CONDUITE DE DIEU SUR L'ORATOIRE
On aura lieu sans doute de s'étonner, qu'étant chef d'une société nombreuse, née pour travailler à l'éducation du clergé, le père de Condren se soit déchargé, comme il le fit, du gouvernement extérieur de sa Compagnie, et ait formé avec tant de soins un petit nombre d'ecclésiastiques pour établir des séminaires en France : œuvre dont il ne s'occupa presque point lui-même, et à laquelle il ne porta jamais sa propre congrégation , quoiqu'il ne connût rien de plus nécessaire à l'Eglise. Il est encore très-remarquable que jusqu'alors, et contre les premiers desseins de son fondateur, cette congrégation se füt employée presque exclusivement aux missions , à la conduite des paroisses, et surtout à la direction des colléges (1); car les séminaires qu'elle avait essayé d'établir n'eurent aucun résultat. S'il était permis de recaercher les motifs de cette conduite de Diku, on pourrait peut-être penser que sa providence avait en vue de procurer, par ce moyen, la conservation de la foi dans l'Eglise de France. Personne n'ignore, en effet, qu'après la mort du père de Condren , le Jansénisme corrompit la plus grande partie de cette société, dans le sein de laquelle il ne cessa de trouver des défenseurs ; et si elle eût été alors en possession de l’éducation du clergé, il est aisé de Juger des maux qui en seraient résultés pour toute l'Eglise Gallicane.
Il semble même que, dès l'origine de la congrégation de lOratoire, la Providence ait voulu l'éloigner de l'éducation du clergé, contre les vues de son fondateur. Le père de Bérulle craignant, en effet, que le goût des lettres profanes, ne détournàt ses prètres de la fin principale de son institut, pria
(1) L'Oratoire était si éloigné de travailler à l'établissement des séminaires , que , peu après la mort du père de Condren, ceue Congrégation aima mieux laisser sortir de son sein le père Eudes, que de lui fournir les moyens de réaliser enfin les vues du fondateur, en se livrant à cette œuvre ; et ce fut à cette occasion que le cardinal de Richelieu appliqua au père Eudes les paroles du roi de Tyr aux ambassadeurs de Salomon : « Béni soit le Seigneur Dieu , qui a donné à David un fils si sage. »
| à à LÉ k hi 1! | A+
492 1. panT. 1641. — CONDUITE DE DIEU SUR L'ORATOIRE.
le pape Paul V de leur défendre expressément, dans sa bulle d'institution, la direction des collèges ; et lon fut assez surpris de voir que néanmoins cette clause n'y eût pas été insérée, Mais une omission, dont les suites furent si considérables, n'était point sans un dessein particulier de Dieu, qui assiste de ses lumières les souverains pontifes dans l'institution des Ordres. Elle fut cause que l'Oratoire, au lieu de s'occuper des séminaires, moyen si influent sur Ja foi du clergé et des peuples, se chargea aussitot, comme F. vait craint le père de Bérulle, d'une multitude de coiléges, quoique cette œuvre se trouvât entièrement étrangère au dessein du fondateur : et, ce qui n'est pas moins digne de remarque, le père de Bérulle, en faisant lui-même tant de petits établissements qui épuisaient sa compagnie, eten changea L'tle but, témoignait n'agir en cela que conformément à la voionté divine (1).
Cependant les peines intérieures de M. Olier persévéraient toujours ; il était même au plus fort de ces cruciles épreuves, lorsqu'il perdit le père de Condren, Dans un pareil état, cette perte aurait dû être pour ii un nouveau sujet äe désolation :
il l'accepta néanmoins avec une résignation extraordinaire,
fruit incontestable des épreuves par où Dieu l'avait fait pas- 4
ser, Il en écrivait ainsi à la sœur de Vauldray, pour la conso- # ler d’une privation bien moins considérable. « Hé bien, ma # » chère fille, s'il fallait se troubler pour les acvidents, nous | » n'aurions Jamais de paix en ce monde. Je vous ferai part de 4 » celui qui n'est arrivé : c'est que mon père maitre m'est üté
Û (1) « Ainsi l'institution, non de la jeunesse , comme aux RR. PP. |
» Jésuites , dit le père de Bérulle , mais des prétres seulement, serait
» une des fonciions de cette congrégation. » Par délibération de 4
Vile assemblée générale, deux pères de FOratoire , chargés de rédiger le recueil des sept assemblées, voulurent concilier ensemble les vues du fondateur avec les emplois de la congrégation, appliquée principalement à la direction des colléges et aux bantes études. Is n'y parvinrent qu'en modifiant comme il suit Les paroles du père de Bérulle : « Ainsi, l'institution des prètres ecclésiasliques et jeunes clercs destinés à l'Eglise, serait une des principales Jonctions de cette congrégation. »
» d’entre
» notre cl » l'abonda » Commun » pour me » C'est lui » ticulier :
» pière. En » choses, f] » Pas Ce sai » cette divin » qu'elle na
» Ce Guclie
» la vélonté
» les rencont » tion. »
Après la t
Connaissant eo:
donner les mi.
