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» posée que d'environ cent personnes, tous Îles affligés y » trouvaient du secours, les faibles une protection assurée ; » et la grande douceur qui y régnait, montrait évidemment » que le Saint-Esprit remplissait le cœur des petits ct des » grands. IL est certain qu'on lui doit attribuer la soumis- » sion de la ville de Paris dans les troubles arrivés sous la » minorité de Louis XIV; et il suffi: de dire qu'elle donna »cent vingt mille écus pour fonder les trois évêchés de Bé- » tithe, d'Héliopolis et de Metellopolis, et pour équiper les »trois illustres prélats qui allèrent annoncer la foi aux » Indes orientales. » À peine le Père de Condren eut-il M. Olier sous sa conduite, qu'il le fit entrer dans cette association, afin d'exciter de plus en plus sa charité, sa religion et son zèle. Les exemples frappants de vertu qu'il y eut sous les yeux le touchèrent vivement, et le portèrent à faire, dans ses Mémoires, l'éloge de cette compagnie (1).
Dans cette assemblée, deux ou trois ecclésiastiques adressaient toujours aux confrères réunis quelque discours d'instruction ou d'édification. On y proposait une infinité de bonnes œuvres et de charités à faire, dont on exposait les motifs dans des mémoires écrits. Ces Mémoires étaient déposés dans une cassette, et, après avoir nommé quelqu'un pour les examiner , l'assemblée, sur le rapport qui lui en était fait, concertait les moyens de réaliser ces pieux desseins. Il se fit, dans toutes les grandes villes, de semblables compagnies, en relation de charité et de services avec celle de la capitale. Mais le cardinal Mazarin la supprima peu de temps avant sa mort(2). Le Père de Condren nôus fait connaître, dans une de ses lettres conservée au séminaire de Saint-Sulpice, l’occasion de l'établissement de cette société dans la ville de Reims. Il écrivait à M. Amelote: » J'ai toujours désiré, depuis que j'ai eu la connaissance de » M. Carlier, de le faire recevoir en la compagnie du très- »saint Sacrement. Il est conseiller du présidial de Reims, » et en haute réputation de piété dans la ville. Il s'est plu- » sieurs fois ouvert à moi de sa conduite intérieure, qui est » bien sainte, tant pour lui que pour sa famille. Il porte » l'odeur de Jésus-Christ partout où il va. Depuis cinq ou » six mois qu’il m'a oui parler de cette compagnie, je l'ai vu » dans un très-grand désir de la connaître et de la porter à » Reims, où il croit qu'elle ferait beaucoup de fruit. Je vous
(1) Abrégé du 9° cahier des Mémoires aut.de M.
Olier.
(2) Mémoir. de M. du Ferrier, p.146, 147.
(3) Lettres aut.
» prie de le recevoir comme un homme de bien le mérite, du Père de Con- »et de le faire connaître à M"° Brandon et Bassancourt, dren à M. Ame-
» afin que, jeudi prochain, quelqu'un de vous le propose (3).
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