CHARITÉ DES RELIGIEUSES DE LA VISITATION
NOTE 9, p. 222. — Durant son séjour au monastère de la Visitationà Nantes, M. Olier crut retrouver, dans les soins qui lui furent prodigués, la charité si pure et si généreuse (4) Traité d que lui avaient témoignée, dans une samblable occasion, date Dar Oûe ÿ F hard,t.u,in-4, + L'abbesse de Fontevrault avait, comme on sait, le pri- CALE vilkge de donner des dimissoires pour les Ordres sacrés aux rault par le « ’ Religieux de son Ordre, et d'approuver les prêtres pour la p. Nicquet , inconfcssion sacramentelle (4). 4° 1642, p. 226.
(1) Mémoires aut.deM, Olier, t.1, p. 136.
(2) Pièce Ms.
envoyée de N'antes à M. Emery.
{3) Lettres aut.
de M. Olier, p.
(4) Lettres aut.
de M. Olier, p.
300 et alibi.
les Dominicaines de Langeac, dignes héritières de l'esprit de la Mère Agnès (1); et ce fut, sans doute, pour marquer sa reconnaissance, qu'il donna au monastère de la Visitation un calice et une lampe d'argent qu'on y conservait autrefois (2). Après son retour à Paris, il écrivait à la Mère de Bressand : « Mandez-moi à quoi je vous serai utile; car je * dois vous servir de tout mon possible, après les obliga- » tions que j'ai à votre très-chère maison, ct à vous enpar- » ticulier, qui avez fait une charité à un pauvre serviteur » de Dru, qui doit s'en ressentir tout autant qu'il vivra. » DIEU sait combien le souvenir de ce séjour m'est encore » doux, et le sera, comme je pense, toujours (3).» Ces saintes filles, dignes héritières de l’aimable charité de leur bienheureux fondateur, non contentes de prier pour la santé de M. Olier, eurent encore l'attention, pour en accélérer le rétablissement, de lui envoyer plusieurs fois des présents de leur façon. Il était trop jaloux de se mortifier pour aimer à recevoir à l'avenir. « Je vous remercie de votre présent. ; écrivait-il, vous avez toujours trop soin de ce corps. Faites » mes excuses à notre révérende Mère de ce que je ne lui » écris; je ne laisse pas de la remercier de ses dignes pré- » sents ; mais à la charge, s’il lui plaît, que cela ne sera plus. » Toute la communauté aussi me favorise trop, et ce sera à » elle que Je serai redevable de la santé et non à autre chose. » Ses prières seront plus efficaces que ce que vous m'avez » EnVuyÉ, quoique, pour un autre, et en soi-même, ce sit » très-excellent (4). »
POSSESSICN DE LOUDUN
NOTE 10, p. 293. — La publicité qu’on donna, mal à propos, aux exorcismes des Ursulines de Loudun , y attirait la foule comme à un spectacle, et chacun en raisonnait à sa façon, ainsi qu'on a fait depuis. Les mécontents, par la haine qu'ils portaient au cardinal de Richelieu, ne virent dans cette possession qu'une intrigue de cour, ménagéc adroitement, pour pallier aux yeux du peupie la vengeance cruelle et atroce de ce puissant ministre, qui, disaient-ils, avait fait expirer dans les flammes le curé de Loudun, auteur, non d'une vraie possession , mais d'une chanson sutirique contre sa personne. Le roi voulut se faire instruire de cette affaire fameuse, et, en conséquence, on envoya à Loudun des hommes très-exercés dans la conduite des àmes. pour informer sur la nature de la possession, De ce nombre fut M. Picoté, l’un des compagnons de M. Olier, qui con: tribua beaucoup à l'établissement du séminaire de Sairt- Sulpice, et que nous ferons connaître dans la suite de cet
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ouvrage. Il alla à Loudun en doutant que cette possession füt réelle; et, après l'examen, il demeura si convaincu de sa vérité qu'il dit : « Je ne doute plus que le démon seul n'en soit l’'autcur, non moins que des épreuves du saint homme Job (1). « Ce fut aussi l'avis de M. Meyster, envoyé de son côté à Loudun par l'évêque de Saintes; etce qui se passa, lorsqu'il était présent aux exorcismes, montre la haute réputation que ce célèbre missionnaire s'était acquise, et la dévotion extraordinaire qu'il avait envers la Mère de Dieu, au crédit de laquelle il devait sa conversion et sa persévérance (2). On rapporte encore que M. de I'oix étant présent à ces exorcismes ,; Ie démon, après lui avoir reproché son humilité et son amour pour les pauvres, déclara que cet ecclésiastique avait de grandes obligations à saint Joseph, par le crédit duquel il avait obtenu bien des grâces, pour lui, et pour les autres qui devaient se sanctifier par ses soins (à).