PREMIÈRE MISSION DE LA REGRIPPIÈRE
(1) Mém. aut.
de M. Olier, 1.1, p. 142,143,144.
(2) Lettres aut.
de M. Olier, p.
Olier, par M. de Bretonvilliers,t.
1, p. 333.— Jd, par le PèreGiry, part. 1°, chap.
ix. Ibid. p. 515, — L'Ann. Dominicaine, ibid. p.
» en chaire que pour faire rougir l'Evangile; c'est » pourtant avec un tel instrument, que Dieu a opéré » les merveilles que je vous raconterai à loisir. » Nous nous trouvâämes appelés au village nommé » la Régrippière, où il ya un prieuré de Fonte- » vrault. Après quelques rebuts ordinaires à notre » condition, nos exhortations furent reçues si heu- » reusement des Religieuses et du peuple, que cha- » cun était forcé de dire : Je suis vaincu, je me rends: » nous vimes des effets prodigieux de la puissance » de Dieu sur les âmes. De la Régrippière nous » sommes venus à Nantes, où nous attendons M, bit avt: Vialar et M. Basseline + pour les mettre un peu de M. Olier, p. » En train et leur faire voir ce que c'est que la mis- 43, 44 » sion (1{).»
TI. La joie de M. Olier fut augmentée encore par Naissance de l'heureuse nouvelle qu'il apprit, et qui fit naître la Louis XIV.La bus vive allégresse dans tous les cœurs. Depuis Fu “ ee longtemps la France gémissait sur la stérilité de la PRES Reine: Louis XIII et Anne d'Autriche, après vingttrois ans de mariage, n'avaient point encore eu d'enfants, et le duc d'Orléans frère du Roi n'avait qu'une fille. De tous côtés l'on adressait à Dieu des vœux et des prières, lorsqu'enfin la grossesse de la (2) Essai sur Reine se déclara, et le 5 septembre 1638, à onze l'influence de la ‘ L ù religionenF'ran- heures du matin, cette princesse mit au monde un ce, EUR 1, li. Dauphin, depuis Louis XIV, regardé généralement a ou comme un enfant de miracle, et surnommé pour Ms.in-4°,p 493. cela Dieudonné (2).
La reconnaissance de M. Olier fut proportionnée à l'ardeur et à la générosité avec lesquelles il avait demandé à Dieu un si heureux événement. Il ne l'avait pas seulement sollicité par des prières ferventes, il avait encore offert, pendant longtemps,
+ Il paraît que M. Basseline, dont parle ici M. Olier, est le même qui fut établi vice-gérent et second official de Châlons par M. Vialar, lorsque celui-ci eut été promu au siège de cette ville. Vie de M. Bourdoise, manusc. in-4°, pag.
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