‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 67 sur 235 · FRANCOIS DE SALES LE DEL, D'UNE MAI · texte numérisé non relu

FRANCOIS DE SALES LE DEL, D'UNE MAI

» Pendant ce temps, ma sœur, alors à Paris , et qui n'ap-

» prouvait pas plus mes travaux que les autres de mes pa- » rents, et qui, bien au contraire, les avait en aversion, vint à » mourir au milieu de ses connaissances, sans Ôtre secouruce » par aucun de ses proches, sans assistance aucune, et délais- » sée de tous les siens, Cette mort aurait pu montrer claire » ment à toute ma famille, que servir le monde n'est pas un » avantage, parce qu'il nous délaisse même à l'extrémité, et » qu'au contraire on a tous les biens en servant Dieu, puis-

» qu'iloblige le monde, même malgré lui, à assister ceux

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» qu'il protège. En effet, j'étais parti pour ces déserts contre [11

» le gré de mes parents ? et Dieu, pour montrer combien il

» prenait plaisir à notre dessein, m'envoya ma mère elle

M) » méme, avec mon plus jeune frère, pour me visiter, Sur la

" » nouvelle de ma maladie, ma mère avait entrepris ce voyage

L » decent lieues, non-seulement pour m'assister , mais pour me ramener à Paris en carrosse : ma faiblesse extrème nn

avait besoin de ce soulagement, je n’eusse pu supporter la || fatigue du cheval, Enfin Dieu voulut que ma mère, arri- | vant pour savoir l’état de ma santé, me trouvât déjà guéri. [LL URI Pour lui montrer qui était celui qui me gardait et me pro— | |1f tégeait dans son service, je menai au-devant d'elle trois ou | quatre cents pauvres, qui me suivirent au dehors dela ville ; elle vit alors quel amour les pauvres me portaient, et que ||]

leurs prières et leurs vœux avaient obtenu ma guérison. |

M » Ces pruvres gens disaient tous de moi, dans leur étonne- [ill : » ment: lélail allé en paradis, mais il est retourné, Jeleur 0 suis redevable de la gràce de ma guérison, que je ne méri-

» {ais pas, et que toute ma famille ensemble n'aurait pu me Fi » procurer par son argent, son industrie et son crédit. Je bé- D > nis Dieu, qui prend toujours soin de conserver les siens, » quoique très-chétifs et très-misérables ; non , on ne perd A > rien en le servant. »

Lorsque la santé de M. Olier fut suffisamment rétablie, il reprit le chemin de la capitale ; et, dans le cours de son voyage,

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