‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 127 sur 332 · Vie du méme imprimée, p · texte numérisé non relu

Vie du méme imprimée, p

*NOTE 5, p.

(5) Vie du Père de Condren, par le Père Amelote, 1657, liv. n, ch.

*NOTE 6, p.

(6) Oeuvres de Bossuet, édit. de Versailles. tom.

xXvu, p. b71.

et bénédiction® (1). Le Père Eudes, instituteur d'une autre congrégation, vouée au même objet que la précédente, savoir, l'éducation des ecclésiastiques dans les séminaires et les missions , fut également formé par le Père de Bérulle, qui prévit aussi combien il serait un jour utile à l'Eglise de Dieu (2). Ces ecclésiastiques et quelques autres, que la grande piété de ce saint prêtre avait réunis sous sa direction, recevaient dès-lors dans leurs âmes la semence précieuse qui donna dans la suite des fruits si abondants (3). Mais ces fruits devaient être lents à paraître, et les desseins de Dieu sur les instituteurs des séminaires demeurèrent longtemps cachés.

La congrégation de l'Oratoire elle-même, quoique née pour répandre ces établissements dans le royaume , ne s'occupa guère que des missions, de la conduite des paroisses, et surtout de la direction d'une multitude de collèges (4), comme l'avait craint son instituteur * : jusqu'à ce qu'’enfin le Père de Condren, qui lui succéda, exécuta le dessein de la divine Providence; non pas, toutefois, en établissant lui-même des séminaires, mais en préparant les sujets que Dieu appelait à en jeter les premiers fondements. Ce grand personnage, dont le Père de Bérulle disait avec étonnement, qu'il avait reçu l'esprit de l'Oratoire dès le berceau (5), était bien digne d'une mission si importante. Il jouissait partout d'une réputation de sainteté vraiment extraordinaire , et l'on aurait peine à croire jusqu'où allait la vénération pour sa personne, si nous n'en trouvions les témoignages les plus authentiques dans tous les écrits de ce temps, et dans les sentiments que professaient pour lui les hommes d'ailleurs les plus recommandables *. « Cet illustre Pére » Charles de Condren, dont le nom, dit Bossuet. » inspire la piété, dont la mémoire toujours fraîche » et toujours récente, est douce à toute l'Eglise, » comme une composition de parfums (6). » Mais,

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