‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 84 sur 235 · NP AN EP PME · texte numérisé non relu

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424 1. PART. 1641.— ESSAI D'UN SÉMINAIRE A CHARTRES, ville , ces ecclésiastiques essayèrent enfin d'exécuter le pro jet du père de Condren en ÿ formant un séminaire. Ils firenteux-mèêmes disposer la maison à leurs dépens , la fournirent des meubles nécessaires, et défrayèrent tous les ordinands qu'on avait invités à venir y faire les exercices de dix jours, comme saint Vincent de Paul le pratiquait à Saint-Lazare. Personne, dit M. du Ferrier, n'avait encore songé à quelque chose de plus que l'ordination; mais on espérait qu'après la clôture de ces exercices, plusieurs retraitants accepteraient avec empressement l'invitation de prolonger leur séjour dans la maison pour s'y former aux vertus et aux fonctions ecclésiastiques. Tout le contraire arriva. Malgré le zèle des mission’;aires, leur générosité, leur vie édifiante, personne ne sejoign't à eux durant l'espace de huit mois qu ils demeuré. rent à Chartres. Plusieurs de ces messieurs conclurent de là que cette ville n'était pas le lieu où devait étre établi le séminaire, ou que le temp: des bénédictions annoncées par le père de Condren n'était point encore venu,

Se trouvant donc sans occupation, ils se bornèrent à édi-fier la ville par leurs vertus, ou à se rendre utile aux diverses paroisses, en attendant qu'il plût à Dieu de leur donner matière d'exercer leur zèle envers le clergé. M. Olier fut chargé de faire le catéchisme aux enfants, et plusieurs de ses compagnons, entre autres M. de Foix et M. du Ferrier, profitèrent de cette circonstance pour aller à Paris, où diverses affaires les appelaient. Comme les deux derniers se disposaient à retourner à Chartres, M. Meyster, qui abandonna sur ces entrefaites leur société, vint diner chez eux, et, pendant le repas, il leur dit fort sérieusement : «Je vous plains, Messieurs, » car vous perdez votre lemps, el ne failes pas ce que Dieu de- » mande de vous. » J'admire, reprit M. du Ferrier, comment vous nous condamnez, lorsque nous faisons du mieux que nous savons. Je ne vous condamne point, répliqua-t-il; mais c’est Dieu qui désapprouve ce que vous failes à Chartres, el j'ai ordre de vous le dire de sa part. Hélas ! dit alors M. du

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