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L» chrétiennes
1642 — VAUGIRARD. LUMIÈRES PE M. OLIER. 149 conduite dans tout le cours de cette affaire, se sont jarfaitement vérifiées. L'œuvre à laquelle Dieu appelait M. Amelote, nour servir à sa gloire, était la congrégation de l'Oratoire, où il entra huit ans après; et où, par ses talents, son zèle et sa patience, il contribua plus que personne à maintenir la
oi de PEglise, contre la contagion des nouvelles erreurs qui
avait gagné la plus grande partie de ce corps.
La petite communauté, composée d’abord de trois mem
| bres, dont M. de Foix avait été jusqu'alors le supérièur, en
mpta bientôt jusqu'à vingt. Quelques-uns demeuraient au } 1:
ytère pour le service de la paroisse, dont le curé était
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toujours absent; les autres étaient réunis dans la maison de M. de Rochefort, où ils pratiquaient en commun, et au son de la cloche, les divers exercices de la journée. L'après-midi où faisait une conférence sur l'Ecriture sainte, et c'était or dinairement M. Olier qui y avait la parole; aucun de ces messieurs n'osant plus parler lorsqu'il se trouvait présent. Les lumières que Dieu ui donnait, dans cet exercice, ravissatent de plus en plus la compagnie; à la fin, M. de Foix ne put souffrir de se voir revêtu de la charge de supérieur , dont il se réputait inüigne; et il n’y eut qu'une voix pour la déférer à M. Olier. « Avant hier, à la conférence de l'Ecriture » sainte, écrit ce dernier, il fallut expliquer un chapitre très- » difficile de saint Jean, où il est parlé de la Sameritaine. Je » recevais tant de lumières en lexpliquant, que tous ceux
» qui m'écoutaiont donnaient des témoignages de leur satis-
faction et de leur surprise; les messieurs de notre compa-
imaginer que ce füt moi-
»D'£nie surtout, ne pouvaient s
» même qui leur narlât de la sorte, vu qu'autrefois ils me
faisaient tous Ja leçon, et paraissaient plus entendus que
moi en toutes choses, C'est ce qui me réjouit; car ma plus
) grande joie est de voir que chacun est convaincu que ce
oque je puis dire n'est pas de moi, mais de Drew seul , et
») Qu'on y ail croyance ; el que chacun vive selon les maximes