‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 29 sur 235 · PART. 14630.—M,. OLIER BAISE LES PLAIES DES PAUV · texte numérisé non relu

PART. 14630.—M,. OLIER BAISE LES PLAIES DES PAUV

rues, sans jamais résister à l'attrait intérieur qui le portait si puissamment à ces sortes d'actes. « Qu'il est doux, Ô mon » Du ! de vous obéir, écrivait-il, et que vous rendez bien D nous fasse » le centuple à ceux qui font semblant de vous être fidèles: #æ grande ma » car je ne puis pas dire vous l'être réellement, sinon que j'a j Lorsqu'il 1 » toujours tâché de vous obéir depuis le moment que je me Wes pauvres , » suis converti. Jamais je n'ai pu souffrir de vous rien refu- deurs pieds « » ser, en ayant le moyen et la force; et j'ai toujours adhèri fencontres se » à vos sentiments, pour jeu.: que j'aie été à votre divin #sition varti » service. Saint Paul disait: Depuis ma vocation, je n'ai pu ment spiritu

» adhérer à mes volontés propres, à mon jugement et aux sait toujours » inclinations du sang et de la chair; eh! plût à Dreu que “jour, He » cela fut ainsi de moi, ‘i ne suis que superbe, comme en 2 et sous lesq » effet j'en suis tout compc.i! » Marie et Jos

M. Olier, non moins docile à la voix du guide de sa cons- >» bon vieille cience, qu'il avait été généreux à suivre l'attrait divin, cess \ » jeune hon peu après d'offrir aux yeux de la capitale le spectacle d’une +» ils me ré] si étonnante humilité. Son confesseur, satisfait du courage #4» représent héroïque de son pénitent, lui fit observer que ces actes ex-"> un jeune | traordinaires de charité pourraient à la fin lui donner trop! > bras tout d'éclat : il n’en fallut pas davantage pour les interronipre 4 mandai er aussitôt. M. Olier s’abstint donc dès ce moment de baiser les 4 plaies des pauvres qu’il rencontrait à Paris et dans les autres A jo feu, ils” villes, mais il ne laissait pas alors de les baiser en esprit. 4 bo plus juste

il me répe

« Dans les villes, écrivait-il, douze ans après, souvent ct 1 » mon SaU » quasi toujours, je les baise en esprit, ne pouvant pas le 4 » enfants, ! » faire extérieurement. Je sens mon cœur porté par l'esprit A j» disais-je

» de Notre-Scigneur jusqu’à la plaie, avec grande tendresse. #f” Consoic © » Cela m'apprend que ce bon maitre aime beaucoup ces sortes 1 » il s'en all » d'occupations intérieures ; qu’à l'intérieur rien ne doit #4 (€ qu'il r » nous paraître impossible; et que nous ne devons rien lais- 4 L'ardeur » ser à faire, afin que dans l'occasion où Dreu nous deman- "tt Sù sénér » dera la chose jusqu'à l'extérieur, nous soyons toujours de la vie p » prêts à obéir. Il faut donc que notre intérieur soit bien plus <limagincr, » grand que notre extericur, et que ce que nous faisons au l'excès d'un

DES PAUV, 4 1630. —M. OLIER BAISE LFS PLAIES DES FAUVR,. 29 i le portait si L ) dehors nous paräisse si petit à l'égard de ce que nous déloux , Ô mon » sirons faire pour Dieu à l'intérieur, que l'œuvre extérieure s rendez bien M nous fasse rougir , étant si peu de chose pour une aussi être fidèles: æ grande majesté. »

inon que j'a i Lorsqu'il marchait par la campagne, et qu'il rencontrait nt que je me (es pauvres, cédant alors à son attrait, il demandait de baiser us rien refu- ours pieds ou leurs ulcères. IT rapporte lui-même que ces jours adhéri frencontres semblaient souvent être ménagées par une dispo— votre divin Wsition varticulière de la Providence, tant pour le soulage- , je D'ai pu ment spirituel et ec:porel de ces malheureux auxquels il fai- ‘ment etaur sait toujours be que pour sa propre édification. Un à Dreu que à. jour , il" , comme en et sous lesquels sa foi vive et ardente lui montrait Jésus,

venir à lui trois pauvres les uns après les autres,

Mari et Joseph. « Le preinier qui passe, dit-il, ce fut un e de sa cons- 4 » bon vieillard, l’autre une bonne femme, et le troisième un divin, cess: 4 I» jeune homme. Je les interrngeais de leur croyance, à quoi ctacle d’une =» ils me répondaient fort bien; le dernicr surtout, qui me t du courage #4» représentait Jésus-Curisr, me toucha beaucoup: c'était ces actes ex- > un jeune homme qui avait un côté du corps tout brûlé, le donner trop À bras tout retiré, tout perdu et même écorché. Je lui deinterrompre à de baiser les” ns les autres er en esprit. 4 » plus justement à ma penséa; ce onto entre lui et

mandai entre autres choses d’où lui était venu cet accidents il me répondit que pour avoir voulu sauver ses enfants du

feu, il s'était ainsi brûlé Le corps. Il ne pouvait répondre

, souvent c! “hi » mon Sauveur couvert de plaies nour a ivoir voulu sauver ses

uvant pas le enfants, me toucha vivement. Hé! Dieu vous bénisse, lui

par l'esprit (> disais-je à chacune de ses réponses. Après que je l’eus le tendresse. > Consoié ct que je lui eus souhaité la bénédiction de Dreu, up ces sortes > ilsen alla content ; je le fus aussi beaucoup moi-même, de ien ne doit 4 » ce qu'il m'avait permis de lui baiser sa plaie. »

ns rien lai # L'ardeur avec laquelle M. Olier s’excitait à amour divin,

ous deman- "ct Sa générosité à embrasser les pratiques les plus héroïques

ns toujours oit bien plus s faisons au

He la vie parfaite, n'étaient point, comme on pourrait se D limaginer, l'impulsion aveugle d’une ferveur indiscrète, ou l'excès d'une imagination déréglée, Pour juger de la sagesse

de cette conduite extraordinaire, il est nécessaire de con-

Page 1