‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 193 sur 235 · IV. PART.—GUÉRISONS ATTRIBUÉES A. M, OLIER · texte numérisé non relu

IV. PART.—GUÉRISONS ATTRIBUÉES A. M, OLIER

un peu , et crut voir deux personnes qui s’avançaient vers elle, vêtues d'habits d'une blancheur et d’une clarté admirables, dont l’une lui parut être M. Olier et l'autre la mère Agnès ; et, comme elle voulut les regarder: avec plus d'attention pour se confirmer davantage dans ce jugement, la vision disparut. Elle fut dès-lors si bien rétablie, qu'après un peu de sommeil fort doux et fort tranquille, on la trouva à son réveil, sans fièvre et sans aucune incommodité, quoiqu'il ne fût survenu aucune crise, qui eût pu déterminer une si prompte guérison. Le frère de mademoiselle du Passage, Claude-Martial du Passage, seigneur de Silloux , et tous les au’res qui , à son réveil, la trouvèrent sans indisposition, attribuèrent cette guérison à quelque moyer surnaturel, à cause

de sa promptitude et de la grièveté du mal , la malade étant |

alors à l’agonie, comme chacun en était persuadé. Aussi, depuis ce temps, mademoiselle du Passage regarda M. Olier comme son père ; et se croyant redevable de Ja vie à son intercession , elle publiait partout son crédit auprès de Dieu. « Elle » sème en ce lieu, parmi les prêtres ct les religieuses , écri- » vait M. Le Breton, l'esprit et la doctrine de M. Olier, et » leur fait lire ses livres. »

M. du Fornef, de son côté , fit de nouvelles informations dont il nous reste deux actes authentiques. Le premier constate la guérison de Jacques Chapuis, demeurant à Valence en Dauphiné, et qui, atteint d’une fluxion de poitrine que tous les remèdes n'avaient pu guérir, reçut de sa sœur, religieuse à Saint-Didier, un morceau de la soutane de M, Olier; Ayant invoqué le serviteur de Dieu avec grande confiance,

il se sentit soulagé, se leva du lit le jour même, sortit de sa |

maison , et n'éprouva plus aucun mal.

L'autre information certifie que le sieur Claude Chambonnet, habitant de la ville de Monistrol, tomba malade le 25 juillet 1657 , au prieuré de Godet, à trois lieues du Puy , sans pouvoir être secouru de personne. Que se voyant accablé par la violence de la douleur, il s'adressa à M. Olier

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