‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 182 sur 235 · DU CANADA · texte numérisé non relu

DU CANADA

r et la mangérent, uses pour ses amis, sommes vivement

é jusqu'alors à dét pour procurer la ‘ontinuer cetie œŒu- ‘nt, elle’substitua à Saint-Sulpice; et, sion et donation de eviurent, pour les méreuse : ils furent le soutien de cette l'abandonner , sans M. de Quaylus, de ; du séminaire. Une diction de Dieu sur woute l'ile, la peules paroisses, bâtis sauvages, diverses icrs, entre lesquels père Charlevoix, 2 5 la voyons, et nf ix : c'est le fruit du neurs. On avait eu, articulière à n'y rt plaire régularité; & té réligieuse. » Un temps, entre les hammunauté de bien, es : on allait, dans venus ; rien n'était n eüt eu à se repetr ces de M. Olier , sut bleinement réaliséts:

MALADIE DE M. OLIFR. 307 la ville de Montréal, ou autrement Ville-Marie, formée d'a-

bord de quelques cabanes, comme on à vu, prit tant d'accroissement , qu'elle comptait quinze ou seize cents habitants, en 4677. Un siècle après , elle était presque aussi considérableque Québec, et aujourd'hui elle se compose d'une population de plus de quarante mille âmes, et vient même enfin d'être honorée d'un siège épiscopal, M, Olier n'eut point la consolation de voir de si heureux résultats, étant mort avant que M. de Quaylus et es compagnons eussent mis à la voile. Néanmoins , comme il sentait qu'il touchait à sa fin, et craignait qu'après lui on ne renonçât à un dessein qui devait être d'abord si onéreux et si diflicile, il recommanda , peu de temps avant de mourir , qu'on ne laissât pas de le poursuivre , déclarant que telle était la volonté de Du.

Après que M. Olier eut ainsi travaillé aux œuvres du zèle, Du voulut que les dernières années de sa vie ne fussent qu'une suite continuelle de croix, et qu'il trouvât, dans de longues souffrances, de quoi mettre le comble à ses mérites. À peine était-il sorti, en 1652, de la maladie qui l'avait obligé ise démettre de sa cure, qu'il ressentit les douleurs de la pierre. Elles devinrent bientôt si aiguës , qu’à voir les efforts qu'il faisait pour soutenir son courage, on avait peine à com—

i prendre comment il pouvait jouir toujours de la même tranquillité d'esprit. « ‘l faut avoir éprouvé tout ce qu'il endubo rait, dit M. de Bretonvilliers, pour savoir combien ses 2 » maux étaient insupportables. » Cependant, au lieu de s’inà quiéter et de se plaindre, il se contentait d'offrir ses souffrances à Notre-Seigneur , en lui exposant simplement son mal, Lou en lui parlant le langage le plus tendre. Au milieu de ses Lviolentes tranchées , on l'entendait répéter quelquefois : D Amour , amour , amour ! et ces paroles semblables à des traits Rde flamme, produisaient toujours desi vives impressions sur Ceux qui étaient présents, qu'ils ne se retiraient point sans avoir pris la résolution de mener une vie nouvelle. Dès qu'il Rat délivré des douleurs de la pierre, Dieu voulut l'éprouver

ii) î | pl Lu ä pl 1H

Page 1