‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 21 sur 235 · PÉLERINAGE DE M, OLIER À LORETTE · texte numérisé non relu

PÉLERINAGE DE M, OLIER À LORETTE

ainsi de ses amis 4 ce * PRE dés mme si Div eût voulu d'abord le réduire à cet état, pour ur M. Olier, qu

ait à Rome dan et Dieu l'y con.

i faire éprouver plus sensiblement le pouvoir de sa sainte Mere. Délivré d'un premier accès, il crut retrouver toutes ses Brces dans le désir qui le pressait d'arriver au terme de son

abattre, le terra 4 : ni . , . FN Soyage : elles ne répondirent point à son ardeur : il ne put s'y | |

ermit point qu NÉ * , Il Rendre qu’en se trainant pour ainsi dire sur la route, tant

e trouva affaibli dès la première lieue. Cependant plus il Spprochait du saint lieu , plus il go‘ ‘t de consolations inférieures; et ces grâces sensibles , augmentant sa confiance en Marie , lui faisaient croire qu’elle agréait ce pélerinage, et Mes fatigues qu'il endurait pour lai plaire. Dès qu’il aperçut ce loin l’église de Lorette, il éprouva tout à coup les im-— Mressions les plus tendres, et tout ce que l'amour peut ex- | citer de plus vives émotions. « Je sentis alors mon cœur, > dit-il, comme blessé d'un coup de flèche, ce qui me remplit tout du saint amour de Marie. »

Aussitôt qu'il fut arrivé à la ville, ceux qui l’accompaaient s’empressèrent d'appeler un médecin ; mais il leur moigna , de son doté , une si vive impatience d'aller se proserner devant l’image miraculeuse de la très-sainte Vierge , “qu'ils n’osèrent y mettre obstacle, II s’y transporta donc peu PT moments après, et c'était là que Dre lui avait préparé le “remède qui devait opérer la guérison de son corps, et l'entière nversion de son âme.

- Dès qu'il eut mis le pied dans la grande église, au milieu “de laquelle s'élève la sainte maison , « car je n’osais pas, dit- | |

naissances et de entât les savant le toutes les par:

reudre la langu eu arrivant, u tout à fait cett ‘dre entièremen ent rien pour | ‘art furent emane plus efficac Il inspira donc:

: à Lorctte, lie rouve la maiso rnalion, et qui es miracles san:

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en chemin , x habit d'hiver, erinage à pied ie de sa condis qu'il n’en fat es ; néanmoin utenaient et kr

il, entrer ce jour-là même dans cette chapelle, v’ayant pas M été à confesse ; » son âme se sentit comme toute inondée de consolations intérieures. « Je fus touché vivement ajoute-t-il, LD jusqu’à verser des larmes en abondance, Je fus tellement » attendri par les caresses de la très-sainte Vierge, et je res— * » sentis des secours si puissants, qu'il fallut me rendre à mon D» Sauveur qui me poursuivait depuis un si long temps.Je me k » trouvai si puissamment touché, et je sentis des mouvements de s'arrêter, y si vifs, que, tout baigné de larmes , je demandai avec

igue du corps.

Sait en COMpPohants et pieux u'une journée fièvre , occa-

20 1. PART. 1630.—CONVERSION DE M. OLIER À LORETTE, » instance à la très-sainte Vierge, qu'elle m'obtint la mort » quand elle prévoirait que je devrais tomber dans mes pé- » chés péssés, dans lesquels, grâce à Dieu , je ne suis poin! » retombé depuis. Mon Dieu !qu'ils sont utiles aux pécheurs, » les lieux dédiés à la piété de la très-sainte Vierge, Ce fu » le coup lé plus puissant de ma conversion ; ct, comm » cette admirable princesse fait plus de bien qu'on n'en de. » mande, au lieu de a guérison des yeux du corps que je lu » demandais, elle me donna celle des veux de l'âme, qui m'é » tait bien plus nécessaire, sans que je le connusse toutefois » Je crois que le corps et l’âme auraient bien à combattre à » qui reçut davantage. En entrant dans l'église, je fus guén » soudainement de la fièvre, en sorte que le médecin étant » ensuite venu me visiter, me trouva le pouls si remis, qui » crut que j'étais arrivé en carrosse. Outre que je reçus k » guérison de mes yeux, et que depuis je n’ai pas eu sujt » d'appréhender pour la vue, je reçus alors un grand désir de » la prière; car je me souviens que je demandai avec zèk » de pouvoir passer la nuit en prières dahs cette sainte mai- » son, comme je l’ai fait ailleurs dans des lieux dédiés à h » très-sainte Vierge. »

Il passa en effet la nuit dans l'église de Lorctte , toujours e

prières , et versant continuellement des larmes. Les grâces extraordinaires dont il y fut favorisé, firent de M. Olier un homme nouveau ; et, après ce voyage, il n’était plus reconnaissable. « C’est dans ce saint lieu, dit-il, que j'ai été en- » gendré à la grâce par les prières de la très-sainte Vierge, » etcette mère de miséricorde m'a fait renaître à Dreu dam » le lieu même où elle avait engendré Jésus-Cnrisr dans ses » chastes entrailles. » Il retourna à Rome, marchant encore à pied , et y arriva sans nul accident, bien consolé du succès de son voyage, s’occupant, dans le chemin , des miséricordes de Dev , et des grandeurs de son aimable bienfaitrice.

Le désir de rompre tout commerce avec le monde, pour se donner à Dieu sans partage, inspira à M. Olier la

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