SUR LE SÉMINAIRE DE SAINT-SULPICE A VILLE-MARIE
« Fuisqu’elle est si bien fondée, anathème à qui la nie'et ôte » aux chrétiens un si grand secours !anathème à qui la diminue !
il affaiblit les sentiments de la piété. » Saint Alphonse de Liguori , qui a composé une dissertation pour montrer la solidité de cette doctrine , la termine par ces paroles : « J'ajoute à cela » un motif des plus puissants; c’est de voir que communément » les fidèles recourent toujours à l'intercession de notre divine » mère , pour toutes les grâces qu'ils désirent ; c'est donc une » preuve que ce pieux sentiment est comme gén.ral dans l'E- » glise. Au surplus, ce sentiment me semblant très-pieux et très- » probable, ainsi qu'il i’a paru à tant d’autres auteurs, tels que » le père Segneri, le père Paccincchelli, le père Crisset, le père » Manduze, le père Nicrembergh, le père Poiré, etc. Je w’ap- » plaudirai toujours de l’avoir adopté, professé, recommande , » propagé , ne fût-ce que parce qu’il excite ma dévotion envers » Marie , et que le sentiment opposé la diminue , ce qui ne me » semble pas un petit malheur. » Réponse à quelques critiques qui qualifient de pieuse hyperbole la proposition que toutes les grâces divines nous viennent par les mains de Marie.
SUR LE SÉMINAIRE DE SAINT - SULPICE A VILLE - MARIE EN CANADA. (Page 266.)
Ce séminaire érigé en communauté par lettres patentes de Louis XIV , était soumis dans l’ordre temporel au Roi de France, à qui il devait foi et hommage, comme au scigneur Suzerain de ses fiefs, et au protecteur naturel de tous les établissements publics. Mais lorsque, par le traité de paix de 1763, la souveraineté sur le Canada fut transportée au roi d'Angleterre ; ces liens politiques étant rompus, la communauté de Montréal se trouva placée alors sous la tutelle de sa Majesté Britannique , à qui elle dut foi et hommage ; et comme l'intention de l'Eglise catholique est que ses institutions se prêtent anx changements qui surviennent dans les Etais, le séminaire de Paris, directeur naturel de toutes les maisons de l'institut de Saint-Sulpice , déclara alors qu’il abandonnait tous les biens du Canada à là
communauté de Montréal, conformément aux intentions connues du roi d’Angicterre. Car ce prince, consulté par les ecclésiastiques du séminaire de Paris, avait répondu à l'ambassadeur de France, M. de Guerchy , que la cemmunauté de Mont réal continuerait de jouir de ses biens, mais sans dépendance du séminaire de Saint-Sulpice.
L'effet suivit cette déclaration. Quoique le gouvernement anglais eût jugé à propos de laisser les communautés d’hommes s'éteindre progressivement, il permit néanmoins que le séminaire de Montréal continuât de renouveler ses membres, ct conservât les mêmes droits qu'auparavant. Jusqu'à ce jour il a joui en cffet, et a disposé de ses bicns pour le soutien des œuvres dont il est chargé, savoir la desserte de la paroisse de Montréal, la mission du Lac-des-Deux-Montagnes, pour les Indiens, Algonquins et lroquois , le petit séminaire ou collége de Montréal, les écoles pour les enfants de la même paroisse, entin les pauvres invalides et les orphelins. Les actes les plus récents du gouvernement anglais confirment encore lexistence légale de la communauté des Ecclésiastiques du séminaire de Saint- Sulpice de Montréal, ainsi que la légalité de leurs titres scigneuriaux, dont la valeur et l'étendue sont reconnues étre les mêmes qu'avant la conquête du Canada par les armes Britanniques. Seulement, le gouvernement manifeste l’intention de voir que la communauté, en conservant ses biens fonds , procure l'extinction graduelle des droits seigneuriaux , d’après des formes régulières qu'il a tracées; et aussi que , dans les matiéres civiles , elle soit toujours sujette au droit de visite qu’exercaient autrefois les rois de France. Elle est prête de sa part à observer ces clauses avec la fidélité la plus religieuse, étant ac: coutumée à ne séparer point l’obéissance qui est due à César de celle qui est due à DIEU.
PÉLERINAGE DE NOTRE-DAME DU PUY. (Page 376.)
L'origine de cette cathédrale est assez semblable à celle de l’église de Notre-Dame-des-Neiges, à Rome. La tradition du Velay
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