‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 218 sur 235 · PÉLERINAGE DE N.=D, DU PUY · texte numérisé non relu

PÉLERINAGE DE N.=D, DU PUY

tentions con- | rapporte qu'une picuse dame ayant déclaré à l'évêque de cette par les ecclé- à province que la mère de DIEU voulait être honorée sur le mont à l'ambassa- ; Anis, dans une église qui y serait élevée à sa gloire, l’évêque,

uté de Mont À alors résidant à Velaune, appelé ensuite Saint-Paulien , vint en s dépendance ; personne reconnaître ce mont encore désert , et , à sa grande

surprise , le trouva couvert de neige, quoiqu'on fût au milien ernement an- À de l'été, On ajoute qu’un cerf, ayant pris la fuite à l’abord du

és d’hommes ! prélat , laissa imprimée sur la neige une trace qui marquañt Le que le sémi- À circuit d'une église, et que, par respect pour ce lieu , l’évêque membres , et 4 qui était pauvre, le fit entourer d’épines. Toutefois l’église ne à ce jour il a F fut point alors bâtie.

tien des œu- 4 Il paraît que les habitants de Vclaune refusèrent long-temps paroisse de ! : de consentir à ce dessein, pour conserver dans leur ville lesiége pour les In- de l’évêque. Mais le même prodige s'étant renouvelé, et chacun u collége de ayant vu de ses yeux subsister , malgré la chaleur , une neige roisse, enfin assez épaisse, dans l'intérieur de cette enceinte , on consentit à plus récents transférer la cathédrale sur ce mont, et tous, riches et pauvres, tence légale voulurent contribuer à la construction de l’édifice. D'après l'ore de Saint- pinion commune, ce fut saint Evode, vulgairement saint Ve, qui s titres sci- fit eette translation. On bâtit quelques maisons tout autou: de ues être les l'église, et telle fut l’origine de la ville appelée d'abord 4#nicium,

es Britanni- 3 et ensuite le Puy, de l'éminence où elle est assise ; car c’est ention de voir core ‘a signification du mot Puy dans ces contrér® , et principals | procure lement en Auvergne. On ajoute enfin que, l'église étant achevée, d'après des elle fut consacrée à DIEU par les Anges, avec diverses circonss les matié- tances miraculeuses, et dont tout le peuple fut témoin. C’est de

ite qu'exer- là qu'on appelle Chambre angélique le sanctuaire de cette cae sa part à | thédrale, qui paraît être le lieu où avait été bâtie cette première >, étant ac église , ainsi miraculeussment consacrée. Saint Thomas faisant e à César de remarquer que DIEU peut bien députer des Anges pour de pa- | reilles commissions , ajoute qu’il y a en effet des églises qu’on dit avoir été consacrées par le ministère des esprits célestes; et il signale sans doute ici l’église du Puy, d’après la tradition si

répandue alors, qui ne pouvait lui être inconnue.

elle de l’éa du Velay

450 NOTES. st

sion « toinet abbé

SUR LA MAISON DE CAMPAGNE DU SÉMINAIRE DE SAINT: l Cham SULPICE A ISsY. (Page 380.) 1 savan

long-

Cette maison apparteuait , en 1556 , à Miche] Marteau, mar- { de mé

chand changeur, à Paris. Jean de la Haie, orfèvre du Roi, en de- } M. Oli

vint ensuite possesseur ; et ce fut lui qui, en 1599, obtint des re- À ll laisi ligieux de l’abbaye Saint-Germain-des-Prés , la permission de 1 pice,

construire , sous la ruc de la Glaisière , la voûte qui conduit au 4 à M.d

parc de cette maison. De Jean de la Haie, elle passa à la reine | passät Marguerite de Valois , première femme de Henri IV. Cette prin- 4 au sét

cesse ayant été obligée de sortir de Paris pour fuir la contagion, 1 avait qui avait emporté deux ou trois de sesofficiers, se retira pour un année temps à Issy, et ce fut peut-être pour ce motif qu’elle aeheta la | peu ce propriété dont nous parlons (1). Dans le séjour qu’elle y fit, elle M. donna son nom à la ruc dite depuis de la Reine ou Réginale, d de ses Comme elle aimait à conférer avec les gensde lettres, elle les at- 1 nage + tirait dans cette maison, où ils se rendaient volontiers ; du moins chape Michel Boutcroue ct Daniel Périer en ont chanté les jardins, le ; emblé: premier en vers français, l’autre en vers latins. Bouterouc n’a ) de tou rien oublié, ni le parterre, ni le jet d’eau, ni le parc, ni même la que, d voûte qui y conduit : 1 mente de Par Par un double escalier de pierre On descend dans un lieu voûté, et on | Qui traverse par dessous terre née su Au verger de l’autre côté ; | Edge de cette grotte ronde grand ar un degré plus spacieux, ait On pense voir un autre monde, | ses D’autres terres et d'autres cieux. | » pas ( aussi ( Après la mort de Marguerite de Valois, la maison d'Issy qu’elle Comm avait laissée avec tous ses biens à Louis XHI , encore Dauphin, , fut vendue (2) à Michel Sarrus, conseiller au Parlement de Paris. a) L Peu de temps après, ce nouveau propriétaire obtint la permis- per 4 a toqu L seul de ] marque (al Elle lui coûta trente-trois mille livres, t alterna 2) Le 51 août 1618, pour la somme de 13,600 livres. È les des

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