‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 111 sur 332 · LA MÈRE AGNÈS DEMANDE DE MOURIR · texte numérisé non relu

LA MÈRE AGNÈS DEMANDE DE MOURIR

de son côté, que son retour dans cette ville était

nécessaire (1), pour traiter une autre affaire im-— {1) Pie d portante, dont le succès contribuerait beaucoup à # dgus de la gloire de Dieu. Quelque pénible que dût être à una M. Olier une séparation si prompte et si inatten- reg ta due , dès le premier mot le sacrifice fut fait. La #'aues histo- Mère Agnès y parut d'abord très sensible; mais 406. pou ayant bientôt demandé à Dieu la grâce de le lui

offrir avec générosité, elle pressa elle-mème M. Olier

d'obtir et de partir sans délai (2). Au moment de (2? Vie de H. prendre congé l'un de l’autre, elle lui donna son AU, crucifix *, et lui dit: « Depuis votre arrivée, j'avais t: 1, ETC » cessé de demander à Dieu d'aller à lui: mais * NOTE 21, » maintenant je puis bien dire adieu aux parloirs F

» et au monde. » En se retirant elle dit tout haut:

» Adieu, parloirs, je ne vous verrai plus, » et alla

aussitôt se prosterner devant le très-saint Sacre-

ment. Là, fondant en larmes, elle adressa à Notre-

Seigneur les paroles suivantes, qui firent connaître

à ses Sœurs la proximité de sa mort. « Hé, mon ; » Dieu! que m'avez-vous fait? Vous m'aviez donné

» un homme selon mon cœur, et vous me l'avez

» Ôte. Hé bien , mon Tout! que votre sainte vo-

» lonte soit faite (3)! Mon cher Epoux et Ami (3) Année Do- » (c'est ainsi qu il appelait Notre-Seigneur), j'ai ac- "inicaine , etc. » SH DRE votre grâce. l'œuvre que vous et Ps » votre sainte Mère m'aviez confiée, et pour la- p- 461. » quelle vous avez voulu que je demeurasse encore

» sur la terre. Vous savez le désir que vous avez

» mis dans mon cœur, de vous aimer de toute son

» étendue, uniquement et sans réserve; ce que ne

» pouvant pas faire sur la terre, j'ai toujours dé-

» siré d’al'er à vous, pour être dans le parfait amour

» Mon cher Ami, ne retardez pas mon bonheur :

) tirez-moi à vous, et donnez-moi place parmi ceux

» qui vous bénissent et vous adorent sans cesse;

» car, si vous ne le faites, je crois que je mourrai

» de langueur à chaque moment. Je vous remer-

cie d'avoir écouté mes prières, et de m'avoir

* NOTE 22, p. 134.

(t) Vie Ms. de M. Olier, par M.

de Bretonvilhiers. t. 1, pag.

(2) Admirable Vie de Sœur 4gnès,t.ur, liv. vi, chap. nu.

(3) Attestat.

autograph. touchant M. Olier, p. 181.

(4) Année Do:

minicaine, elc.

tbid., p. 462.

LaM.Agnès meurt. M. Olier écrit aux religieüses de Langeac pour les consoler.

(5) Vie de la B. Agnès de Jésus , 2° part.

eh. xx, p. 369, et suiv.

, dé M. Olter, t. 1,

(7) L'admirable Vie, etc., t. 1, Préface.

» donné et fait voir celui que vous désiriez que je » procurasse à votre Eglise par mes soins: l'ayant » vu et le sachant à vous, laissez aller mon esprit » en paix. Je ne vous demande pas que vous le ti- » riez avec moi de ce monde, m'ayant fait voir qu'il » vous devait rendre de grands services dans votre » Eglise. Préservez-le du mal, ayez--le sous votre » protection; faites-lui la grâce de n'aimer que vous, » de n'être possédé que de votre esprit, et de ne » vivre que de votre vie. Ce sont les prières que » vous fait votre pauvre servante, résolue de ne bou- » ger d'ici, jusqu'à ce que vous l'ayez ex” 'ce*(1).» Peu de jours après le départ de M.C :,la Mère Agnès tomba malade, le 12 octobre 1634 (2); et. profitant du peu de temps qui lui restait encore. elle écrivit au Père de Condren, général de l'Oratoire, pour le prier de se charger de la conduite spirituelle de M. Olier, qu'elle-mème ne pouvait plus diriger visiblement (3). C'était, pour ce Père. comme un ordre du Ciel, à cause de l'estime singuliére qu'il faisait de cette sainte fille +. gnès écrivit aussi à M. Olier, pour lui déclarer qu'elle ne tarderait pas d'aller se réunir à Dieu (4): l'événement justifia cette prédiction d'une manicre frappante ; car elle mourut le 19 du même mois. âgée de trente-deux ans (5), trois semaines seulement après que M. Olier l'eût quittée (6). Il reçut la lettre, qui lui apprit la nouvelle de sa mort, le jour de la Toussaint, lorsqu'il était au confessionnal, dans l'église de Saint-Paul, à Paris. « Aussitôt. » tout touché, dit-il, je m'en allai devant le Saint- » Sacrement faire mes plaintes à Notre - Seigneur » de ce qu'il m'avait Ôté ce secours pour mon salut.

+ Étant sur le point de se démettre du généralat de l'Ora toire, le Père de Condren consulta par lettre la Mère Agnès; et dès qu'il eût reçu sa réponse, qui fut négative, il renonça sur-le-champ à ce dessein (7).

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» mon * Mère » c'est » proc » qu'il $ » possè

que je l'ayant \ esprit is le tioir qu'il 1s votre

18 votre ue VOUS, t de ne ères que ne boue*(1).»

, la Mère (2); et.

| encore, de l'Oraconduite > pouvait ce Père.

time sin-

i déclarer Dieu (4):

e manière me mois.

es seule- D. Il reçut mort, le infession- Aussitôt.

le Saint- Seigneur on salut.

jat de l'Oraère Agnès:

be, il renonçt

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