‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 203 sur 332 · SUR LA NOMINATION DE M. OLIER À LA COADJUTO-— RERIE DE CHALONS · texte numérisé non relu

SUR LA NOMINATION DE M. OLIER À LA COADJUTO-— RERIE DE CHALONS

NOTE 18, p. 214. — L'éloge que le cardinal de Richelieu fit de M. Olier à Louis XIII, eut peut-être aussi pour fondement, dans la bouche de ce ministre, le jugement que saint Vincent de Paul en portait lui-même; car, ayant un jour demandé à saint Vincent les noms des ecclésiastiques de la conférence de Saint-Lazare, qu'il jugeait les plus dignes de l'épiscopat, le cardinal les écrivit de sa main dans un Mémoire secret (1); et l'on ne peut douter que

(1) Vie ds.

saint Vincent, si ardent pour. y faire promouvoir M. Olier, Vincent de Paul, n'ait parlé dans cette circonstance des espérances qu'il par Abelly, l.1, avait conçues de sa vertu ct de son mérite. L'abbé de la ©h:xxvu,p.125.

Tour du Pin, dans son discours pour la dédicace de l'église de Saint-Sulpice, prononcé le 7 juillet 1745, rappelle ce trait dans l'éloge qu'il fait de M. Olier: « Avoir eu pour ad- » mirateur ce génie vaste, sublime, universel, aussi habile » à connaître tout, que capable de juger de tout, le cardi- » nal de Richelieu; avoir eu pour panégyriste l'homme de » la vertu la plus singulière, la lumière de l'Eglise, l'apôtre » de la France, le grand Vincent de Paul; c'est un éloge *au-dessus de tout éloge. Tout ce que je pourrais ajouter »affaiblirait la majesté du tableau; ce seul trait suffit pour » vous faire connaître le vénérable Olier (9). «

NOTE 19, p. 214. — Les Annales ou l'Histoire de l'institution des Religieuses hospitalières de Saint-Joseph (3) que M. de la Dauversière, en détournant M. Olier de la co-

(2) Sermons

de la Tour du Pin, t. vi, p.

+: Supposent 221.

à k gd 3) Saumur adjutorerie de Châlons, lui déclara qu'il établirait un sémi- al à

faire sur la paroisse de Saint-Sulpice à Paris, et que, dès ce 58.

moment, M. Olier ne songea plus qu'à réaliser ce dessein. On lit la même chose dans les Mé noires manuscrits de M. de

la Dauversière, Jils (4), et ailleurs (3), Mais on peut penser ef

que M. de la Dauversière n'avait désigné cette œuvre qu'en 7

Tom. 1. 17

29, in-8°, p.

(4) Page 3, (5) Mémoires remarques, p, et alibi,

EE

(1) Gall. christiana, t, vn, col.

(2) Histoire du diocèse de Paris, par Lebœu/, t. v, part. v°, p. 132 et 134.

(3) Vie de S.

Maur, par le P.

Ignace de Jésus Maria, 1640, in- 8°, p. 567, 569 et suiv.

termes généraux, et que dans la rédaction des Mémoires et des autres pièces, faite longtemps après l'établissement du séminaire de Saint-Sulpice, on aura jugé à propos de la désigner sous le nom propre de ce séminaire. Car nous ne voyons pas, dans les Mémoires de M. Olier, ni dans les autres pièces originales, qu'il eût déjà connu, avant l'année 1642, le lieu où il devait former cet établissement, commencé d'abord à Chartres, puis établi de nouveau à Vaugirard et enfin transféré à Paris.

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