‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 126 sur 332 · LE P. DE CONDREN DOIT FORMER M. OLIER · texte numérisé non relu

LE P. DE CONDREN DOIT FORMER M. OLIER

On sait que le vénérable fondateur de cet institut, Pierre de Bérulle, avait été suscité de Dieu le premier, pour commencer, dans le clergé de France, la réforme que saint Philippe Néri et saint Charles Borromée établirent avec tant de succès à Rome et à Milan (1). Ce saint personnage avait été destiné, non-seulement à fonder cette congrégation, dont le but principal était la formation des jeunes clercs aux vertus ecclésiastiques *, mais encore à communiquer l'esprit de ce renouvellement à d'autres sujets, appelés à coopérer au même dessein et à fonder des sociétés sur le modèle de la sienne‘. Ce fut de l'école du Père de Bérulle que sortit M. Bourdoise, instituteur de la communauté de Saint-Nicolas, et qui forma de sa main un grand nombre d'ecclésiastiques , employés dans la suite à la conduite des séminaires (2). « Il voulut, dit son histo— ‘ rien, s'approcher de ce buisson ardent, et voir ce * prodige de charité, afin de participer à son ar- » deur et à sa lumière. Il demeura environ trois * mois auprès des premiers prêtres de l'Oratoire, » de ces hommes apostoliques, ajoute cet auteur, » destinés comme d'autres Noë à repeupler notre * Eglise, après le déluge de maux des siècles pre- » cédents ; et qui, en effet, ont èté comme les pré- » mices de tant de saintes familles qui se sont éle- » vées depuis dans ce royaume (3). » Saint Vincent de Paul , appelé pareillement à travailler à la réforme du clergé, passa environ deux ans dans la retraite sous la discipline du Père de Bérulle (4). Son dessein était surtout, dit Collet après Abelly, de trouver, dans la personne de ce saint prètre, un ange visible qui le conduisit dans toutes ses démarches, et l'aidât à découvrir ce que Dieu voulait qu'il entreprit. Son attente ne fut point trompée : le Père de Bérulle reconnut d’abord qu'il était appelé à de grandes choses, et lui prédit même. dit-on, qu'il donnerait naissance à une congrégation de saints prêtres qui travailleraient avec fruit

Les instituteurs des séminaires ont puisé à l'Oratoire l'esprit de leur vocation.

(Vie de Pierre de Dérulle, par Tabäraud, 1. 1, div. ut, chap. 1.

*NOTE 2,p.

s; NOTE 3, P:

Bourdoise, Ms.

in-folio, liv. 1v, chap. 1.

(3) Ibid. liv. 1, chap. x1v, p. 99, — Viedu même, Ms.in-4°,p 72.

‘4) Abeily, Vie de M. Vincent, iv. 1, chap. vi, pag. 24. — Direct. de la Congrég. de l’Orat., 1'e part. ch. 1. — Hist. de Pierre de Béruile, par Tabaraud, liv.

u,ch.1,p, 139.

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* NOTE 4,p.

(1\ Abelly, ibid. Collet, Vie de S. Vincent, t. 1, 1iv.1, p.35, p. 571.—Epistolæ ad Clementem x1, Rome, 1709, p. 66.

(2) Vie du Père Eudes, 1821, liv. 1, an. 1622, p.

(3) Vie de Pierre de Bérulle, par Tabaraud.

t.1, iv. ut, chap.

Le Père de Condren est destiné à former les premiers fondateurs des séminaires en France,

(4) Mém. sur M. Olier, par A.

Baudrand, p. 1.

— Vie du Père Eudes. Ms. pag.

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