrifiant es plaisirs , il se pour un Protesplaisirs l'aban- ‘abri de tous les cins qu'il n'avait urs au ministère it mourir dans la repentait sincèiliation.
après la sanctifirages de la Noud'en parler , afin e qu'il entreprit ssait de voir que ns Ce pays, Souqu’à la honte du es compagnies de s richesses , sans r en échange les ülant du désir de solut de former à iée au salut de ces issement qu’il ÿ sauvages du Haute facilement pour r conversion n'aein de bâtir , dans à la fois le siège des sauvages, le ns, et serait COn-
FONDATION DE VILLE=MARIE, 357 sacrée à la très-sainte Vierge, et appelée pour cela Ville- Marie. « De tous les projets que l'on a faits pour la conversion » de ces barbares , écrivait, vers la fin du même siècle, le » père Le Clercq, Récolet missionnaire, il n'y en a point » eu de plus désintéressé, de plus solide, ni de mieux con- » certé que celui-ci, »
Pendant que M. Olier en méditait l'exécution , il connut, de la manière du monde la plus extraordinaire, un gentithomme à qui Dieu avait inspiré le même dessein. C'était Jé— rome Le Royer de la Dauversière, résidant à la Flèche, en
Anjou , qui portait au plus haut degré l'abnégation , le dé tachement, l'assiduité à l'oraison, et surtout l'amour des austérités, quoique engagé dans l'état du mariage. Il était persuadé qu'il devait donner commencement à une congrégation d'hospitalières, afin d'en former ensuite un établissement dans l'ile de Montréal , encore inculte et déseste. Son directeur , à qui il fit part d’un dessein en apparence si ex— travagant , le rejeta d'abord comme on devait s'y attendre. Néanmoins , après l'avoir examiné mûrement, il finit par y donner son approbation, et permit à M. de la Dauversière d'aller à Paris , pour essayer de se procurer les secours néces-
saires à l'établissement d'une colonie dans cette ile. Il fal-
lait en effet commencer par là , puisque les hospitalières , qu'il voulait fonder , ne devaient être destinées qu'au soulagement des colons, lorsqu'ils seraient malades. Etant arrivé à Paris,
il alla se présenter chez le Garde-des-sceaux, qui était alors à
Meudon ; dans le même temps , M. Olier s’y rendit pour quel-
ques affaires, et la Providence voulut qu'ils se rencontrassent
dans la galerie de l’ancien château. Alors ces deux hommes, qui ne se connaissaient pas, qui ne s'étaient jamais vus, et n'avaient eu aucune sorte de rapports ensemble , poussés par une sorte d'inspiration , coururent s'embrasser comme deux amis qui se retrouveraient après une longue séparation. « Ils » se jetèrent au cou l'un de l’autre, dit "1. de Bretonvilliers, » avec des tendresses et une cordialité si grandes , qu'il leur
358 1V. PART.—CONVERSION DES SAUVAGES DU CANADA. » semblait qu'ils n'étaient qu'un même cœur. » Ils se saluèrent mutuellement par leur nom, ainsi que nous le lisons de saint Paul et de saint Antoine; M. Olier félicita M. de la Dauversière du sujet deson voyage; et, lui mettant entre les mains un rouleau d'environ cent louis d'or, lui dit ces paroius : Monsieur , je veux être de la partie. I célébra ensuite la sainte Messe , où communia M. de la Dauversière, et, après leur action de grâces , ils se retirèrent dans le parc du chàteau , où ils s'entretinren!, durant trois heures, des desseins qu'ils avaient formés l'un et l'autre pour procurer la gloire de Dieu das l'ile de Montréal. Tous deux avaient les mêmes vues, et se proposaient d'employer les mêmes moyens. Cette rencontre si extraordinaire , et la conformité non moins frappente de leurs projets , ne leur permettant pas de douter que Dieu ne les eût effectivement choisis pour réaliser de concert cette entreprise , ils se lièrent dès ce moment d’une trèsétroite amitié , et entretinrent un commerce de lettres.
M. Olier commença par former une association de per-
sonnes zZélées et opulentes, connues depuis sous le nom de |
Sociélé de Notre-Dame de Montréal, et que le souverain Ponlife daigna encourager par des indulgences plénières. Le serviteur de Dieu la dirigea constamment par ses conseils, et M. de la Dauversière en exécuta presque toutes les résolutions, en qualité de procureur, que sa modestie lui fit prendre. La première fut d'aller demander l'ile de Montréal à M. de Lozon, intendant du Dauphiné, qui l'avait reçue en don de la grande compagnie du Canada, à condition d'y établir une colonie. Ce magistrat , cédant aux instances réitérées de M. de la Dauversière, qui fit deux fois à cette fin le voyage de Dauphiné , substitua M. Olier et ses associés à sa place, par contrat passé à Grenoble le 17 août 1640 , et approuvé par l grande compagnie au mois de décembre suivant. Voici les principales dispositions des articles que la société de Montréx s'engagea à exécuter, et qui furent vraisemblablement rédigés par M. Olier et M. de la Dauversière. « Le dessein des
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