‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 181 sur 235 · AGES DU CANADA · texte numérisé non relu

AGES DU CANADA

nt. M, de Maison-

‘€ pour en représen-

Olier de se charger R

bres de la Societe de M. Olier accepla en-

méraent à la pensée

mps. Il nomma M.c:

sement projeté , eli art, destiné pour h ui devait former ls e ; et M. Dallet, pour mmé vicaire-génen posa cette mission à mue de concert, Lin son zèle, se mit ali prêt à courir de toulà [irait même dans lex , reprit M. Olier; ûmes ; et vous VOUS > pourrez vous échap on fut bientôt justil mort du serviteur à Marie, Le jour & oût 4664 , après avi le mit à faire la gai unaté s'occupaient s cachés en embusti te, qu'ils mirent de is leur pays. « Lors aient les Hospitaliè , tous les traits de #

ce mouchoir, en 5%

t prisonniers dans?

: ce que nous ont M. de Caillères , P°

FONDATION DE VILLE-MARIE, 365 » sonnes dignes de foi, ainsi qu'un père Jésuite, qui était + prisonnier d’une nation plus éloignée , et qui nous a » assuré que les sauvages lui avaient parlé de cette merveille » comme d'une chise extraordinaire, Ce qu'il y a de parti-

» culier, c'est qu'il n'y avait point de sang au mouchoir, et

A qu'il était très-blanc : il paraissait dessus comme une cire

» blanche très-fine , qui représentait la face du serviteur de » Dieu, Les sauvages s'entre-disaient les uns aux autre que » cet homme était un grand démon , ce qui veut dire, parmi » eux, un hommé excellent et tout esprit, Is en conçurent » une si grande crainte, qu'ils vendirent ce mouchoir aux » Anglais. »

La sœur Bourgeois institutrice des sœurs de la Congrégation,vouces à l'instruction des jeunes filles, et qui rapporte les

nèmes circonstances ajoute qu'on regardait conime un fait

oustant, que M, Le Blaitre avait parlé, après que sa tête eut ie séparée de son corps. Sans doute, qu'à l'exemple du pre-

mer martyr, saint Etienne, il demanda grâce pour ses meur-

Aricrs ; car le sauvage qui lui avait tranché la tête , et qui s'ap-

elait Hoandoron, eut le bonheur de se convertir et de mouir à la mission des prêtres de Saint-Sulpice, aussi chrétien-

ement qu'il avait vécu depuis son baptôme.

« Cette perte, continuent Îles Hospitalières, nous a coûté ) bien des larmes, tant à cause de l'estime et de la vénération dont nous étions pénétrées pour cegrand serviteur de Dieu,

que pour les obligations infinies que nous lui devions. Nous nous flattions au moins de posséder pendant long-

temps M. Vignal, qui nous avait été donné pour supé-

rieur ; mais le bon Dieu en a disposé bien autrement, et

lui à fait éprouver le même sort qu'à M. Le Maitre. Après

la mort de ce dernier, il fut mis économe du séminaire, et

cbligé, pour satisfaire à sa charge, d'aller afec quelques

ouvriers à une habitation nommée l'Ile-la-Pierre , pour en

faire tirer, afin de bâtir le séminaire : il fut aperçu par les Sauvages, qui ie prirent ct le tuèrent, Ces malheureux,

366 iv, PART, — CONVERSION DES SAUVAGES DU CANADA.

x, » non contents de cela, firent rôtir sa chair et la mangèrent. la vi fl » C étsient des circonstances bien douloureuses pour ses amis, bord ji » mais particulièrement pour nous qui en sommes vivement crois [] » affligées, » en 14 {? La compagnie de Mentréal avait travaillé jusqu'alors à dé- ble q:

fricher et à peupler le pays, uniquement pour procurer là À lation conversion des sauvages, Désirant de voir continuer cetie œu- à d'être vre dans le même esprit de désintéressement, elle‘substitua à Conso sa place les ecclésiastiques du séminaire de Saint-Sulpice; et, À que N par contrat du 9 mars 1663, leur fit cession et donation de D Néan: tous les droits scigneuriaux. Ces droits devinrent, pour les gnait nouveaux possesseurs, une Charge très-onéreuse : ils furent D d'abor même obligés à tant de dépenses, pour le soutien de cette BR temps colonie, qu'ils auraient été contraints de l'abandonner , sans R vre, « les libéralités de M, de Bretonvilliers, de M. de Quaylus, de Apr M. du Bois et de quelques autres prêtres du séminaire. Une D Du : conduite si désintéressée attira la bénédiction de Drew sur D qu'une leurs travaux : ils défrichèrent peu à peu woute l'ile, la peu- LE longue plèrent, la mirent en valeur , établirent des paroisses, bâti- JS À pein rent des églises, et entretinrent, pour les sauvages, diverses Bise de missions. « Certainement vingt particuliers, entre lesquels Bi pierre. » on aurait partagé cette ile, disait le père Charlevoix, ne JE qu'il fa » l'auraient pas mise dans l'état où nous la voyons, et n'y Sprendr » rendraient pas les peuples aussi heureux : c'est le fruit du BB quillité » travail et de la bonne conduite des seigneurs. On avait eu, D» rait, » dès le commencement , une attention particulière à n'y re- 2 mau » cevoir que des habitants d'une exemplaire régularité; et Æ quicter » cette ile ressemblait à une communauté réligieuse. » Un M tes à N autre historien ajoute : « Il a régné long-temps, entre les ha- Æ Ou en » bitants de Montréal, une sorte de communauté de bien, D violente » qui subsiste encore dans les campagnes : on allait, dans D Amour » les voyages, loger chez les premiers venus ; rien n'étai de flam » fermé sous la clef, et il était inoui qn’on eüt eu à se reper Eux qu » tir de sa confiance. Enfin les espérances de M. Olier, sut avoir p l'accroissement de cette colonie, ont été pleinement réalisées: D fut délit

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