eilité d'entrep voyaut point a alla exercer so que M, Olicr e fut négnmoins tncore ce chan:
» dix-huit mois » laisser la Liber
» jusqu'alors , |
» fraichissemen » citer mon Cha dde la trés-sa Chartres fut-clle & respirer inicrie
QUE faisait para
À Ja suite d'
OIRE.
is sa bulle CZ surpris LG insérée, ables, n'éassiste de n des Orcuper des des peu- ‘re de Béœuvre se Ur : et, ce jérulie, en épuisaient n'agir en
sévéraient épreuves, état, cette écolation :
ordinaire,
t fait pas- # "la Conso- À bien, ma | Cents, nous rai part de | e n'est té
à ux RR. PP. !
nent, Seruil tion de li4 chargés «le À neilier en-
igrégation, aux hautes iL les paroecclésiastiprincipales
Æ donucr !es Missions,
Ho de la très-sainte
OUIER ÉPROCVE uw PEU » d'entre |
CS mains, pa » notre chôre
DE RELACIE, 1929 l'ordre de la volonté “ivine, qui est Maîtresse ,
ant dans Ja sous!r À » l'abondance, «
action que dans ans les plus douces 'OMME qui m'aidait beouconp Ce que je chéris ct désire le plus.
ä Vous Servir, Voi a rCCOMmandé Ja m
ans les
sécheresses que d p Communications, (
‘était un ] ? Pour me porter à Div ; » C'est lui qui m'a Rat encouragé
IS en pare » ticulier : et qui mr
aisen de la Pévrip » pière. Enfin, c'est Jui GUI m'a tant ditdo bonnes et saintes À ri À > choses. Hé bien, ma sœur, la volonté de Dieu
ne vaut-clle Pär la sainteté de
À 2 Pas cesaint ho:
À > cette divine
RME, qui n'a rien eu que volonté # Ne s:
» qu'elle nars gite ? Nef
Loc qu'elle faisait par
tUTa-t-clle pas SUbpléer à ce Cra-t-elle pas bien par clle-même,
atulrti ? Très-chôre €
lille , adorons ET vélonté de Jisus » &orons ce ches maitre ; il permet À : les rencontres les plus Cpinenses Pour notre SAC Cas 4 » tion, »
Après la mort du père de (
ondren, Connaissant en
la petite Compagnie sur elle, résolut d' à Providenoe l'établisse Yoyaut point alors d'ouvert alla exercer son zèle dans le diocèse que MT. Olier eutun peu de reläche ut néanmoins dé
fia los desscins de Dit abandès que | li oTrirait Ja fa
eilité d'entreprendre ment d'un sémina
ire. Mais ne dessein, cHe Ce fut alors Fans ses peines, dont ilne livré que vers la fin de ‘ncore ce changement ics'opér » dix-huit mois o:
ure à l'exécation de ce
de Chartres.
la nôme année , et t-il que pen à peu
+ (C Après 1 Cavantage, ditsit,
Dieu (OMimença à me NIPS en tem avait 616 intergie, Je
» laisser la liberté » jusqu'alors , m' » fraichissement d
den'élever de te PS à lui : ce qui, AC -reCevais aucun ra as mes eines
» Sinon lorsque » citer mon Chapek
je pouvais ré let, où faire quelque pélerin
a5e en l’honneur Vicrge. » Aussi l'église Cathédrale de le lieu où, se S,tl commença
hors ls ÿaicté
Chartres f ut-elle
lon ses CXpression à respirer inlérier
Là reprendre au de ant ses peines.
ission qu'ils préchè
tement, e Qu'il faisait Parailre À Ia suite d'une m rent dans cette
npeprpenentte Eu aan L ko Thann a reines
CRE Peer menpenines
| + \ His ï $