‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 68 sur 235 · I. PART. 1638. —— M. OLIER REVIENT A PARIS · texte numérisé non relu

I. PART. 1638. —— M. OLIER REVIENT A PARIS

il éprouva encore d'une manière sénsible, combien la Provi- » jours eu

dence veillait sûr tous ses pas. « Etant, dit-il, dans la com- » Ja suite, f

pagnie de ma mère, son carrosse versa dans un fond où les » pouvoir d

» chevaux et le cocher devaient périr ou étre estropiés ; aus- » à cette sai

» sitôt et sans pr'méditation , je m'écriai : Ah, Jésus, mon #6 » Dirv sait]

» amour! Ah, Jésus, mon amour ! et par la bonté et la mi. » brûle pou

» séricorde de mon maitre, nous ne souffrimes aucun mal: » du maître

4 h miel, »

M.Olier €

2 cices de la re

» les chevaux ne furent pas méme blessés. I faut que la gran

» deur de Di£e soit incompréhensible, puisqu'il prend des}

» grands soins d'une âme vile et méprisable, pour cela seu

» lement qu'elle doit l'aimer, et lui rendre quelque hommage missions ; et

» 0, que grandes et adorables sont les bontés de cette divimhÆf et se rendit à

» drovidence ! Je dirai bien à ce sujet, ceque saint August joindre de là

» disait de soi-même : Dieu a tant de soin de moi, qu’ilowf # qu'un fort rh

» blie tout lemonde; ou plutôt, ses soins à mon égard soi} © prieuré. Pen

à deux lieues

» si attentifs et si constants, qu'il semble n'avoir que mil © l'ordre de For

» seul à gouverner. »

M. Olier arriva heureusement à Paris, où l'avait déjà de£M# ment et l'esp:

vancé le bruit des conversions sans nombre qu'il venait d'eEM sions étranges

pérer en Auvergne. Son nom seul imprimait la vénération BJ nauté la perte

Aun mouvemel maucla l’hospi

et personne ne l'approchait sans lui témoigner l'estime reli-

gieuse qu'on porte aux hommes apostoliques, Ce fut à cett occasion que saint Vincent, instruit déjà par ses missionn-B A compagnait : « res des succès étonnants de ses missions, lui dit en l’embra-BMépidémique fa

sant : « Je ne sais comment vous faites, mais la bénédictiof Mcantons de la

» de Dieu vous suit partout où vous allez. Cela est vrai, ajouts homme qui fu

» M. Olier, et je puis bien le dire à la seule gloire de mtla contracter,

» maitre: dans ces missions d'Auvergne , où nous étions( de ce traiteme

» pauvres petits ouvriers de paille, qui n'avions aucune verBSremarqué, en

» il y avait des bénédictions admirables, et tout autres QuBde bois qui ser Jui permit au près qu'il eut gun peu de pa lans ce triste loute pour l'1

» celles que Dieu a répandues depuis sur nos travaux, quoi

» que nous eussions avec nous , dans ceux-ci, des homn » de savoir et de grande piété. » S'il-eût suivi son attralà M. Olier serait promptement retourné dans ces contrées,

Dieu faisait fructifier si abondamment sa parole. « J'ai tot

(S. 1638. — M. OLIER REVIENT A PARIS 91 1 la Provi- É » jours eu ce déplaisir de m'en voir éloigné, écrivait-il dans ins la com- k » la suite, Le père de Condren, mon directeur, a eu seul le fond où le l: » pouvoir de mempêcher d'y retourner, désirant m'associer opiés 3; aus- À » à cette sainte assemblée avec laquelle je vis maintenant. Jésus, mor » Dieu sait l'état de mon cœur, et le désir perpétuel dont je té et la mi » brûle pour le service de ses pauvres âmes. J'attends l'ordre aucun mil: 1 » du maître qui me délieou m'attache pour le suivre fidèle-

que la gra. @ » ment. »

prend de | M.Olier étant revenu à Paris, vaqua de nouveau aux exer-

ur cela seb @ cices de la retraite spirituelle pour se préparer à de nouvelles Le hommag! missions ; et, après sa retraite, il partit pour la Bretagne, cette divine et se rendit à son prieuré de Clisson. FE se proposait d'aller

int August 3 joindre de là M. Mevyster, qui prêchait en Samtonge, lorsoi, qu’il ou 1 qu'un fort rhume l'obligea de s'arrêter quelque temps à son )n égard soil 4 prieuré, Pendant qu'il y rétablissait sa santé, ilapprit que, voir que mil À à deux lieues de là , il y avait un monastère de religieuses de l'ordre de Fontevrault, appelé la Pégrippière, où le relàäche- ® ment et l'esprit du monde avaient introduit, outre des divi-

sions étranges , tous les abus qu'entraine dans une commu

a vénération Be nauté la perte de lesprit intérieur. [s'y rendit, poussé par

l'estime relk | un mouvement de zèle ; et, sans se faire connaitre , il y de- Ce fut à cel

s missionnäl

#manda l’hospitalité pour lui et pour un missionnaire qui l’accompaguait ; c'était le 20 juillet 1638. Une espèce de maladie en l’embraBMépidémique faisait alors beaucoup de ravages dans plusieurs a bénédictith 1 cantons de la provinec; les religieuses, le prenant pour un st vrai, ajouts homme qui fuyait la contagion, et craignant elles-mêmes de

uJoire de mi

a contracter, lui refusèrent une retraite, Loin de se plaindre ous étions dde ce traitement, Fhomble disciple de Jésus-Curisr avant aucune vertBremarqué, en regagnant Ja porte du monastère, un appentis ut autres qublde bois qui servait de poulailler , demanda instamment qu'on “AVaUx , ŒUOr lui permit au moins de passer la nuit sous ce couvert, et , des homméEMaprés qu'il eut reçu par charité, d'un des habitants du village, i son attralpqun peu de pain et d'eau, il revint au couvent et se retira s contrées, Û Mans ce triste réduit. Les sœurs portières, par respect sans

e. «J'ai toBloute pour l'habit et la personne d'un prêtre, n'osèrent le

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