LA MÈRE DE BRESSAND ET LA SŒUR BOUFARD
NOTE 5, p. 916. — On Bressand, en disa
, dans une rare fille, et que Sainte Chantal]
(4) Vie de la . de Bressand,
: Ù 10,13 14,16, ; dont nous Parlerons dans Ja Suite, à <
a fait le portrait de la Mère de Bressand en ces termes :
» Je reconnus d'abord en elle beaucoup de lumières, un
» recucillement et une modestie angélique, sans aucune
» attache à sa volonté, quoique son naturel fût fort actif,
» vif et prompt. Sa vertu dominante était l'humilité, Elle ne
» parlait guère d'elle-même et de son intérieur sans larmes:
(1) Vie de la » et souvent clle était de même dans l'oraison. J'ai vu peu
Mère de Bres- » de nos Sœurs employées dans la conduite, qui aient eu
sand, ibid.p.56. » tant de bénédictions qu'elle, et qui tournassent avec plus
(2) 1v° classe. » de facilité les âmes vers Dreu (1). » Quoiqu'elle eût brûlé
p.217,et suiv. toutes les lettres de M. Olier qu'elle avait entre les mains,
(3) Vie de la on en conserve encore vingt-trois (9), et parmi les lettres
Mère de Bres- imprimées du serviteur de Dreu, les lettres exr et cLvinr sand, p. 134. ont été adressées à cette Religicuse (3).
NOTE G, p. 218.— 11 paraît qu'après le retour de M, Olier, de Bretagne à Paris, la Sœur Boufard, qui n'eut pas toujours des directeurs qui comprissent son état, craignit d'être dans une voie fausse, et en écrivit à M. Olier. « Quant à la
crainte que vous me témoignez d'avoir été trompée, lui » répondait-il, vous devez croire que vous méritiez bien de » l'être, et néanmoins vous devez marcher en confiance avec » Dreu.. Abandonnez-vous à lui, ma très-chère fille, sans » tant examiner sa conduite. Marchez avec lui en simplicité » et confiance; une fille doit ainsi vivre avec son père. De- » mourez tout en lui, vous reposant sans soucis sur s0n cœur paternel. Que nous sommes heureux, ma chère fille, » de nous nommer et d'être les enfants de ce Père. Qu'il soit » béni, loué, adoré et aimé de toute créature à jamais!
» qu'heureuse est l'âme qui le peut continuellement aimer,
» ct malheureuse celle qui méprise cette facilité qui nous
» est offerte, et s'y rend infidèle! Ma très-chère fille, aimez
» donc, louez et adorez cet unique objet des esprits et des
(4) Lettres aut. » cœurs (4). » La Sœur Boufard, frappée de l'édification que de M.Olier, p. répandaient dans la ville de Nantes les Religieuses de la 2175. Visitation, demanda d’être reçue dans leur communauté en qualité de sœur domestique. M. Olier, pour favoriser son
pieux dessein, écrivait à la Mère de Bressand, alors Supt-
ricure de cette maison : « J'ajoute encore ce petit mot à li
» hâte pour satisfaire à une pensée qui m'est venue, c'est
» que je ferai volontiers 200 livres d'aumône à la petite
» sœur Boufard pour son entrée chez vous, et même davan
(5) Lettres au- » tage, s'il plaît à la Providence me l'inspirer (5.» Elle entra tographes de M. cn effet, à la Visitation, mais, ses forces ne répondant pas à Olier, p.224. Son courage, clle fut obligée d'en sortir. Elle y rentra néat- (6) Vie de la moins dans la suite à l'âge de cinquante-un ans, et y mourut Sœur Marie Mi- en odeur de sainteté, âgée de quatre-vingt-sept ans (. chel Boufard,in- L'auteur de sa Vie nous apprend que dans les lettres im 8°, Nantes, 1100. Lrimées de M. Olier, il y en a quelques-unes de celles qu'l
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avait adressées à la Sœur Boufard (1), mais qui ne portent (1) Ibid. p. 39.
Vies des Saints de Bretagne. t.
pas de nom.