‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 144 sur 332 · RETRAITE SPIRITUELLE · texte numérisé non relu

RETRAITE SPIRITUELLE

introduisit aussi l'usage de cette prière parmi les paroissiens de St-Sulpice, où, depuis, elle a toujours été en honneur, ct il en fit exprimer le sujet dans un tableau peint par Le Brun, et qui fut gravé plustard.

Lorsqu'il commença cette retraite, il était persuadé que les travaux des missions surpassaient de beaucoup ses forces. « Depuis peu, dit-il, mon mé- » decin m'avait déclaré que je n'étais nullement pro- » pre à cet emploi par ma complexion, et que j'avais »une poitrine si faible, que je ne pourrais faire » autre chose que quelques exhortations à des gril- » les de Religieuses. Et ce qu'il y a eu de remarqua- » ble, c'est que N.—S. m'a donné un tempérament »tout autre que je ne l'avais en ce temps-là, et il » n'y a personne dans notre compagnie qui l'ait si » fort que moi; c'est un présent du Ciel, qui m'oblige » bien à servir celui qui me l'a fait (1).»

« Sur la fin de cette retraite. continue M. Qlier, » je pris, pour sujet de ma dernière oraison, La dé- » votion à la très-sainte Vierge. et je désirai ailer »faire cette oraison dans une chapelle qui lui est » dédiée, où je reçus beaucoup de consolations. Je » me souviens que, m'en retournant ensuite à Paris »avec M. de Foix, il nous fallut passer la riviere, » mais avec un danger non pareil, dans un petit ba- » teau surchargé d'hommes et de chevaux, et même nayec grande agitation de vent. Dans ce péril, »j'aperçus à l'autre bord une figure de la très- » sainte Vierge attachée à une maison; alors je dis sa mon bon ami: Il n'y a rien à craindre, la sainte » Vierge nous regarde; et je n'eus plus de peur. »ce me semble; c'est la protectrice des corps et » des âmes et la trésorière universelle de tous biens. > Enfin,au sortir de cette retraite, apercevant l'église »de N.-D. de Paris, je sentis ce que j'avais éprouvé » à l'aspect de la chapelle de Lorette. J'éprouvai des »tendresses très-grandes, et je me vis tout rempli » de l'amour de ma bonne maîtresse * (2). »

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M. Olier se dispose à partir pour lamission. Sa confiance.

(1) Mém. aut.

de M Olier,t.s, p. 109.

*NQTE 16,p.

(2) Mém. aut.

de M. Olier,t. à, p.126, 125,128.

(1) Lib. m1, cap.

Lu, n° 3,

(2) Edition de 1656,t1.1V,p.988.

(3)Liv.1, p. 9, ATUI. Préf.p.3.

(4) Liv.ur, eh, ui, p. 115.

NOTE 1, p. 136. — Benedict. XIV, de Servorum Dei beatif et Beator. canonix. (1). Qudd Deus tam familiariter, per me dium visionum et revelationum, cum fidelissimis amicis loquatur, non est novum neque inusitatum; et ferè omnes Sanctos, maximè Ordinum fundatores, divinis visionibuset revelationibus illustratos fuisse legimus.. Absque dubio itaque Deus cum suis amicis familiariter loquitur, et his maximè favere solct, quos ad opera grandia eligit.

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