SUR L’ÉTABLISSENENT DES SÉMINAIRES EN FRANCE. (P
Plusieurs historiens attribuent l’établissement des séminaites, les ur:: aux Oratoriens, les autres à M. Bourdoise ; d’autres enfin aux prâtres de la Mission, ou même à divers évêques ; néanmoin:, l’étude des monuments de cette époque ne nous laisse pas lieu de douter que le séminaire de Vaugirard n’ait été le premier établi dans le royaume. Pour justifier ici la vérité de cette assertion , il est nécessaire d’entrer dans quelques détails :
1° Bérault-Bercastel suppose que, dès leur origine , les Orat riens eurent la direction des séminaires. Il faut cependant : :marquer que ces séminaires n'étaient, au fond , que des colléges où l'on enseignait, outre les belles-lettres , la philosophie et la théologie. C'était ce que ces pères pratiquaient encore en 1656,
dans piusieurs de leurs maisons. £ruditioni incumbunt in collegiis, in quibus, præter humaniores litteras, philosophiam et theologiam profitentur. De là plusieurs de ces séminaires sont appelés séminaires-colléges , tel que celui de Luçon, qui fut uni à l’Oratoire en 1616, Celui de Macon était de même nature, puisque les Oratoriens devaient y entretenir un régent d'humanités, up régent de rhétorique, un professeur de philosophie et un de théologie, En 1624 , ils prirent la conduite de celui du Mans, qui est encore appelé collége-séminaire du Mans, et s’obligèrent à y entretenir des régents pour les lettres humaines. Or, jamais ces colléges ne furent considérés comme des séminaires proprement dits. Ainsi, par exemple, malgré Pétablissement des Oratoriens, connu sous le nom de coflége-séminaire du Mans , où, en 1651, on enseignait encore les humanités , la philosophie et la théologie, M. Emery Marc-la-Ferté, évêque de cette ville, fonda son séminaire en 1645,et en donna la coduite aux prêtres de la Mission. La même année, M. Séguier, évèque de Meaux , établit aussi son séminaire diocésain, quoiqu’en 1637 on eût donné à l'Oratoire, et pour la même fin, l'abbaye de Juilly, qui ne fut jamais qu’un simple coliége.
Le séminaire établi d'abord à Paris par le cardinai Francois de Joyeuse, pour vingt-deux ou vingt-auatre jeunes clercs, sous la conduite des Oratoriens, transféré en 1614 au collége de Dieppe, que ces pères dirigeaient, puis à Rouen, ne produisit aucun résultat, sans doute parce qu’il avait été établi pour des enfants. « À peine voit-on un seul de ces jeunes clercs qui réus- » sisse , » écrivait en 1656 saint Vincent de Paul. « Ce pieux » dessein n'ayant pas été tout-à-fait exécuté, dit l'historien des » archevéques de Rouen, la fondation fut destinée pour nourrir » trente pauvres écoliers » qu’on appelait, dans ces derniers temps, les Joyeuses, du nom de leur fondateur, Le séminaire de Reims, établi par le cardinal de Lorraine, à son retour du concile de Trente , ne s'était soutenu qu'environ vingt ans, quoiqu’on semble dire le contraire dans la Gallia Christiana. L'ancien historien de M. Bourdoise ajoute : « Au bout de vingt » ans, il dégénéra si fort, que les ecclésiastiques qu’on y élevait » ne servaient plus que de laquais à MM. les chanoines, pour » leur porter la queue, lorsqu'ils allaient au chœur, d’où ils
que
sur ile blit ce M.
réu
smbunt in colle-
hilosophiam et séminaires sont on, qui fut uni ne nature, puisnt d'humanités, Sophie et un de ui du Mans, qui t s’obligèrent à ines. Or, jamais inaires propresement des Ora- » du Mans , où, philosophie et de cette ville, tite aux prêtres que de Meaux , n 1657 on eût > de Juilly, qui
nai Francois de es clercs, sous au collége de 1, ne produisit établi pour des rlercs qui réusul. « Ce pieux l'historien des e pour nourrir IS ces derniers Le séminaire de son retour du ‘on vingt ans,
ia Christiana.
bout de vingt qu’on y élevait 1anoines, pour hœur, d’où ils