‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 175 sur 332 · D PERRET TEL DAS ES · texte numérisé non relu

D PERRET TEL DAS ES

(1) Vie Ms. de M. Olier, par M. de Bretonvilliers, 1. 1, p.

(2) Vie du méme, par le Père

Giry, parlic ;

eh, 1x.

— bi.

219 PARTIE 1. LIVRE VI. — 1638 » bien reçu ne méritent pas d'être chassées: et si » l'on » la voix du coq a pu convertir le prince des Api- » des | » tres, je ne désespère pas que Dreu ne se serve du pète. » même moyen pour opérer enfin ma conversion.» De € Il fallut se rendre à sa prière (1). quator Une humilité si profonde ne tarda pas à porter cert pa son fruit. Dès le lendemain du jour qui suivit œ gieuses combat d'honnèteté (2), quelques-unes des Religieu. M ‘les cc ces désirèrent fortement de s’entretenir avec M. lendem Olier. « La plus vaine de la maison, dit-il lui-même, aux-Lit » voulut me voir par curiosité. C'était une âmequi rait sai) » marchandait avec Dieu, et lui demandait trois trons et » ans de terme pour sa conversion; assez jeune, et pècher | » très-bien faite de corps et d'esprit, elle était vi- Ecrivan -i.le sans cesse par la noblesse du pays ; c'était le ss, et | - cna de :a vanité de la maison et de toute la pro- Liens: » » vice. En venant me parler, elle passa par l'é que le » glise lu monastère, où elle sentit dès-lors que sil plai » l'heure ‘': sa conversion était venue; et, en me »prierai > voa, 1, sembla voir Monseigneur de GenèvefS * qui ém » comme elle 2 ! avoua, durant la retraite qu'eleM llneut P » fit ensuite. Elle fut en effet si fortement touchée SUSeS à > qu'elle résolut à l'instant de se convertir ; elle auf fie mais » mème trouver la Supérieure, et lui dit: Voici mm propriété. » apôtre, il faut que je me rende. je ne tarderai plus rastére, e

souvent inespéré pi le pays ; e més des sd ces Religie commence de M. Olie Condren, »Pêre, ap » des succé

» Notre bon Maître voulut que, après cela, on mé » priât de prècher pour le lendemain 22 juillet. le » le fis, et ce divin Sauveur donna tant de bénédi » tion et de force à mes paroles, que non-seul » ment cette Religieuse, mais plusieurs autres » résolurent à faire leur confession généraleet lare » traite de dix jours: ce dont elles n'avaient jami » eu la pensée. J'étais encore tout pénétré du sen » timent qui, peu auparavant, avait fait une si vi » impression sur moi, c'est-à dire, que je devil » plaire à Dieu dans mes actions ; et prêchant à Sp Connu pl] » Religicuses, je prononçai deux ou trois fois té les cœurs » paroles: plaire à Dieu. Cela toucha si viveme{ ”? Conversio » les cœurs, que, dans cette maison, ‘où auparavi@ ? tions de c

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l'on n'entendait que des chansons du monde et » des nouvelles de gazettes, on n'entendit plus ré- » péter que ces mots: plaire à Dieu (1). »

De quarante qu'elles Ctaient, M. Olier en gagna quatorze, qui formèrent ensemble et dans un concert parfait le dessein de vivre en véritables Religeuses. Ce fut le jour même de sainte Madeleine ; cles commencèrent leur retraite de dix jours le lendemain et la terminèrent le jour de saint Pierreaux-Liens, 1: du mois d'août. M. Olier, qui honoait sainte Madeleine et saint Pierre, comme patrons et modèles des âmes pénitentes, ne put s'empècher de remarquer cet heureux rapprochement. Ecrivant, l'année suivante, à l’une de ces Religieuss, et lui rappelant le jour de saint Pierre-aux- Liens: » Il y aura un an, jour pour jour. lui dit-il, que le Ciel vous délivra de vos chaînes. Je serai, ssl plaît à Dieu, fidèle à l'en remercier ; et je le yprierai qu'il vous dégage de mille menues choses »qui empèchent la parfaite union avec Dieu (2). » Iln'eut pas de peine à ramener ces quatorze Religeuses à la vie commune, jusqu'alors bannie de œtte maison, et à les dépouiller de tout esprit de propriété, vice qui, une fois introduit dans un monastère, en fait toujours une maison dedissipation, souvent même de désordre (3). Un changement si inespéré produisit une grande sensation dans tout le pays ; et autant les gens de bien avaient été alarmés des scandales que donnaient depuis longtemps «es Religieuses, autant furert-ils consolés de ce commencement de réforme qu'y introduisit le zèle de M. Olier. Il en écrivit en ces termes au Père de Condren, le 26 août suivant : » Mon très-honoré Père, après avoir été longtemps sans vous parler » des succès dc l'Evangile, je vous dirai que j'ai re- »connu plus que jamais la puissance de Dieu sur »les cœurs. Nous avons vu, ces jours passés, des >conversions éclatantes s'opérer par les exhortartions de ce chétif prédicateur. qui ne sait monter

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