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4642. — VAUGIRARD. M. AMELOTE, 147 » votre maison. » Une déclaration si franche et si ingénue plut extrêmement aux nouveaux solitaires. Is s'assemblèrent pour un moment afin d'en conférer entre eux ; et la conclu sion fut qu'il était leur ami, leur frère, et qu'il demandait les choses de trop bonne grâce pour être refusé.
L'entrée de M. de Bassancourt dans la communauté eut beaucoup d'éclat à Paris, où sa famille jouissait d'une grande
: | considération , et ne fit guère moins de bruit que les longues h | instances de M. Amelote pour y être reçu lui-même, Après À | la mission de Normandie, M. Amelote voulut visiter à son È tour les solitaires de Vaugirard ; et, convaincu que leur so- | cité était l'ouvrage de Dieu, il les supplia de le recevoir,
non plus comme leur supérieur, mais comme leur simple confrère. Sa réception devait offrir des difficultés. L'année précédente, d'après un entretien avec la sœur du père de Condren, religieuse Carmélite à Chartres, M. du Ferrier demeura convaincu que M. Amelote, à qui le père de Condren n'avait jamais parlé de l'œuvre du séminaire, n'etait point appelé de Diec à y travailler ; et M. Meyster avait déclaré la même chose à ses amis et aux Oratoriens de la maison de Saint- Magloire. Quoiqu'il dut leur en coûter pour exclure de leur compagnie un ami si vertueux, ils ne purent se déterminer à l'y admettre, et répondirent à M. Amelote qu'ils ne le croyaient point appelé à concourir avec eux au même dessen. Loin d'être arrèté par ce refus, il revint une multitude de fois à la charge, et pressa instamment M. Olisr, que la compaguie nomma bientôt supérieur. Personne n'était plus cher au serviteur de Dieu, que ce digne ecclésiastique, dont
L'ilconnaissait l’érudition , la sagesse el Ja vertu ; et ce qui l'at-
chait à lui plus fortement, était l'opinion qu'il en avait conçue depuis l'apparition du père de Condren que nous avons rapportée, et dans laquelle ce saint homme lui avait dit qu'il le laissait héritier de son esprit ainsi que deux autres, dont lun était M. Amelote. Dès ce moment, M. Olier avait regardé cet ami comme destiné par la Providence à être l'une
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148 I. PART. 1642, — VAUGIRARD, M. AMELOTF.
des pierres fondamentales du nouvel édifice, et il avait persévéré dans cette opinion, jusqu'à ce que, pendant sa retraite, avant l'établissement de Vaugirard, il connut que D avait sur lui d’autres desscins : car comme il offrait à Notre Seigneur les sujets qui pourraient composer la nouvelle s6ciété, et qu'entre autres il lui présentait celui-ci; une voix intérieure lui fit entendre ces paroles : [me servira dans un autre lieu pour ma gloire. Quelque étroite que Füt sa Baison avec M. Amelote, ces paroles devinrent pour lui une loi inviolable ; et, malgré les sollicitations pressantes qu'on eniplora long-temps , il demeura toujours ferme à Fexclure de la com pagnie. M. de Bassancourt usa de toute sorte de moyens peur l'y faire recevoir. Il offrit même dans la suite quatre mille livres de rente perpétuelle au séminaire. Madame de Brienne femme du ministre d'Etat, et pénitente de M. Amelote, sollicita la même gràce pendant trois ans, jusqu'à empioyer dans sa cause le crédit et l'autorité de la Reine régente, Tout fut inutile : M. Olier aima mieux s'exposer à toute sorte de reproches ct de disgrâces , que d'être infidèle à la voix de Dire.
En éloignant un sujet d’un si rare mérite, il devait s'attendre À
à passer pour le plus bizarre des hommes; ce qui ne tarda
point à arriver. On l'accusa même de vouloir écarter son an- |
cien ami, pour n'avoir point en fui, disait-on, un rival qu eût pu lui disputer la supériorité du nouveau séminaire.
L'homme de Dieu laissa dire, et regarda tous ces propos
comme uae récompense du sacrifice qu'il avait fait au Seigneur en se privant d’un te! ami. Ce qui est plus admirable encore, au mérite de ce généreux dépouillement, il ajouta celui du
secret le plus impénétrable sur le motif de sa conduite; car à
jamais il ne voulut le découvrir qu’à son directeur, parce qu'il aurait été contraint de découvrir aussi les communications dont Notre-Scigneur l'avait favorisé dans cette circonstance. On ne le connut qu'après sa mort, par la lecture de ses écrits, où il rendait compte de son intérieur au père Bataille, son
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directeur. Les paroles de Notre-Seigneur, qui dirigèrent sà È
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