‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 63 sur 235 · PART. 1636. — SECONDE MISSION D'AUVERGNE · texte numérisé non relu

PART. 1636. — SECONDE MISSION D'AUVERGNE

Pour fournir un aliment à la ferveur qu'il avait allumée dans les cœurs de ces ecclésiastiques, M. Olier porta les chanoines de l'église cathédrale et les ecclésiastiques du Puy à forme, une compagnie semblable à celle qui se réunissait à Saint- Lazare, et leur donna les mêmes réglements, avec quelques légères modifications, I ne se sépara d'eux qu'après les avoir accoutumés à s'assembler toutes les semaines, pour conférer ensemble sur les devoirs de leur vocation, et se renouveler dans la piété sacerdotale ; et, comme il ne faisait rien sun en rendre compte à saint Vincent de Paul et aux ecclésiastiques de la Conférence de Saint-Lazare, h leur écrivit la lettre suivante : « Vous êtes établis, par Notre-Seigneur, dans ja ville

de Paris, comme des umières posées sur un grand chande- » lier pour éclairer tous les ecclésiastiques de la France ; à » quoi vous devez ètre particulièrement encouragés par les » grands fruits que fait dans la ville du Puy la compagnie de » messieurs les ecclésiastiques qui ont heureusement parti » cipé à votre esprit. Is donrent des exemples de vertu qu » ravissent toute la province ; les catéchismes se font par eux

» en plnsieurs endroits de la ville; la visite des prisous et des

» hôpitaux y est fréquente; et, à présent, ils se disposent » pour aller faire la mission dans tous les lieux qui dépendent » du chapitre. Je demeure confus, voyant leur zèle, et de ce » qu’ils désirent que j'aille faire l'ouverture de leur mission, » en étant si peu capable. »

Pendant que M. Olier semait avec tant de fruit dans lt champ du père de famille, l'homme ennemi n’épargna riei pour anéaniir ses travaux. Dieu perrait que plusieurs habitants des environs de Pébraclui suscitassent de grands obstacles; et que, pour récompense de son zèle, il ne reçût que dès injustices et des vexations de la part même de ceux qui auraicnt dû montrer plus d’emuressement à le seconder. Entit les habitants les plus riches et les plus recommandables di pays, il s'en trouva qui se firent un mérite de le persécuter,

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