‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 192 sur 235 · M. NÉRON · texte numérisé non relu

M. NÉRON

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CATHERINE ROUSSET.—MADEMOISELLE DU PASSAGE. 405 nouveau commissaire pour en informer M. Balthasar de Ravissac , prêtre, docteur en théologie, chanoine de la cathédrale et vice-official. La dame Catherine Rousset et le sieur Claude Rousset , son père, lieutenant de Latte et de Sainte- Sigoléne, avaient été guéris miraculeusement, au mois de janvier 1660, par l'invocation du serviteur de Dieu. Cette dame étant venue au Puy, et s'étant présentée devant ce commissaire, certifia qu’elle avait été affligée d’une grande perte de sang , l’espace d'un an environ, et si extraordinaire pendant dix jours , que si le mal eût ainsi duré plus long-temps, elle pensait qu'elle n'aurait pu le soutenir sans expirer. Elle ajou. que, dans cette extrémité, elle se souvint tout-à-coup d'avoir reçu d’une religieuse de l’ordre de Saint-Bernard un morceau d’une manchette de M. Olier, et que, se débarrassant de tous les médicaments qu'on lui avait donnés , assurée intérieurement d'avoir u” secours plus yuissant dans cette re— lique , elle se mit à invoquer avec ferveur M. Olier, et qu’en moins d'une demi-heure elle se trouva si pleinement soulagée, que le soir même elle se leva de son lit, se trouva en état de reprendre ses fonctions ordinaires. Elle rendit ce témoignage avec serment sur les saints Evangiles,

Une demoiselle de qualité du diocèse de Saint-Flour, demeurant à Auzon, à deux lieues de Brioude, vint aussi a‘tester, devant M. de Ravissac, une guérison opérée en sa personne par le serviteur de Dieu, et qu'elle racontait partout comme un miracle. C'était Françoise de l'Espinasse du Passage, autrefois l'une des personnes les plus mondaines de cettè contrée, qui, étant venue au Puy, l'année de la mort de M. Olier, et s'étant confessée par hasard dans l’église du séminaire, y fut si touchée de la grâce et si parfaitement changée , que depuis on ne parlait d'elle qu'avec admiration. Au mois de mai 1661 , étant frappée d'une grave maladie, et réduite à une telle extrémité, que les médecins ne lui donnaient pas une heure de vie, on fit pour elle un vœu en invoquant M. Olier et la mère Agnès de Langeac. Une demi-heure après, la mourante s'assoupit

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